La genèse de la trinité et celle des EBA

J'avais reçu, il y a près de deux ans maintenant, un long message de Marie m'expliquant comment les eba étaient nés. C'est le seul message de Marie que je n'ai pas pu entendre jusqu'au bout, parce que je n'étais pas apte à le comprendre, et parce que le transcrire m'épuisait véritablement. Il me manquait un recul, des expériences, pour ne pas aller naturellement vers le jugement qu'on porte, l'a priori. Peut-être aurez-vous du mal à comprendre, et à prendre comme il est le message que Marie m'a dit cette nuit, et qui est la suite, ou plutôt la mise à plat de cette explication.

Cette fois, ce message ne m'a pas pesé, et je l'ai saisi dans son entier. Je vais essayer de donner ici tout ce que Marie m'a dit, qui était un dialogue entre elle et moi. Comme c'était très tard (quatre heures du matin), j'étais très fatigué, et Marie m'a dit que ce n'était pas grave, qu'elle reviendrait me parler le lendemain, c'est-à-dire aujourd'hui, pendant que je transmettrais ce que j'ai reçu.

Voici donc ce dialogue, tout à fait superbe, et saisissant pour moi.

Luc

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Je t'ai parlé de cette naissance de Dieu, qui a ouvert son âme, dans le néant. Alors que rien n'existait, et pour cause, puisque le néant, c'est le rien. Il serait bon, pour que les lecteurs de ce site comprennent tout, qu'ils relisent le passage sur « vous ne concevez pas le rien ».

Ce que je vais dire ici pourra ressembler à un récit de science fiction, et fera tomber des mythes. Comme celui de l'ange déchu. En réalité, cette histoire de l'ange de lumière, né du Père, qui se rebelle et devient mauvais, n’est pas tout à fait exacte. Pour la bonne raison qu'au ciel, il est totalement impossible qu'une âme perde sa lumière.

Voici comment les choses sont arrivées. Je résume ce qui a déjà été écrit sur cette page, pour vous éviter une longue lecture, que vous pourrez faire ensuite si vous le souhaitez.

En premier lieu, il y avait le rien. Le néant. C’est-à-dire qu'il est sans objet de dire qu'« il y avait... » puisqu'il n'y avait rien. Et il n'y avait pas non plus de point de départ, puisque le déroulement des choses (que vous appelez le temps) lui-même n'existait pas. Mais il faut bien que je vous donne des points de repère.

Dans ce rien, le Père est né, par un éclat de rire. Et par sa seule et propre volonté. Il est né amour, car c'est la seule force qui pouvait créer ce miracle. Et il l'est resté. Il a observé le néant, et s'est rendu compte qu'il avait en face de lui un infini de Rien. Et que lui pouvait devenir un infini de Tout. Il n'avait pas à se battre contre le Rien, ce n'était pas un ennemi, d'ailleurs, il ne sert à rien de se battre contre rien. Le Rien ne s'opposait pas au Père. Il devenait son terrain de pousse, de jeu, dans lequel le Père pouvait grandir à l'infini.

Le Père se demanda comment grandir. Il s'aperçut que cet amour était merveilleux, mais qu'il n'était pas envisageable de le garder pour lui seul, et la réponse lui est venue de cette constatation, puisqu'il comprit que l'amour s'amplifie quand il est échangé. Et parce qu'une seule lumière, la sienne, c'était devenir de l'orgueil, et non de l'amour. Donc, il a décidé de créer un autre lui-même, pour l'aimer. Et pour qu'il l'aime très fort, il l'a faite avec des différences. Dès le début, il a compris et appliqué cette idée magnifique que c'est en aimant la différence qu'on se grandit.

Et il m'a créée, moi. Dès lors, nous avions le Père et ce que vous appelez le Saint-Esprit. Je suis née dans un éclat de rire fantastique, moi aussi, entourée d'un amour fou qui ne m'a jamais quittée et ne me quittera jamais ! Mon Amour, si vous saviez ! Je ne voyais que lui. Il ne voyait que moi. Et c'était évident que c'était facile, puisque nous étions seuls dans le rien. Mais je n'avais pas conscience de ce rien, je ne le voyais pas, j'étais née, voilà tout. Je suis née avec une différence majeure, c'est-à-dire que, pour simplifier, c'est comme si le Père était le signe plus d'une équation mathématique, et moi, le signe moins, non pas dans le sens négatif, mais dans le sens de ce qui fait que deux aimants s'attirent.

