La guerre

Marie a dit ce qui suit au moment du début de la deuxième guerre d’Irak:

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Imaginez que vous avez deux fils, qui veulent se battre à mort. Les y encouragez-vous ? Si l’un des deux a très mal agi, trouvez-vous pour autant légitime de le voir tué par votre second fils ?

Vous réjouissez-vous de la mort de l’un d’eux ?

Les gens ne s’y trompent pas, qui sont moroses et déprimés, effrayés même lorsque la guerre est lointaine, même lorsque la guerre ne peut les atteindre. Celui qui est le plus condamnable, ce n’est pas tant celui qui fait la guerre, ou même qui fait le mal, même s’il ne faut pas le laisser faire,

Le plus coupable est celui qui vend des armes à celui qui a envie de s’en servir.

Car sans l’arme qu’on lui a vendue, le côté malfaisant de l’homme n’a pas les moyens de se révéler, et il se tourne comme les autres vers la lumière. La solution contre la guerre passe d’abord par l’évolution de l’homme, dont la première étape est la fin de la valeur de l’argent.

Mais dans ce cas, comment faire, faut-il laisser des dictateurs utiliser les armes qu’ils ont achetées ? Comment les empêcher de nuire ?

Il faut employer l’argent qui a été récolté en vendant ces armes, et aussi celui qui aurait servi à faire la guerre, en définitive, autant d’argent que nécessaire, pour racheter les armes en question, et il faut les détruire.

Marie

Table des messanges