L'amour au pouvoir

Belle idée que la démocratie, et quelle horreur que la dictature. Nous sommes bien d’accord.

Cependant, je voudrais apporter quelques éléments de réflexion, pour lutter contre le « On n’y peut rien ».

Le « on n’y peut rien », ce sont tous les renoncements alors que vous pourriez réussir, ce sont tous ces moments où vous attendez que d’autres fassent pour vous la vie dont vous rêvez, sans pourtant que vous en fassiez des plans, qui pourraient être utilisés.

Et donc réalisables.

« On n’y peut rien » parce qu’on ne fait rien, la plupart du temps.

Regardez le modèle des Etats-Unis, et celui de l’Europe, qui le suit comme un mouton. La dictature conduit aux massacres, à l’asservissement de la plus grande partie d’une population au profit d’un tout petit nombre d’hommes. Mais la démocratie aussi : c’est grâce à elle qu’on envahit des pays, pour s’arroger l’hégémonie sur telle matière première, ou pour éradiquer une religion « contraire », que l’on rend, du coup, par réaction, encore plus contraire. Et on justifie le geste d’attaque par les réactions contraires des « barbares » ou des « infidèles ». Cela se fait, bien sûr, au nom de la liberté. Quelle liberté y a-t il dans le fait de voir débarquer des GI’s au Vietnam ? Quelle liberté, pour ceux qui meurent ou qui voient leur maison brûler ? Dans l’idée de se faire flanquer la pâtée par la démocratie ? Liberté pour qui ?

Bien sûr, les démocraties vont parfois sauver des peuples. Mais le plus souvent, c’est parce qu’elles y ont un intérêt quelconque. Imaginez les Etats-Unis, pendant la seconde guerre mondiale, obligés de faire face à une Europe allemande… Où en aurait été le commerce ? Qui aurait pu résister longtemps à un tel conglomérat ? Est-ce par bonté d’âme que les Etats-Unis sont venus sauver l’Europe ? Si c’était le cas, ils l’auraient eue dès le début, cette bonté d’âme. Les horreurs de la guerre, qu’ils connaissaient, auraient dû leur donner la compassion nécessaire dès le départ. Et ils auraient agi de suite. Non, ils ont été jusqu’en Europe par peur de voir leur surpuissance trop menacée. Et par peur des attaques soudains devenues proches.

Je ne fais pas ici le procès des Etats-Unis. Je ne les juge pas, je ne juge personne. Mais je voudrais vous mettre sous les yeux ce qui est sur le bout de votre nez : ce que vous appelez démocratie n’a rien à voir avec la liberté. Celle qu’elle proroge est seulement un moyen de régner, comme des dictateurs qui ne disent pas leurs noms, puisqu’ils apportent la guerre, tuent, écrasent les volontés, les individualismes, en imposant leur point de vue, en imposant leurs goûts, et leur flux tendus ou non dans le marché international. Tout cela sans trop regarder du côté de ceux qui meurent de faim, évidemment.

On vous dit ce qu’il faut aimer pour que vous engraissiez ceux qui ont des surcharges pondérales d’égoïsme.

Il y a eu l’american way of life, il y a maintenant l’american way of liKe. La dictature du goût.

Est-ce beau, la dictature militaire, pour un Africain qui la subit ? Non, bien sûr. Est-ce beau, la démocratie, pour un Africain pauvrissime qui rêve d’être du côté des riches ? Oui, très beau. Mais pourquoi ne se rend-il pas compte qu’avec cette forme de démocratie, lui ou ses descendants, ou ses amis, iraient tabasser des musulmans en Afghanistan ou en Irak ? Des musulmans qui au départ, lui ressemblent comme des frères ? Est-ce cela, la réussite ? La perfection vers laquelle il faut tendre ?

Le serpent se mord la queue, mes amours. Ne rentrez pas dans la danse, mes lapins, car comme on le lit dans le métro, vous pourriez vous faire pincer très fort !

Alors, très bien, me direz-vous, Marie nous dit que la démocratie, c’est raté, et ça l’est, puisque en plus de tout cela, les Américains, les Européens, se plaignent de ne pas être heureux avec cette démocratie tant encensée et défendue bec et ongles, même par ceux qui en subissent les effets les plus néfastes. Donc, Marie veut certainement nous faire comprendre que la dictature est meilleure ?

Oh que non !

Mais alors ? Que faut-il faire ?

Ne faudrait-il pas réfléchir soi-même, puis en cercle, puis en groupes, et enfin tous ensemble, à d’autres solutions vraiment pacifiques, et tournées vers l’amour ? Et le faire, cet amour, le construire, le fabriquer, l’élaborer, au lieu de seulement l’évoquer sur un étendard au beau milieu d’un champ de bataille ? Ne faudrait-il pas cesser d’être dupe, donc cesser d'entériner l’idée que l’Amour et l’amour de la patrie procèdent du même sentiment ? Ne faudrait-il pas creuser en soi pour trouver la vraie liberté, celle qui n’a pas besoin des critiques pour voir un film, boire un vin, acheter un objet ? Ne faudrait-il pas voir l’entraide autrement, et savoir que donner à un peuple qui n’a rien, c’est recevoir de lui ? Et que donner de l’amour à une toute petite personne, seule dans son coin, c’est au final recevoir, le plus souvent d'autres personnes, mille fois le don qu’on a fait ? Ne faudrait-il pas carrément tout revoir ?

Et ne faudrait-il pas envisager de mettre enfin en place le règne de l’esprit et de l’âme, au lieu de celui des nations, des religions et du commerce ?

Car l’esprit acceptant son âme et vivant cette harmonie en commun est la solution. Trouver des voies, non parmi les hommes les plus en vue, mais parmi les âmes, les anges, afin de devenir votre pleine part d’amour. Afin de partir du tout petit pour aller vers le très grand. Trouver un maître dans l’Amour, car il y est, et c’est parce que vous l’oubliez que, lorsque vous faites la guerre, il vous manque tellement. Si vous le reconnaissiez, il n’y aurait pas de batailles.

Il ne s’agit pas d’anarchie, il ne s'agit pas de dictature, il ne s’agit pas de démocratie. Il s’agit de s’aimer. De s’accepter soi, et non seulement d’accepter autrui, mais d’aller vers lui. Vous verrez, dans ce cadre-là, l’autre fera au moins la moitié du chemin.

Mettez l’Amour au pouvoir, en toutes circonstances, et en tous lieux. Vous serez surpris de voir qu’Il vous répondra et vous le rendra au centuple et mieux encore, et que vous serez débarrassé pour toujours des vaines promesses. Vous serez très étonnés, parce que vous n’y êtes pas habitués, de voir que le pouvoir vous aime et vous aide vraiment, et qu’il fait ce qu’il dit.

Ne serait-ce pas une alternative infiniment préférable à ce qui existe aujourd'hui, même si ça a l’air gentillet et idiot, ou trop idéaliste ?

C’est loin d’être idiot, gentillet et idéaliste, parce que c’est ce qui existe au paradis, et vous pouvez le faire chez vous. Vous êtes nés pour cela. Croyez-moi, c’est ce vers quoi il vous faut aller, et je veux bien vous aider à retrousser vos manches pour avancer dans ce but, si vous vous démenez un peu.

Mais je ne le ferai pas pour vous, car alors, qu’auriez-vous gagné par vous-mêmes ?

Marie.

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