La fausse couche.

Nathalie, lectrice du site, demande :

Est-ce que vous pourriez nous apporter votre lumière sur la fausse-couche, s'il y a une explication et ce que deviennent ces enfants, que l'on a pu aimer qu'un court instant ?

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Chère Nathalie,

As-tu vraiment le sentiment qu’un enfant qui n’est pas né n’a pu être aimé qu’un instant ? Il l’est beaucoup plus longtemps, et d’une façon différente d’un enfant né. Un peu comme une star de cinéma qui disparaîtrait trop tôt. C’est donc une forme d’amour magnifiée que reçoit l’âme qui ne va pas au bout de son acte de naître.

Il y a plusieurs raisons possibles à cet acte seulement entamé.

Il peut s’agir de l’âme d’un EBA acquis, c'est-à-dire d’une âme qui n’est pas EBA dès sa conception au ciel, mais qui l’est parce que dans son passage dans l’autre monde, elle n’a pas su se libérer de son poids pour aller assez haut vers l’Amour. Selon la nature de ce poids, elle peut refuser de naître parce qu’elle a elle-même subi une fausse couche en tant que parent dans sa dernière vie, et ne l’a pas dépassé. Elle peut refuser de naître parce que le défi qu’elle s’est lancé en écrivant sa vie lui fait soudain peur, et ce qu’elle a écrit dans une forme de conscience plus en hauteur, souvent avec l’aide des anges ou d’âmes non-EBA, lui apparaît dans son incarnation prochaine comme irréalisable, parce que sa conscience est alors différente.

Il faut parler à son bébé dans son ventre, pour lui dire que vous l’aimez, que vous l’attendez. De nombreux ouvrages disent que bébé comprend tout, une fois né, et c’est tout à fait vrai, même s’il n’a pas la possibilité de le dire. Il comprend tout aussi dans le ventre de sa maman. Il faut le féliciter de son courage à venir au monde, et lui dire qu’il a lui-même écrit cette naissance en sachant qu’il pourrait vivre cette vie.

Parfois, aussi, le bébé à naître vient pour répondre à la demande très forte d’une des personnes du couple, mais l’autre personne n’est pas prête à avoir un enfant, quoi qu’elle en dise, et l’enfant le sait, et donc, remet sa naissance à plus tard. Vous pouvez donc avoir deux fois la même âme dans votre ventre, elle revient lorsque/si tout est prêt.

Parfois encore, un bébé meurt parce qu’il se punit et refuse de s’accorder la vie tant qu’il ne s’est pas accordé le pardon.

Vous pouvez parler à votre bébé, encore une fois, pour lui dire qu’il doit se demander pardon s’il en a besoin, que vous, vous le lui accordez, qu’il le mérite donc. Et qu’il doit s’accorder le pardon, ce qui n’est pas facile, et parfois même impossible, si vous ne lui montrez pas à nouveau l’exemple, en vous pardonnant vous-même. Un bébé qui ne se pardonne pas ne naîtra pas si ses parents ne lui donnent pas un terrain de vie dans lequel il pourra se pardonner. Un enfant qui ne se pardonne pas ne naîtra pas chez des parents qui ne se pardonnent pas.

Et le fait de partir si tôt est un déclencheur. Car si les parents se posent beaucoup de questions lors d’un événement tragique comme celui-ci, ils finissent, avec le temps, par comprendre qu’ils n’ont pas à s’en vouloir, que ce n’est pas leur faute. Et donc, c’est une invitation à savoir se pardonner soi-même, pour que l’enfant puisse revenir.

Parfois enfin, un bébé écrit une vie d’une heure, ou d’une minute, parce que cette minute suffit à l’élever au point spirituel qu’il vise. C’est, dans ce cas, un choix conjoint de l’âme du bébé, de l’âme des parents (choix inconscient, donc), et du Père, car le monde a besoin d’innocence, et on ne peut pas trouver plus pur jalon de cette innocence qu’un enfant qui naît à peine. C’est alors un exemple donné aux hommes pour qu’ils aient à réfléchir, à concevoir cette innocence à laquelle ils doivent tendre lorsqu’ils repartiront du monde terrestre. Et c’est un avis de non-recevoir donné à ceux qui ne croient pas que le bébé puisse revenir, qui ne croient pas à la réincarnation et à l’embellissement des âmes qu’elle implique. Car quel Dieu ferait mourir définitivement et sans raison claire ce qu’il a voulu faire naître, alors même que le bébé aurait été bien portant et apte à cultiver son amour ?

Ce départ veut dire, toujours : vous n’êtes pas prêts, vous n’avez pas compris quelque chose que vous devez faire pour m’accueillir comme il se doit, et cela ne s’adresse pas forcément aux parents du bébé en question, cela s’adresse à tous les parents. Cela veut dire aussi : je reviendrai quand vous aurez au moins commencé le chemin.

Marie

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