La liberté-nondaté

Quand vous êtes sur la route, faites-vous exactement ce que vous voulez ? Non. Mais cela vous empêche-t-il d’avoir votre liberté ? Ne ressentez-vous pas la nécessité de faire attention aux autres, sur cette route ? Aujourd’hui, l’autre est un autre, mais demain, l’autre pourra être vous. Vous descendez de voiture, vous devenez piéton, mais le piéton, tout à l’heure, c’était l’autre. Maintenant, c’est vous. La liberté, c’est faire ce qu’on veut en respectant les autres.

Et non pas en croyant que nous sommes ceux qui doivent être respectés avant les autres.

Marie

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8 juin 2018

La liberté, c’est faire ce qu’on veut en respectant autant les autres que soi et non pas en croyant que vous êtes celui ou celle qui doit être respecté avant les autres. Les autres ne sont pas papa et maman. Les autres sont d’autres vous. Ils existent. Si vous trouvez normal qu’on vous laisse exister en paix, il faut laisser les autres exister en paix, tant que ce cercle là n’est pas brisé.

La liberté, ce n’est pas du tout cette formule incomplète et erronée, qui laisse la porte ouvertes aux malentendus : « ma liberté s’arrête là ou commence celle des autres ».

Cette petite phrase qui se veut définitive ne l’est que dans un sens : elle veut dire que si je fais du bruit, je dois m’arrêter d’en faire parce que mon voisin se met à en faire. Comment cela peut-il tenir debout, voyons ? Il vous suffit, alors, de faire encore plus de bruit que lui pour gagner la bataille, et c’est l’escalade et tout le monde deviendra sourd à force de bruit, et tous le voisinage le subira.

L’idée, ce n’est pas cela mes amours, l’idée de liberté est de la définir ainsi : faire ce que l’on veut en faisant dans le même temps tout ce qu’on peut, dès qu’on le peut, pour ne gêner personne.

Exemple : Vous avez un arbre à abattre et vous n’allez pas le faire à la main. Il faut utiliser une tronçonneuse. Mais si vous avertissez votre voisin avec le sourire, en lui offrant un petit cadeau, une fleur de votre jardin, par exemple, vous aurez mis un pansement à l’avance sur ce désagrément, qui deviendra très supportable. En revanche, si vous avez une piscine à chauffer et si votre pompe à chaleur donne sur la fenêtre de votre voisin sans isolation phonique, vous faites subir à autrui, à longueur de journée, ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse subir. Il n’y a pas de raison qu’il l’accepte, pas plus que vous, dans sa situation. Et si vous lui faites subir cela toute la sainte journée, il ne supportera pas aussi bien les bruits supplémentaires de la vie. Il ne vous supportera plus et ce sera bien compréhensible. Et au lieu de sourire à un voisin qui a aussi un J’aime, comme vous, au fond de son cœur, vous vous vous agresserez mutuellement. Vous vous ferez un enfer en place du paradis que vous êtes venus construire pour y habiter.

La liberté, c’est agir en ayant pour autrui les mêmes égards que ceux qu’on voudrait pour soi.

La liberté, c’est un bien commun. Auquel chacun doit apporter toute son attention pour la préserver pour tous, et en voir, en faire connaitre la valeur inestimable.

Au ciel, vous l’imaginez comment, la liberté ? Un moyen, enfin, de faire tout et n’importe quoi sans penser à autrui ? Mais le ciel, c’est un lieu d’amour avant tout. L’amour, c'est l’irrésistible envie d’être avec l’autre. Donc, dans cette configuration, comment ne pas faire attention aux autres ?

La liberté, au ciel, n’est pas autrement que ce que j’en ai dit sur la terre.

Marie

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