La féminité

C'est un mot à écrire en rose, aussi désuet que cela paraisse. La féminité, c'est tout ce qui rend une femme belle, même si elle ne l'est pas plastiquement, et les hommes aiment qu'elles usent et abusent des moyens d'attiser leurs charmes, tout en préférant que ce soit pour leur usage privé à eux. Un homme aime le contraste d'une femme : qu'elle semble inaccessible aux autres hommes, lorsque le couple est en société, et qu'elle s'offre entièrement à l'homme qui l'aime dans l'intimité, tout simplement parce que cela lui donne une valeur formidable, de par la difficulté qu'il y a à l'atteindre, et pour l'homme, obtenir ce trésor, c'est triompher. La femme aime cela, parce qu'elle aime voir son homme triompher.

Un homme adore qu'une femme dise non d'abord pour dire oui ensuite. Une vraie femme qui a atteint la maturité sait faire valoir ses acquiescements, sans faire souffrir l'homme. Les petites femmes s'y exercent, et il y a des griffures, car elles manquent de discernement.

La féminité, c'est un esprit qui écoute, parle beaucoup, qui aime ce qui est joli, qui sait décorer.

La féminité, c'est une personne qui a pris un luxe de précautions pour des petits riens, qui soigne son apparence. Ces petits riens débordent sur la vie en général, et cela fait que les femmes se posent de multiples questions sur des détails, beaucoup plus que les hommes, que cela agace parfois, car l'homme survole, parfois surplombe, la femme explore, souvent déniche.

La féminité, c'est la boussole, la femme va quelque part, pour s'y poser, pour faire son nid, comme dit Brel. L’homme, c'est le moyen de parvenir à destination, et le garant de la sécurité des lieux. La femme a le grappin, pour se fixer, l'homme a la force pour le planter, pour qu'il tienne en place, et pour assurer la position.

La féminité, c'est le cocon. C'est la douceur du cocon.

La féminité, c'est la lumière qui brille et qu'il faut conquérir.

Marie

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Question d’un lecteur

Concernant le thème da la féminité, Marie associe entre autres, la féminité au fait de beaucoup parler. C'est effectivement un des aspects qui définissent dans toutes les sociétés, le caractère féminin. Qu'en est-il des femmes qui ne parlent pas beaucoup ? Sont-elles moins féminines que les autres ? Ce qui m'amène à poser une autre question : dans quelle catégorie Marie mettrait-elle ces femmes qui semblent avoir autant de caractères masculins que féminins, par exemple être courageuses et avoir pourtant un fort besoin de se sentir en sécurité, ou bien encore avoir l'esprit extrêmement indépendant, voire rebelle, et en même temps beaucoup de douceur ? C'est comme si pour ces femmes-là, il existait en elles deux aspects, masculin/féminin, de force égale et qui s'expriment à des moments différents, selon les circonstances. Sont-elles en définitive plus masculines que féminines ?

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Je ne souhaite pas mettre les femmes ni les hommes dans des catégories, je ne fais pas ici œuvre statistique, ni scientifique. Vous avez presque tous été, dans différentes vies, des hommes et des femmes. Il reste de chacune des vies des traces, que vous les suiviez ou non, elles restent inscrites dans une mémoire sur laquelle vous ne pouvez plus faire le grand jour, une fois sur terre. Vous avez tous besoin d’être tour à tour forts et doux. Vous faites donc appel à la masculinité et à la féminité, quand c’est nécessaire, et selon ce que vous vivez.

Marie

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Les femmes croient tellement peu qu'elles peuvent être aimées pour ce qu'elles sont qu'elles remplissent ce vide en cherchant à se faire aimer pour leurs apparences.

Il n'y a pas à leur jeter la pierre, car à force de les rabaisser pendant si longtemps, les hommes ne leur ont laissé que cette porte de sortie, qu'ils ont aménagée eux-mêmes, parce qu'elle représente un énorme marché financier. Le marché des apparences, c'est le marché de la mode, des cosmétiques, de la publicité, des magazines... qui imposent ce que doit apparemment être une femme.

Aujourd'hui, la moralement sanglante révolution des femmes, que les hommes et elles payent ensemble par de cuisantes et répétitives séparations, a rendu la situation chaotique.

Demain, lorsque les femmes trouveront elles-mêmes leurs voies, sans le concours aucun des hommes, et sans prendre leur place à eux, et dans la découverte de leurs immenses capacités jusqu'ici étouffées dans l'œuf, et dans l'invention de nouvelles façon d'exister, elles sauront se faire aimer telles qu'elles sont.

Elles seront enfin ce que le Père veut qu'elles soient : des créatures désirables et aimables sans fards.

Qu'une femme soigne ses apparences est aussi un don du Père, car cela inspire l'amour. Mais soigner ses apparences, c'est, dans l'esprit du Père, respecter le corps sans pour autant le dénaturer, sans le rendre étranger à sa nature vraie, sans se droguer d'apparences pour ne plus avoir peur d'être jugée.

Jésus

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Croyez-vous que je me maquille au paradis ?

Eh bien non. Il m'est arrivé d'apparaître à Luc, pour rire, avec un rouge à lèvres très flashy. Avec un maquillage outrancier autour des yeux. Mais c'était pour qu'il voie que c'était décalé, ridicule, même, et que je n'en ai pas besoin, que vous n'en avez pas besoin pour être ce que vous êtes. Pourquoi vous faudrait-il un apport extérieur, un ajout quel qu'il soit, pour être digne d'un regard ? Pourquoi auriez-vous peur de vous montrer telles que vous êtes ? Pourquoi cela ne suffirait-il pas ? C'est parce que, mes filles, mes amours filles, vous ne vous aimez pas assez. Vous ne vous aimez pas assez parce qu'on vous a dit et redit que vous étiez inférieures. Aujourd'hui, vous vous vengez, c'est un retour des choses très banal. Mais la vengeance n'est pas plus agréable à vivre que la tristesse d'être écrasée sous des jugements négatifs. Un jour, vous le comprendrez, vous vous réveillerez, un matin, et vous vous direz : « Je suis comme je suis. Je n'ai pas à défendre cela. C'est seulement un fait. Pas de hargne, pas de dépit, un constat. Je n'ai pas à cacher ce que je suis, à le modifier parce que j'aurais moins d'amour sans cela. L'amour est en moi, qu'on vienne le chercher tel qu'il est, ou qu'on aille chercher ailleurs de plaisants mensonges. Pour vivre heureuse, ne vivons plus cachée ni masquée ! »

Marie

Table des messanges