L'adultère

Note de Luc : Comme j’étais en cours de divorce, et que j'ai découvert l'évangile, que je n'avais jamais lu, j'ai posé la question de savoir ce qu'il allait m'advenir, puisque ce que je lisais était très sévère, dans les paroles de Jésus, concernant ceux qui quittent leurs maris ou leurs femmes. Je dois dire, à la lecture de ces textes de l'évangile, que je ne reconnaissais pas la douceur de Marie, et je me suis demandé si ce que je lisais là, qui condamnait et tranchait durement, n'avait pas été rajouté, comme dans la Bible ont été rajoutées ou arrangées certaines parties qui arrangeaient bien les patrons de la religion. Jésus m'a répondu :

Oui, cette partie a été arrangée, mais au départ, il y avait bien l'idée que la fidélité est une chose très importante.

Mais en face de ceux qui te diront que tu es un traître ou un imposteur en transmettant nos paroles, parce que tu as commis l'adultère, tu répondras ceci à leur face, de ma part :

« En deux mille ans, vous avez évolué, n'est-ce pas ? Eh bien, les anges aussi. »

Comme nous l'avons dit tant de fois, nous ne jugeons pas, et la fidélité est toujours aussi importante. Si vous vous promenez de femme en femme ou d'homme en homme sans voir la valeur de l'amour et sans égards, oui, vous serez punis, mais pas par les anges, en vérité, par vous-même, car vous aurez perdu le goût de l'amour, car vous vous serez perdu dans cette quête insensée. Vous aurez perdu le sens de votre propre valeur.

Jésus

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Angélique demande :

Mais on nous dit aussi qu'au ciel, tout le monde fait l'amour avec tout le monde donc je ne comprends pas bien où commence l'adultère et où il s'arrête ?

C'est permis qu'au ciel et pas sur Terre ?

Je connais plein de situations d'adultère, certes pas évidentes, mais où les gens ont de réels sentiments.

Je connais aussi l'extrême où certaines personnes considèrent le sexe opposé comme un simple objet. (homme ou femme d'ailleurs)

Moi-même, j'ai été cliente maintes fois de l'adultère et franchement, je ne ressens pas cette perte de valeur décrite plus haut. Pourquoi ? Parce qu'aller d'homme en homme ou de femme en femme, quand on pose bien le principe que c'est juste pour se rendre « service » et rien d'autre, personne ne souffre et les choses sont claires.

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Faire l'amour au ciel n'a pas la même signification que sur la terre.

Cela ne se fait jamais sans offrir bien plus qu'une partie d'hygiène glandulaire, et de satisfaction gustative.

Il y a fusion. Il y a explosion de l'amour.

C'est tout de même autre chose que de se rendre service. Même en se payant de ses propres illusions éphémères.

Il n'est pas question, au ciel, de s'arranger pour que personne ne souffre, il est question d'échanger entre deux âmes ou plus, un flux d'amour qui dépasse l'entendement lorsque l'on est incarné.

Ce que je voulais dire, en disant que vous serez punis par vous-même, c'est que si vous allez d'expérience en expérience, pour l'intérêt de l'expérience, le goût du plaisir physique vous deviendra insipide.

Il vous faudra de plus en plus le pimenter, ce qui fait que certains se jettent dans une surenchère qui mène au sado-masochisme. Mais au-delà du sado-masochisme, que trouvera-t-on, encore, qui redonnera l'illusion de la sensation suprême ? Les animaux ? La pédophilie ?

Lorsqu'un homme va jusqu'en Thaïlande, par exemple, et qu'il paye un petit garçon pour coucher avec lui, lorsque cet adulte fait cela parce que son père à lui ne l'a pas assez aimé, et qu'il croit trouver réparation dans cet acte qu'il accomplit en s'identifiant lui-même à ce père, remplaçant l'affection par l'acte sexuel, n'a-t-il pas le sentiment de rendre service, en donnant de l'argent à un pauvre ? N'a-t-il pas non plus assez d'œillères pour se payer le luxe d'avoir le sentiment de ne faire souffrir personne ?

Et pourtant, lui rend-il service, vraiment, en donnant ainsi à l'enfant une si piètre image de l'amour ? Comment ce petit garçon va-t-il bâtir sa vie sexuelle future, et sa vie tout court ?

Lui rend-il service, en lui montrant qu'avec suffisamment d'argent, on peut exiger de lui la pénétration, dans son corps, d'un sexe en érection ?

Le petit garçon, lui, rend-il service à l'adulte ? Ne le laisse-t-il pas, au contraire, croire que cet homme peut effectivement se permettre de telles infamies ? Ne lui permet-il pas de recommencer cela, en toute impunité, et dans l'inconscience totale ?

