La messe en hébreu- 5 janvier 2013

Je suis toujours interloquée de voir que les rites ont la vie si dure alors qu’ils n’ont aucun fondement logique, ni aucune raison réelle de perdurer. Par exemple, cette histoire du corps du Christ, qui descendrait dans les hosties, et qui est une clé de voûte de la messe, donc des rites et de la religion. Qui peut croire que l’âme de mon fils Jésus pourrait décider, au moment choisi par un prêtre ou par quelque personne que ce soit, de descendre dans un objet ? L’âme et la matière sont dissociées quand un être vivant n’est plus incarné. Alors, pourquoi une âme reviendrait-t-elle (tiens, entre parenthèses, voilà ici une forme de réincarnation, pourtant jugée incongrue par l’église qui l’a pratique cependant, donc, sur des morceaux de pain rond) dans une chose ? Inerte, qui plus est. Et pour être mangée ?

Quel est le sens de cette hostie mangée, d’ailleurs ? La communion. Faire quelque chose en commun dans l’amour. Ca, c’est une vraie bonne idée, et c’est Jésus qui l’a eue il y a plus de 2000 ans. Mais n’êtes vous pas en train de trahir cette idée en vous mettant seulement en position de recevoir l’amour (l’hostie) ? Car, dans cette configuration que vous faites vôtre en mangeant l’hostie à l’église, où est l’échange ? Avez-vous attendu vingt siècles sans apprendre à donner davantage ? Quelle est cette religion qui vous apprend à rester dépendant d’elle, sans la remettre en question, et qui vous fait fermer les yeux sur l’essentiel : le fait qu’il faut agir et aimer aussi par soi-même ?

Quelle est cette religion, quelle est cette église, dont la soi-disant plus pure, l’intégriste, veut revenir aux origines et dire la messe en latin ? Alors que les Romains ont tant fait souffrir les chrétiens, sur des croix, dans des arènes, sous les griffes de fauves ? La logique ne voudrait-elle pas, dans ce cas, que la messe soit dite en hébreu, ou en araméen ?

L’origine de l’amour, ce n’est pas le latin. Ce n’est pas un geste répétitif que l’on fait en prononçant des paroles cabalistiques. Qui vous disent que le vin devient du sang alors que manifestement il reste vin, de même que l’hostie n’est pas le corps du Christ. Regardez bien, bon sang, avant d’accepter alors que vous avez le contraire sous les yeux. Est-ce le corps du christ ou une hostie ? Est-ce du vin ou du sang ? Faites analyser ce liquide, et vous verrez. Qui serait ce Dieu, d’ailleurs, qui vous ferait boire son sang, image vraiment peu amène et morbide, limite loup garou ou vampire, alors qu’il vous suffirait de boire ses paroles, en les entendant vous-mêmes, et sans les recevoir par quelque intermédiaire que ce soit ? Vous pouvez entendre l'âme du Christ. Il vous suffit de lui parler VRAIMENT, et de l’écouter VRAIMENT !

Non, le miracle de l’eucharistie ne se produit pas parce qu’un prêtre dit les mots comme il faut. Le Seigneur ne descend pas plus dans des hosties, sur commande. Il va où bon lui semble, quand il le souhaite. Quand il le faut vraiment, aussi, pour donner une chance aux âmes égarées de reprendre le chemin. Quand le Seigneur est en vous, alors, vous êtes inspiré, vous trouvez des voies nouvelles, vous explorez vos espoirs et en faites des projets, et vous comprenez peu à peu que vous pouvez faire des miracles. Ressentez-vous cela en avalant l’hostie ? Allons donc…

Quand vous dites amen à tout, comme ça, vous apprenez à dire amen à ce qu’on vous dira d’approuver.

- « Lors de l’eucharistie, l’hostie devient le corps du christ, et le vin, son sang ».

- D’accord.

- « Tu ne tueras point. »

- D’accord.

- «Sauf si l’ennemi ne croit pas en Dieu ».

- D’accord

Mêêêê, mêêêê…

Soyez des agneaux dans votre cœur, mes amours. Ne soyez pas des agneaux bêlant bêtement sur commande. Bêlez, oui, mais aussi, sachez vous re-bêler quand il faut !

Cessez ces rites qui n’ont aucun sens, et commencez à vous adresser à Dieu, et à entendre ses réponses, car il vous répond toujours. Le problème est que d’emblée, vous n’y croyez pas, même si vous vous adressez à Lui. Alors, vous êtes sourds, puis, à force de vous désespérer de la sorte, vous devenez muets à Dieu. En disant que c’est de sa faute !

Croyez-vous, aussi, que Jésus ait voulu que vous soyez seulement dans la réception, et non dans le don de vous ? Croyez-vous vraiment qu’il ait voulu vous apprendre à être bien sage, à ne pas poser de questions, à bien obéir sans réfléchir autrement que comme on l’a toujours fait ? Croyez-vous que le Seigneur ait désiré un seul instant que vous pensiez seulement qu’il faut bien se conduire, si l’on veut une récompense ? Si c’est cela, alors, il faut que vous revoyiez toutes les formes d’éducation que vous donnez, et qui vont dans ce sens. Car combien d’enfants, suivant ce piètre enseignement établi de cette façon, n’acceptent de demander pardon, lorsqu’ils on fait une grosse bêtise, que s’il y a un cadeau à la clé ? Mais je vous le demande, mes enfants, que se passera-t-il, si un jour, vous ne donnez plus de cadeau ? Si l’échange se limite à cela ? Plus personne ne vous demandera pardon de mal se conduire avec vous, et ce sera vous qui en serez responsable, pour avoir laissé cette idiotie s’inculquer dans l’esprit de vos enfants. Et vous aurez des enfants qui vous feront des procès pour vous extorquer les cadeaux que vous ne pourrez plus donner. Pardon ? Ce genre de chose arrive déjà couramment ? Ah, alors, excusez-moi, je n’ai finalement fait que prédire le présent !

Voulez-vous encore un mot ? Ce ne peut pas être Jésus qui descend dans les hosties. L’âme de mon fils a voulu que vous vous mettiez à échanger, à partager. Il vous a proposé de le faire en communiant. Entre vous, encore plus qu’avec lui. Vous ne l’avez pas compris. Mais alors, voyez enfin qu’il est temps de comprendre. Entre autres : ce ne peut être Jésus qui souhaite ce rite, parce qu’il aime partager tout, lorsqu’on vient à lui dans une démarche sincère. Qui serait ce Jésus qui vous laisserait un peu de pain à tous, mais qui garderait le vin pour une seule personne ? Quand il a multiplié les pains, a-t-il laissé le vin de côté ?

Si l’échange n’est pas complet, alors, Jésus n’est pas entier dans l’hostie. Et laissez-moi vous dire, mes amours, qu'il n’y est même pas du tout !

Marie

Table des messanges