La justice du ciel

Le sujet vous semblera macabre ou sentencieux mais c’est un point qu’il faut
aborder pour bien comprendre les tenants et les aboutissants des actes
qu’on accomplit dans la vie et leurs conséquences ensuite. Évidemment,
si je parle de cela, ce n'est pas parce que je considère ceux qui pourraient me
lire comme des bourreaux, c'est parce que la justice, c'est une question importante
et que vous connaissez la justice de la terre, vous savez comme elle est imparfaite
et ne guérit pas les peines des victimes. Et vous attendez celle du ciel,
en vous disant qu’elle, elle sera juste.

Qu’est-ce que la justice au ciel ? Et qu’est-ce qu’une justice juste ? Nelson Mandela
en avait fait une approche méritoire, après l’apartheid, en créant les tribunaux où
les victimes principalement noires venaient témoigner de ce qu’elles avaient subi devant
leurs bourreaux. Avec cette idée très lumineuse qui était que les coupables de ces exactions
pouvaient obtenir leurs amnisties s’ils faisaient des confessions réelles de leurs agissements
et s’ils pouvaient prouver qu’ils avaient agi sous les ordres de leurs supérieurs.

Ceci avait un grand mérite : ne pas abaisser les nouveaux juges au triste niveau des anciens.
Et ne pas pousser les nouveaux maitres du pays à agir aussi mal que leurs prédécesseurs,
actes qui auraient donné lieu à des souffrances renouvelées, de nouveaux procès, et ainsi de suite.
Ce concept de Nelson Mandela avait ceci de génial et de novateur que la paix qui s’est instaurée
dans son pays n’aurait pas pu voir le jour sans cela. Ce concept s’imposait car il était le
seul qui se puisse trouver pour éviter une interminable guerre civile.

Cette méthode avait aussi l’insigne avantage de démontrer que les noirs, considérés
si longtemps comme des êtres très inférieurs, pouvaient agir de façon plus élevée, noble
et intelligente, bien plus que ce qu’auraient pu faire les blancs dans la même situation.
Lesquels avaient prouvé la chose avant, puisque c’était parce qu’ils avaient peur qu’ils avaient
agi si mal. Peur de leur infériorité numérique. Et cette peur leur avait servi de levier et de
justification inconsciente pour commettre tous ces crimes. Ils avaient fait face à leurs peur
avec de la violence. Les noirs, eux, allaient pouvoir faire face à leurs peurs, à leurs douleurs,
avec des oreilles ouvertes, un cœur, une âme.

Mandela montrait là, sans dédain aucun et d’une manière imparable, que ces « sous-hommes »
noirs étaient capables de dépasser de loin les blancs et même de leur donner l’exemple !
Quelle éclatante revanche, sans humiliation pourtant, puisque tout exemple est une invitation,
non une condamnation.

Mais il y avait deux écueils à cette approche.
Comme les nazis avant les coupables sud africains, n’importe qui pouvait avouer
tout ce qu’il voulait et rejeter la responsabilité sur ses chefs.
Donc, agir par opportunisme, pour obtenir l’amnistie (qui est une forme de pardon), et non pas
par acte sincère de demande de pardon.

L’autre écueil était qu’il n’y avait pas réparation.
Or, un pardon n’est pas entier sans réparation.

Alors quelle justice existe au ciel, qui soit meilleure que celle-là,
qui fasse comprendre en profondeur à un agresseur le mal qu’il a fait,
qui lui fasse demander sincèrement pardon et réparer ?

Prenez un bourreau nazi, justement. Il faut comprendre ce qui arrive, le jour où il passe de vie à
trépas. Son corps est mort, mais pas son âme. Pas plus que les âmes de ceux
qui ont été ses victimes.
Elles sont toutes là, le jour de sa mort, il ne peut leur échapper ni s’en cacher. Elles ne lui
font rien. Ne le lynchent pas : il est déjà mort !...

Elles attendent qu’ait lieu la justice du ciel. En l’occurrence, le bourreau,
maintenant qu’il n’a plus de corps, se trouve dans la connaissance globale.
Celle-là même qui fait qu’il ne peut se cacher et que tout ce qui le concerne
est connu de tous, instantanément, en un regard. S’il ne peut pas se cacher
des autres, il ne peut pas plus se cacher à lui-même. Le voilà en face de ce qu’il a fait subir.
Il sent les douleurs qu’il a infligées, elles lui sont révélées à chaque regard qu’il porte sur
ceux qui l’entourent, puisqu’eux non plus ne peuvent rien cacher.
Plus personne n’a de secret pour personne.

Il ressent ces douleurs comme si c’était dans sa chair. Les tortures qu’il a infligées,
il les reçoit avec la même conscience, la même acuité que s’il était dans un corps.
Personne ne le poursuit, personne ne le juge, il est seulement en face de ce qu’il a fait,
il le prend en lui. Il va vivre toutes les souffrances infligées à autrui. Et s’il les a
faites sciemment, en riant, en s’en délectant, il les vivra au centuple. Non pas parce qu’un
juge l’y condamnerait, mais parce que c’est son J’aime qui fait justice.

Au bout d’un temps, toutes ces victimes qui l’entourent, parce qu’elles sont dans la
connaissance globale aussi, ressentent également les souffrances que le bourreau traverse.
Pour lesquelles il est impossible qu’il ne demande pas sincèrement pardon,
parce que subir ses souffrances à soi, celle de la torture, c’est terrible,
c’est insupportable, mais subir dans le même temps celles de tous les autres,
c’est une chose qui dépasse complètement l’entendement, même quand on est
sur le chemin du ciel !