Par ailleurs, l'adulte ne fait-il pas souffrir le petit garçon, en l'abaissant à ce point, même si le jeune homme semble demandeur, alors qu'en vérité, il est le plus souvent poussé par sa famille ou un racketteur ?

Et l'adulte, lui, ne souffre-t-il pas, ensuite, au plus profond de sa conscience (même s'il l'étouffe complètement), de n'avoir toujours pas trouvé l'amour, et de se voir tombé aussi bas ?

Bien sûr, ceci est un extrême, et vous n'en êtes pas tous là, bien heureusement. Mais l'escalier qui descend à la cave, et dans des sous-sols de ce genre, quand vous arrivez tout au bout du chemin, c'est celui que vous prenez en vous disant, « pff, ce n'est pas grave, après tout ! »

Et ceux qui vous le disent, ce sont les EBA. Alors, à vous de les écouter ou non.

A un autre niveau, c'est un escalier parallèle que vous prenez, lorsque vous laissez entrer en vous des pensées comme : « ce n'est pas grave d'avoir beaucoup d'argent, et que d'autres n'en aient pas, et meurent de faim. Je donnerai un sou ou deux là où on me dit que cela pleure le plus, et je pourrai continuer à ignorer les douleurs d'autrui en profitant de ce que j'ai dûment gagné. »

Cela procède encore de la même histoire, lorsque vous croyez bon de dire « l'argent, je ne vois pas ce que ça a de mal ». Parce que cela vous fait emprunter le premier barreau d'une échelle pourrie, qui descend tout en bas de l'arrière-arrière-sous-sol. Parce que cela vous permet de trouver normal d'acheter pour une bouchée de pain ce qui donne à manger à un affamé. Son nécessaire, qui est votre superflu.

Pour parler de sexualité, et d'adultère : entre hommes et femmes, et dans toutes les configurations existantes, à force de goûter de la langue humaine, cela vous rappellera le veau, assorti d'une bonne séance de gymnastique exaltante, et vous fera croire un moment à une passion qui deviendra de plus en plus sobrement organique. Mais à chaque fois que vous dégustez cela sans gloire amoureuse véritable, sans aboutissement profond, vous perdez un peu de ce goût du bonheur, de l'extase d'être unis en vérité, et vous vous rendrez compte, à l'heure du bilan, que vous aurez galvaudé quelque chose de réellement précieux. Quelque chose qui était en vous, un capital énorme qui ne vous appartient pas, qui appartient à Dieu, et que vous n'aurez pas su faire fructifier. Vous aurez galvaudé, non pas la morale, mais le respect de ce qui est, et de ce que Dieu vous a donné pour que vous le partagiez et l'amplifiez, en recevant au passage un petit avant-goût du paradis.

Et pour que vous unissiez toutes vos forces pour le créer sur terre, ce paradis, plutôt que d'attendre de rejoindre celui qui est tout fait.

Qui a vécu l'union véritable sait de quoi je veux parler. Et tous, vous avez cherché à la vivre, parce que l'essence même de votre âme sait de quoi je parle. Même si vous ne l'écoutez pas.

Un amour, s'il est véritable, est béni, quel qu'il soit. Qu'il soit en dehors du couple établi ou non. Mais avant d'aller chercher ailleurs l'amour qu'on n'a pas réussi à faire fleurir dans son couple, il faut le cultiver. Les scientifiques obscurantistes de la pensée que sont parfois les psychologues décrivent cela selon des phases, dont la première serait toute nouvelle toute belle, et qui durerait trois ans, durant lesquels la sexualité battrait son plein.

Ensuite, il y aurait une phase de déclin durant laquelle les partenaires s'aimeraient moins ou autrement.

C'est en établissant, lisant, et transmettant de telles sottises que l'on confond l'amour avec le chimique. Et dire ces sottises, c'est comme l'horoscope, qui prédit la même journée à toutes les balances, c'est créer un fait établi, et faire un anti-miracle.

Vous ne savez pas bien cultiver votre amour. Et quand il décline, vous vous dites que c'est normal. Mais n'avez-vous pas oublié de mettre des engrais ? N'avez-vous pas laissé pousser de mauvaises herbes ? Que ne les enlevez-vous ? Ce n'est pas si difficile ! Et c'est valorisant. Que ne remettez-vous de l'engrais ? Vous en avez une réserve inépuisable en vous.

Vous confondez l'amour avec la société de consommation, bien souvent. Un appareil ne marche plus ? La garantie n'est plus valable ? On en achète une autre. Ou, tout simplement, vous ne comprenez pas comment il fonctionne ? C'est très simple, vous êtes satisfait ou remboursé !

