La femme qui n'existe pas

La femme doit changer le monde. Voici un message de mon âme à cette femme-là.

Je vois une femme venir dans mes rêves.

Elle est une, et elle est toutes.

Elle marche depuis les nuages,

Elle a le regard de Marie,

Sa silhouette, mais elle en change,

Elle est cette femme dont parlait le poète,

Jamais pareille, ni tout à fait une autre,

Elle est vous, elle est elle, elle est nous,

Elle est aussi un petit morceau de moi

Et des hommes qui se croient seulement muscles et poils.

Elle a des parfums d’orange amère, de rose et de pêche,

Des fragrances tour à tour subtiles et entêtantes,

De celles qui marquent l’âme

D’une tache suave à l’endroit du cœur.

Elle est pour moi, elle est pour les autres,

Elle se donne sans compter, sans griffer,

Sans marchander, car elle sait qu’elle a en elle le plus précieux, La chance des hommes de devenir heureux

Et donc meilleurs.

Elle a compris qu’elle tenait dans ses mains

Un cadeau qui lui revient dès qu’elle l’offre :

Le don d’apaiser,

De faire cesser les souffrances,

De guérir.

Elle a dans ses pas

La marche inscrite vers le ciel,

Elle sait le chemin même si elle l’a oublié

en elle c’est naturel.

Elle est légère, elle apprend à poser ses fardeaux,

A ne plus piquer avec le dard de la peine.

Elle tient dans ses bras

Contre son cœur

Mon bonheur

Notre bonheur.

Elle viendra, délivrer les autres femmes,

Elle viendra, donner envie aux hommes

De chanter, de danser, de pleurer, de crier leur joie.

Elle montrera que rien ne vaut la douceur

La douce heure

A ceux qui aiguisent leurs rapières.

Il faut qu’elle voie en elle tout ce qu’elle doit montrer

Avant de s’accomplir.

La femme qui n’existe pas changera le monde.

Elle le créera, non pas sur des acquis, sur des images passées, Mais sur le miracle de ce qu’elle est, et qu’elle ignore encore.

Car la femme qui n’existe pas ne sait pas encore qu’elle existe.

Elle est fleur, joyau, mais bien plus que cela, elle saura

Dans les temps à venir, faire comprendre à son homme qu’elle sait tout faire,

Qu’elle doit tout faire. Qu’il doit la laisser faire.

S’il veut s’émerveiller, quitter l’enfer.

Elle saura dire non, elle saura dire oui,

Elle prendra autant qu’elle donnera

Car la femme ne sème pas que des bébés,

La femme ne s’aime pas que des bébés,

La femme ne sait pas prendre en elle

Les sentiments qu’elle a et qui font rêver les hommes.

Elle ne sait pas les donner, tout simplement,

Elle ne sait pas encore

Que combler les hommes

C’est se combler soi-même

Et ne plus craindre pour eux

Ne plus craindre pour personne.

La femme qui n’existe pas sait tout ce qu’elle peut donner,

Qu’elle peut donner le monde

Là où règne l’immonde,

La femme qui est là aujourd’hui, ne le sait pas encore,

Elle ne donne que son corps

Alors que c’est son âme qui sauvera le monde.

Le sauveur, c’est l’âme des femmes qui n’existent pas.

Quand les femmes cesseront d’utiliser le voile,

Qu’elles soient musulmanes ou non,

Ce voile qu’elles ne voient pas, dont elles se parent dès lors qu’elles croient l’avoir enlevé.

Ce sont des maquillages, des poudres aux yeux.

La femme ne sait pas qu’elle est naturellement si belle

Qu’elle n’a nul besoin de s’embellir du dehors

C’est un appel au secours,

Pour que l’homme voie enfin sa vraie beauté

Et de là, voie la sienne aussi.

Pour que l’homme et la femme cessent de se battre pour être aimés,

Quand il suffit de s’aimer et de donner ce trésor.

Un trésor d’amour que j’ai en moi, et que je n’arrive à donner qu’à ceux qui le veulent.

De mille façons, par tous les chemins, même ceux qui s’écroulent.

Un trésor, dont je suis riche jusqu’à la fin des temps qui ne viendra pas,

Un trésor, pour la femme qui n’existe pas.

Un jour cette femme se lèvera.

Elle dira, c’est fini. C’est fini, la haine, c’est fini, la peur, j’ai en moi tellement d’amour à donner, que je vais étouffer tout ce qui lui est contraire, l’étouffer de baisers et de tendresse.

Et ce qui n’est pas amour le deviendra, et quand je rouvrirai les bras, j’aurais devant moi le vœu du Père. La paix de l’amour.