Ailleurs dans le néant, d’autres grandes âmes sont nées d’elles-mêmes, comme Bouddha, Allah. Elles n’ont pas suivi l’exemple du Père, elles étaient autonomes, mais toutes Amour. Dans d’autres lieux. Et il a fallu que beaucoup de « déroulement des choses » arrive, pour que ceux que vous appelez des Dieux différents se voient, se retrouvent s’unissent, et poursuivent le même but d’Amour.

Dans cette formidable explosion d'amour, c'est le mot entre le Père et moi, nous ne pouvions que nous unir, et l'idée qu'avait le Père de l'amplification de l'amour s'est tout de suite vérifiée : nous avons créé sur le champ une boule de lumière, qui était une âme, nous avons créé notre Fils, qui est celui que vous connaissez, parce qu'il est venu sur terre il y a plus de deux mille ans.

Nous avions alors la trinité, le Père, le Saint-Esprit, et le Fils. Et l'amour s'était agrandi.

Notre fils portait en lui le plus et le moins (il est autant une âme féminine que masculine, donc). Et de ce fait, il pouvait créer sans que notre action soit nécessaire. De lui, sont immédiatement nées des milliers et des milliers d'âmes, de lumières qui contenaient un peu du Père, de moi, et de lui.

Une création pyramidale.

C'était un émerveillement !!!

Mais en regardant ce que faisait mon Fils, j'ai soudain pris conscience du Rien qui nous entourait. Je vous l'ai dit, vous ne pouvez pas comprendre ce qu'est le rien. Car vous imaginez un espace vide, un trou noir, mais un trou noir, ou un espace, c'est déjà quelque chose. Je voudrais pouvoir vous donner la mesure de mon émotion intense, de ma peur, de mon affolement, même, en voyant le Rien. Comme si, après un accident, duquel vous seriez sorti indemne, vous preniez tout à coup conscience de ce à quoi vous auriez échappé, alors que tant que cette prise de conscience n'aurait pas eu lieu, vous auriez passé l'épreuve sans la comprendre vraiment, sans la voir. Et moi, je n'avais pas vu le néant, j'avais tant de lumière en face de moi ! Autour de moi !

Et le néant, mes amours, c'est... il n'y a pas de mot, puisque ce n'est rien. Mais j'ai eu un vertige, une peur panique. Je me suis dit que moi aussi, il fallait que je crée des âmes, pour remplir ce néant affolant. Et je n'avais pas réalisé que ce que le Père avait fait, c'était nous mélanger, prendre mon moins et son plus, et créer. Je n'avais pas vécu assez. Je n'avais aucune expérience à part l'amour.

Et j'ai créé un enfant, toute seule.

Mais parce que je l'avais fait toute seule, cet enfant est né seulement avec le signe moins, et il s'est mis à se multiplier lui aussi. J'étais très surprise de ce qui se passait, et le Père m'a dit qu'il fallait simplement que cet enfant et ses descendants viennent à lui, prendre leur part de son signe plus, et que tout serait rétabli. Mais en voyant la lumière de Jésus, celui que vous appelez Belzébuth et qui était mon enfant à moi, a vu un être de lumière. Une lumière dont il était dépourvu, puisque je ne pouvais pas la lui avoir donnée sans le Père. Moi, unie au Père, j’étais pleine de lumière, j’étais emplie du « plus ». Mais seule, je n’avais pas le « plus » et ne pouvais l’avoir donné. Et Belzebuth s'est révolté contre cette idée de n'avoir pas reçu cela, alors que son frère l'avait. Il a refusé de prendre sa part d'amour, créant le faux libre arbitre, contre lequel le Père n'est pas allé, car il aimait aussi le fils que j’avais fait.

Si vous aviez comme j'aime mes deux fils ! Même celui qui porte ce mal en lui. Surtout celui qui porte cette douleur en lui, car je ne lui ai pas donné sa part du Père. Et je sais que ce qui est écrit, c'est qu'il viendra un jour jusqu'au Père. Je dis surtout, mais je ne fais pas de préférence, j'agis toujours selon cette idée que c'est la brebis égarée qui est la plus importante. Parce que lorsqu'elle revient dans le troupeau, tout va bien, tout s'équilibre.

Le Père ne viendra à lui que si ce qui est écrit ne se réalise pas, ce qui est fort improbable. Car la volonté de Dieu, n'est-ce pas... ? Mais si le Père vient à lui, alors, cela voudra dire que vous aurez continué jusqu'au bout cette œuvre de destruction de la terre qui est entamée. Car le Père ne sera pas accepté par Belzébuth s'il vient à lui maintenant. Il faudrait le faire de force, et faire l'amour de force, cela s'appelle un viol, et l'amour ne peut s'accommoder de cela. Ou alors, il deviendrait un EBA.