Vous confondez la vie avec un rayonnage de supermarché.

Quand vous regardez les sites de rencontre, sur Internet, et quand vous voyez comment les gens recherchent l'âme sœur, vous voyez bien que chacun fait son marché. Chacun pose des critères de plus en plus serrés, qui font qu'au lieu de chercher dans une avenue fourmillante de monde, sous le soleil, vous cherchez dans un couloir ou un tunnel avec une lampe de poche.

Et plus vous êtes consommateur exigeant, plus vous vous enlevez des chances de faire la rencontre de la magie de l'amour, qui se moque bien de la plupart de vos critères.

Vous envisagez l'amour comme des enfants gâtés, trop souvent. Et vous vous étonnez d'avoir en face de vous un partenaire aussi gâté que vous, qui ne se satisfait donc pas de vous. Car vous avez tous des défauts, et l'amour les comprend et les dépasse, aide aussi à arrondir les angles de ces défauts, en soi et en l'autre. L'amour vrai va vers le perfectionnisme, l'amour plastique va vers l'uniformisation et l'illusion, vers des choix qui changent comme les modes.

Un bon chasseur n'est pas celui qui ramène du gibier pour lui seul, et le mange dans son coin. C'est celui qui ramène le gibier pour nourrir son cercle d'amour. Et ce gibier n'est pas forcément une autre femme. Ce gibier, c'est la force de vie qu'il va puiser en lui, et qu'il va dispenser à ceux qui en ont besoin.

Pour être heureux d'avoir réussi le plus difficile.

Parfois, il est vrai que le « client » en face de soi est trop consommateur pour construire quelque chose de beau et de durable. Alors, effectivement, il faut aller voir ailleurs. Mais alors, il faut avoir le courage de laisser de côté franchement ce qui ne réussit pas. Pourquoi rester en couple avec quelqu'un que vous n'aimez plus ? N'est-ce pas encore là un second manque de courage, le premier étant d'aller voir ailleurs parce que l'on ne s'aime pas assez pour croire qu'on peut y arriver ?

Si aller voir ailleurs est une nécessité, et si on en tire toutes les conséquences, si on va au bout de son idée, alors, on aura fait acte d'amour vrai.

Mais consommer n'est pas aimer.

Soulager n'est pas aimer.

Aider n'est pas aimer,

même si on peut aussi aimer en aidant.

« Entre adultes consentants, il n'y a aucun problème », dis-tu dans une autre réflexion, Angélique... Mais vous ne savez pas que vous êtes des enfants, et que spirituellement, vous êtes si nombreux à ne pas même savoir marcher. Vous croyez que votre âge adulte vous donne la maturité, mais voyez comme cela n'est pas vrai, voyez comme vous avez des vieux de vingt ans et des enfants de soixante. Vous croyez que vous êtes adultes parce qu'on vous a dressé un portrait de la liberté, en vous dictant comment vous y conformer. Mais cela, c'est tellement l'opposé de la liberté.

Vous croyez être libre, mais vous ne pensez pas par vous-même, vous pensez, lorsque vous le faites ainsi, selon des schémas qui vous laissent dans la plus grande précarité du cœur, la preuve en étant que si vous allez voir ailleurs, c'est qu'il vous manque toujours quelque chose.

Vous n'avez qu'une idée complètement faussée de ce qu'est la liberté, et à plus forte raison encore, du libre- arbitre.

Ce qu'on met en évidence devant vous, ce sont en très grande majorité des outils médiatiques qui vous permettent de croire que vous savez choisir. « Elevé par des éleveurs, choisi par des choisisseurs », voilà le slogan de l'humanité actuellement.

Mais vous ne faites aucun choix réellement personnel, vous choisissez comme on veut que vous choisissiez.

Alors qu'au ciel, les âmes se rencontrent, et ne choisissent pas l'une ou l'autre, elles savent qu'en chacune, il y a une puissance d'aimer magnifique, et qu'aucune âme n'est bannie du « choix » de Dieu. Et comme elles ne se choisissent pas, comme elles voient l'amour lumière en chacune, alors, elles le prennent, l'échangent, le font grandir. C'est cela, faire l'amour avec tout le monde au ciel.

Tant que sur la terre, vous ne verrez pas la véritable lumière d'autrui, ni la vôtre propre, vous ne verrez que celle, falsifiée, que l'on veut bien vous montrer.

Jésus

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Mais vous associez l'adultère à la souffrance et au manque de compréhension et de communication dans le couple.

C'est faux et archi faux. Pas dans tous les cas je vous l'accorde, mais il y a des cas où c'est un exemple archi faux.