Alors les victimes demandent à ce que cela cesse. Par compassion, et pour que la douleur ne
se propage plus. Elles l’ont vécue dans leur chair et parfois leur âme, sur la terre.
Elles voient le coupable la recevoir. Et elles la ressentent à nouveau. Elles n’en veulent plus.
Ni pour le bourreau, ni pour elles. Alors elles la font cesser. Et elles sont apaisées parce
qu’elles ont partagé la souffrance, la peine. Elles savent que le bourreau sait enfin ce qu’il
a fait, et que c’était le mal. Et ce sont elles qui délivrent le bourreau. Pour que le cercle
de la souffrance disparaisse. Et pour aller dans la paix.

Le fait que le bourreau ait vécu la souffrance, exactement celle qu’il a infligée, est un début
de réparation en soi.
Car c’est dire : « Je comprends et je prends à mon compte tes souffrances »,

ce qui est le commencement de la marque réelle du respect.

La suite de la réparation, c’est, après cela, lorsque le bourreau, en s’incarnant ou depuis le ciel,
fait œuvre d’amour envers ceux qu’il a fait souffrir, toute sa prochaine vie et peut-être même
toutes les suivantes, selon l’importance de ses actes mauvais.

Un bourreau est une personne qui toujours, restera au service du bien
qu’il faut faire pour effacer le mal.
Parfois, elle y parvient.

Mais bien souvent, la tâche lui semble incommensurable.

Marie

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nouveau message :

Avant de frapper, de vous venger, de profiter d’autrui,
de nuire à qui que ce soit, pour quelque raison que ce soit,
pensez bien. Réfléchissez à ceci :
celui ou celle qui fait du mal à quelqu’un me fait du mal à moi.

Et au moment de s’en rendre compte (ce moment arrive fatalement,
sur la terre ou en passant de vie à trépas),
il faudra non seulement demander pardon à ceux à qui on aura fait du mal,
mais réparer auprès d’eux.

Et ensuite, pour se savoir enfin être quitte,
il faudra avoir le courage de monter jusqu’à mon âme,
pour me demander pardon, et pour réparer aussi, auprès de moi.

Ca n’a peut-être l’air de rien, à vous qui me lisez maintenant,
ignorant que vous êtes de tout ce qui se passe après la vie,
mais croyez-moi, il faut beaucoup de courage pour monter
jusque-là seulement pour demander pardon.

Et si vous avez fait du mal sans avoir raison, gratuitement,
et sans qu’on vous ait nui d’abord, alors, les deux réparations
devront se faire au centuple, pour que vous vous estimiez à nouveau
digne d’être dans quelque lumière que ce soit.

Là est la justice du ciel, que vous espérez tous.

Jésus

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Intervention d'une personne qui écrit :

"Le problème avec les humains c'est que lorsqu'on leur demande pardon,
certains en profitent pour abuser de nous par la suite car ils prennent
cela comme de la faiblesse et se croient supérieurs."

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Réponse de Jésus :

Quoi qu’on fasse, les humains voudront toujours profiter de ceci ou de cela.
Il n’y a donc pas plus de risques à agir qu’à ne rien faire.
Il faut dire à ceux dont tu parles que ce n’est pas parce que
tu demandes pardon que tu es un souffre-douleur potentiel.
Et il faut que ceux-là sachent qu’il leur faudra à leur
tour demander pardon s’ils agissent mal avec celui qui demande pardon,
et réparer. Aussi bien avec celui qui subit qu’avec moi.

En parlant de souffre-douleur, il est bon de rappeler ce que contient
cette expression. Celui qui agit mal, c’est celui qui souffre.
Et quand il trouve un moyen de se défausser de sa souffrance en la
jetant sur quelqu’un d’autre, ce quelqu’un d’autre devient son
souffre-douleur, c'est-à-dire qu’il devient celui qui subit la douleur
à la place du premier. Il souffre la douleur du premier.

Force de loi céleste reste à celui qui reçoit cette douleur
qui ne lui appartient pas. Il peut parfaitement, dès qu’il
en a la plus petite possibilité, ne pas l’accepter et la renvoyer
à son initiateur. Cela peut se faire, pour plus d’efficacité et de sens,
en renvoyant un jour matériellement un objet par la poste,
avec ou sans mot d’accompagnement. Un objet symbolique de cette
douleur non méritée. Par exemple, l’enfant devenu grand, et qui
a été injustement frappé dans son enfance, peut renvoyer à ses
parents un martinet semblable à celui qui a servi contre lui, avec, sur un petit papier, quelques mots qui disent « Je vous le rends, comme
on rend à César ce qui est à César, et ce martinet porte en lui
tous les coups que vous m’avez donnés. Ca n’a jamais été à moi,
ça a toujours été en vous, ça ne sera plus jamais à moi.
Et j’ajoute que ce n’est pas parce que vous avez souffert
dans votre enfance que ça vous autorisait à devenir bourreaux. »

Pour l’enfant qui a été sexuellement abusé, un godemichet sera très éloquent.
Et ainsi de suite, pour toutes les sortes de sévices.
Il faut que le renvoi soit très clair et frappant.

Table des messanges