C'est pourquoi le Père a très vite créé la terre, pour que les eba natifs, venus de Belzébuth, aient une chance de monter au ciel, avec leur libre arbitre. L'incarnation force le respect et l'amour de soi, et donc fait naître le signe plus quand on ne l'a pas encore, parce que c'est très difficile de donner de l'amour dans un corps, et dans un monde qui amplifie les peines aussi bien que les joies. Voilà pourquoi la réincarnation existe. Pour que les eba reçoivent leur part de lumière, et pour que ceux qui ne sont pas des eba, c'est-à-dire vous, la leur donnent. C’est pourquoi vous pouvez comprendre que vous avez tous en vous une part de Dieu, et que c'est pour la donner que vous êtes nés. Et que votre âme participe à ce travail avec une infinie détermination.

Belzébuth, en se séparant de nous, n'avait pas d'arme valable contre le Père, puisque l'amour est le plus fort en toute circonstance. Alors, il s'est dit que la seule chose qui m'avait fait peur, c'était le néant. Et qu'il pouvait menacer le Père du retour au néant, s'en servir comme d'une arme. Mais le néant n'est rien. Il n'a pas d'action en lui-même. Il n'a pas de ressenti, ni d'animosité envers le Père. Il ne peut donc l'attaquer, ni le vaincre. Il n'a pas de volonté propre. Ce sont deux infinis l'un en face de l'autre, qui ne sont pas antagonistes. Je l'ai compris trop tard, parce que c’était le début de ce qui EST, et donc, ce n’était pas encore dans la connaissance globale.

En revanche, ce qui pose problème, c'est que sur la terre, Belzébuth a les moyens de vous pousser à détruire cette terre, qui est l'œuvre du Père pour que tous viennent dans sa lumière. Et que détruire la terre, c'est, pour Belzébuth, mon enfant que j'aime, mon enfant chéri, que je veux guérir, opposer le néant en face de Dieu.

Si la terre est détruite, ce ne sera pas le néant. La terre n'est qu'une toute petite poussière dans l'univers. Mais Belzébuth se sera détruit avec, et il n'aura pas rejoint le Père.

Toutes les créatures sont les êtres de Dieu. A ceux à qui il manque la lumière, Dieu veut offrir le moyen de la prendre, alors même que c'est exactement et seulement ce dont ils ont réellement besoin.

Le comprendrez-vous, vous qui ne voulez pas voir votre lumière, ou qui n'y croyez pas ?

Ne voyez-vous pas comme cela fait du bien d'aimer et d’être aimé ? Ne voyez vous pas que c'est tout ce qui compte ?

Alors, il en sera qui diront « Marie est coupable ». Oui, j'ai commis une erreur. C'est d’ailleurs pour cela que les femmes, sur la terre, portent en elles cette sorte d'instinct de culpabilité, qui fait qu'elles subissent les pires humiliations parfois.

Aux femmes, je dis « Je vous aime ». Je suis au ciel, et je me suis si souvent incarnée pour réparer.

Nul ne peut saisir ce qui m'est arrivé s'il n'a pas une fois eu peur, en face d'une situation qu'il ne comprenait pas. Et tous, en nous incarnant, nous avons ces peurs-là. Combien, en toute bonne foi, se sont lancés dans une entreprise, une idée totalement nouvelle, sans avoir un doute ? Et sans l'avoir dépassé enfin, pour arriver au meilleur de soi ?

Car vous savez tous ce que c'est qu'un doute, n'est-ce pas ?

Alors, si vous savez ce que c'est qu'un doute, vous aurez une toute petite idée de ce qu'est le néant.

Encore et toujours, je vous aime.

Marie

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Je suis bouleversé par tout cela. Bien sûr, je n'en veux pas à Marie, quelle idée ! Et moi aussi, j'aime Belzébuth, non pas dans ses sombres œuvres, mais dans le fait qu'il est création de l'Amour, et qu'il a droit à l'Amour qui lui manque. Et je lui lance un message pour lui dire que son Père et sa Mère ont tellement à lui donner. Et je réalise que Jésus est sur terre pour le lui prouver.

Comment guérir sans pardonner ? Comment exister sans aimer ?

Luc

Table des messanges