Angélique

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Es-tu bien sûre qu'aucun homme n'ait souffert de ton choix dans les rayons homme des magasins ? Crois-tu qu'un homme dise toujours tout ? Ne crois-tu pas qu'un homme, parce qu'il te désire, dise oui, même en sachant que tu ne mens pas, même si tu énonces clairement les règles du jeu de prime abord ?

Ne penses-tu pas que certains hommes n'avouent pas que lorsqu'ils disent oui à une relation de ce type, ils espèrent secrètement faire revenir la femme sur son avis premier. Ne penses-tu pas qu'ils puissent espérer te conquérir vraiment, même s'ils crânent en disant le contraire ?

Si tel n'est pas le cas, si aucun n'a souffert, alors, c'est un échange de fluides corporels amusant, mais ce n'est pas là qu'il faut chercher ce qui est le véritable amour. Et personne au ciel ne juge cela, c'est vous qui plus tard le verrez tel que c'était : un gaspillage d'énergie, que vous auriez pu consacrer à votre élévation.

Et s'ils ont souffert sans le dire, alors, n'as-tu pas l'impression d'un rapport humain faussé, d'une relation tout à fait autre que celle que tu as imaginée ? N'as-tu pas l'impression qu'il y a maldonne, et que les sentiments humains sont plus complexes que ce que tu vois au premier degré ?

Les liens d'amour qui se créent, que vous les rompiez ou non sur la terre, sont indéfectibles spirituellement.

Marie

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Lorsque vous faites votre marché dans la vie avec les histoires de cœur, il est logique que vous le fassiez pour tout. Y compris avec cet échange.

Cependant, d'où nous sommes, c'est-à-dire au ciel, nous voyons beaucoup plus clairement que vous où vous en êtes spirituellement. Alors, nous vous donnons des éléments de réflexion pour que vous réfléchissiez vous-mêmes. Nous ne vous donnons pas tout sur un plateau, dans ce but, justement, que vous soyez à même d'évoluer seuls.

Vous pouvez dire « je ne comprends pas », car bien souvent, nous ne vous donnons qu'un point de départ, puis, ensuite, un autre élément, puis de quoi monter plus haut sur l'escalier.

Mais si vous faites votre marché dans ces pages, avec l'esprit d'un consommateur de supermarché, vous ne monterez pas les marches, parce que vous n'aurez pas pris les bonnes chaussures pour cela.

Nous vous donnons chaussure à votre pied, parce que nous savons où vous tendez à aller, spirituellement. Et parce que votre j’aime le sait, même si vous n'en avez pas conscience.

Refusez la chaussure, c'est votre droit, et l'idée que vous avez de la liberté.

Personne ne vous en voudra, hormis vous-même, bien plus tard, quand vous verrez que c'était cette chaussure-là qui vous aurait permis de faire des bonds de sept lieues, et que votre refus vous aura fait stagner.

Mais on n'apprend bien que par soi-même, et tant que vous n'expérimenterez pas vous-mêmes vos erreurs jusqu'au bout, vous n'en verrez pas les conséquences.

C'est pourquoi, bien sûr, vous pouvez ne pas être d'accord, et c'est tout simplement parce que vous ne voulez pas comprendre. Nous ne pouvons ni ne voulons vous forcer à comprendre. Seulement, vous nous permettrez, si vous ne voulez pas avancer, que nous le fassions, même si pour cela nous devons vous laisser à la place où vous vous enferrez.

Vous pouvez dire « je ne suis pas d'accord », et stagner. Vous pouvez dire « je ne comprends pas », et chercher des moyens de comprendre, et donc de ne pas stagner. Vous pouvez, pour cela, essayer la chaussure que nous vous proposons. Et si vous le faites vraiment, en toute bonne foi, alors, vous verrez que nous avons raison. C'est pourquoi ce qui est dit ici ; même si cela peut être commenté, creusé, donner matière à toutes sortes de réflexions, n'est pas négociable.

Il serait amusant de me voir, moi, Marie, dire, « ah oui, vous avez raison, vous pouvez aller de femme en femme et d'homme en homme, c'est cela l'amour, je m'étais trompée ».

Nul n'est infaillible dès lors que vous avez votre libre arbitre en ce qui concerne le devenir des choses et vos actes, mais sur le fait de l'amour, de ce qu'il est, de la façon dont il se présente sur la terre comme au ciel, permettez-moi de vous dire que sur ce point, je suis infaillible, parce que je suis tout près de l'Amour, et que je le connais si bien.

