La naïveté-7 février 2012

message de Jean-Baptiste transmis par Anne-Sophie

Il y a une part de naïveté dans l'amour. L'amour, c'est l'irrésistible envie d'être avec l'autre. La naïveté, c'est l'irrésistible envie de croire en l'autre, de lui faire confiance, de croire que c'est sa part de lumière qui aura le dessus, quand bien même les événements semblent dire ou annoncer le contraire. Il n'y pas de foi sans naïveté. La naïveté, qui va de pair avec l'utopie, c'est ce qui donne à la foi un côté enfantin et une force inébranlable : il subsiste toujours, quelque part et quoi qu'il arrive, un lambeau d'espoir, une étincelle d'envie, un morceau de courage, dans le cœur du naïf.

Celui qui est naïf ressent les douleurs des épreuves plus fortement que les autres, mais du coup, il ressent aussi, lorsqu'il s'avère qu'il a eu raison d'avoir confiance, une joie bien plus forte, plus élevée, que les autres. En fait, le naïf a une armure moins épaisse, plus poreuse, pour être précis, que les autres.

Ne confondez pas naïveté et stupidité. Celui qui est naïf n'est pas idiot, il s'autorise simplement et naturellement à être utopiste, il croit en la fin annoncée du mal, en la capacité de chaque homme à faire dominer sa part de lumière. La naïveté, c'est la foi en l'homme incarné.

Si vous voulez redevenir des enfants, faites fleurir votre part de naïveté, laissez-la s'exprimer librement, laissez ceux qui ne comprennent pas en sourire, et souriez avec eux de savoir aimer avec elle et par elle.

Jean-Baptiste

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