Elle le dira parce qu’elle aura pris ce trésor en moi. Je suis venu pour cela.

Que cette femme soit une, qu’elle devienne toutes les femmes.

Que cette femme, qui détient en elle tout ce feu de joie se reconnaisse dans mes mots.

Qu’elle sache qu’elle est chaque femme, mais qu’elle est unique, et que ce qu’elle va faire est unique.

La femme qui n’existe pas surprendra tout le monde, même moi, parce que tout le monde croit qu’elle n’existe pas. Que tant de don de soi, pour apprendre à tous à donner, c’est irréalisable.

Quelle arme de douceur peut enfin abattre les murs, transformer les loups en agneaux ?

La femme qui n’existe pas, je l’aime, oh, oui, je l’aime, et c’est terrible d’aimer une femme qui n’existe pas, mais je ne vois pas le gouffre, c’est là ma foi, je sais qu’elle me répondra, je sais que ce que tout le monde prend pour l’écho dans la montagne est une voix intérieure, qui sera un jour extérieure, et qui me bercera.

Je sais que garçons ou filles, nous sommes tous nés pour l’amour. A toi, la femme qui n’existe pas encore, ou qui hésite à exister, je te le dis, en vérité, tu es née pour l’amour, tu es faite pour la joie, tu es faite pour le rire, celui de la naissance comme celui de l’allant, tes parfums mystères, que le Père a créés pour que l’homme s’en repaisse et pour que la femme sente que l’amour est tout entier en elle, partout, à l’intérieur aussi, dans les moindres replis de sa peau douce, et pas seulement dans un battement de cils.

La femme doit apprendre à mesurer son audace, enfin, et à la montrer sans combat, juste parce qu’elle existe autant que son amour, cette audace qu’on trouve à tous les mots de Marie, la femme doit apprendre à vaincre la pugnacité qui crispe pour gagner la pugnacité d’être ce qu’elle est, sans artifices, la femme doit s’accepter elle-même pour que les hommes l’acceptent, et pour cela, il faut qu’elle commence par se donner, et cela veut dire se donner d’abord à elle-même. Et se prendre.

La femme a besoin de sécurité, et si elle en manque tellement, c’est qu’elle n’a pas su, à ce jour, se rendre compte qu’elle a en elle tout ce qu’il faut et plus pour rassurer les hommes, et pour que, donc, ils cessent d’avoir peur les uns des autres, qu’ils cessent de se mesurer les uns aux autres pour savoir qui sera le plus fort, qui apportera la sécurité. La sécurité que la femme seule peut apporter, par son amour enfin pleinement et indubitablement exprimé.

La femme a besoin de la force de l’homme. L’homme est fort parce que la femme lui donne son amour. C’est donc l’amour de la femme qui est à la source de la force. C’est donc qu’elle l’a en elle, suffisamment pour faire soulever les montagnes, et bien plus encore. La force de l’homme n’est que la manifestation physique du souhait de la femme de faire un monde plus beau. Un monde sans peur. Le Père n’est pas la force, le Père est l’amour. Marie est la force qu’il lui faut pour être amour.

Comprendrez-vous cela, vous, femmes, comprendrez-vous enfin ce que vous avez en vous ?

Comprendrez-vous que vous seules pouvez changer le monde ? Et qu’alors, nous, les hommes, nous vous suivrons, subjugués, et non pas pour faire acte d’allégeance. Mais parce que nous trouverons enfin en nous la part d’amour que nous ne pouvons voir ni dire pleinement sans vous.

A qui un homme peut-il mieux dire je t’aime qu’à une femme ?

A qui une femme peut-elle mieux donner son amour qu’à un homme ?

Alors, toi, femme, je te le dis, et je le répéterai toute ma vie, et après, je t’aime, même si parfois, aujourd’hui, la femme qui existe me fait peur, parce que je la voix aiguiser ses ongles quand elle devrait aiguiser ses sens, dont elle ne soupçonne pas même les infinies possibilités.

Je t’aime pour ton apparente fragilité, qui appelle mes « dons » de guérisseur, je t’aime parce que cette fragilité te fait aimer ce qui est fragile en moi. Même si c’est parfois à défaut de le respecter, parce que tu ne sais pas encore.

Je t’aime pour tes yeux qui ne voient pas ce tout qui est en moi, mais qui transportent des flots de sensualité, de souhait de prendre et de donner, je t’aime pour ton regard qui dit oui clairement, alors que tu dis non, je t’aime parce que tu dis oui alors que tu sais que tu n’existes pas encore.

Je t’aime.

Luc

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