Si je vous disais ce que j'ai fait mettre entre guillemets à l'instant, plus personne ici ne pourrait croire, d'ailleurs, à de quelconques anges, et n'y verrait que mascarade. Cependant, si un jour je me trompais, je prendrais ce risque, je vous le dirais. Mais je ne peux pas me tromper sur l'amour.

Ne faites pas votre marché avec ce que nous vous transmettons ici. Car c'est vous qui vous tromperiez. Et cela ne vous rendrait pas « service ».

Marie

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Une question d'Anne-Sophie :

Tu dis « il est question d'échanger entre deux âmes ou plus, un flux d'amour qui dépasse l'entendement lorsque l'on est incarné ».

Mais ceci n'est-il pas aussi parfois possible, dans une moindre mesure, sur terre, quand il n'y a pas de relation physique, par exemple avec un frère, une sœur, un ami ou une amie ?

Notamment, quand on envoie à quelqu'un des « ondes positives » (en passant, c'est un terme qui ne m'a jamais réellement parlé, même si j'en « envoie » quand même de temps en temps à certaines personnes que j'aime, en me disant que mon J’aime doit bien savoir à quoi ça correspond exactement et comment s'y prendre) ne s'agit-il pas en réalité de flux d'amour (ce qui semble logique en fait) ?

Parce qu'il peut exister des liens forts et réciproques sans relation physique, mais avec une forme d'amour véritable, même si c'est une forme différente de la relation amoureuse. Et cette autre forme d'amour ne peut-elle pas, elle aussi, dans sa réciprocité parfois très profonde entre personnes (ou entre âmes incarnées) donner par moments « ce goût du bonheur et l'extase d'être unis en vérité » ?

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L'amour ne s'échange pas « dans une moindre mesure ». Il est dans tout ce qui est, et peut donc s'exprimer et conduire au sommet en toutes occasions, pourvu que vous soyez dans une démarche vraie et pure.

L'amitié est une forme d'amour qui n'est pas moindre. C'est une expression différente de l'amour. Elle est différente dans ce sens où les schémas sociétaux ne vous conduisent pas autant à l'instinct de propriété que dans une histoire d'amour physique, donc, moins à la possession, à la jalousie... et tout ce qui pollue la vérité du lien. « Les ondes positives » ne te parlent pas car tu ne les appelles pas « amour ». L'expression « ondes positives » est utilisée par les charlatans, ou par les gens qui ne se contentent pas de parler des choses telles qu'elles sont, ceci dans le but de créer des cercles soi-disant d'élite. Et pour donner l'impression de savoir de quoi on parle, alors que c'est rarement le cas en profondeur. Cela commence par de toutes petites choses comme celle-là, puis évolue vers un vocabulaire abscons, inintelligible du commun des mortels, que seule les « initiés » s'autorisent les uns les autres à utiliser avec « noblesse ».

Revenez aux choses toutes simples, et vous les comprendrez.

Et vous verrez que l'amour a des formes tellement différentes, tellement uniques, parce que vous êtes des formes de l'amour. Et vous êtes chacun unique et donc irremplaçable.

Mais l'être humain tend de plus en plus à l'uniformisation de tout, même et surtout des sentiments.

Essayez de cloner une histoire d'amour !

Toutes les formes d'amour sont équitables, et vous pouvez, en amitié comme lors d'une relation physique, trouver le goût et l'extase d'être unis en vérité. Heureusement ! Sinon, l'amour serait bien limitatif.

Marie

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Le véritable adultère

La religion répudie ceux qui ont commis l’adultère. Et ceux qui parmi vous suivent la religion inconditionnellement agissent de même, et souvent, anticipent ce jugement de l’église. Mais je voudrais attirer votre attention sur un point que vous n’aviez peut-être pas envisagé. Et si les anges voyaient cela autrement ? Du haut d’un arbre ou d’une colline, avec la sagesse que ce recul apporte, on a un regard plus juste. Et du haut du ciel, voici en partie comment nous voyons les choses.

Que vous vous aimiez de telle ou telle manière vous regarde. Tant qu’il s’agit d’amour véritable, nous ne voyons pas de mal à s’aimer. Au ciel, comme vous vous en doutez, il n’y a pas de propriété, ou alors, tout est à tout le monde. Heureusement, n’est-ce pas ? Sinon, ce ne serait pas le paradis ! Je vois que nous ne sommes pas loin d’être d’accord, c’est un bon début...

Nous ne condamnerons jamais des gens qui s’aiment. (attention, faites le distinguo, comme nous, entre s’AIMER et seulement s’accoupler) Même s’il y a souffrance d’autrui, car si souffrance il y a, si elle a été déclenchée, c’est parce que quelque chose doit être changé, amélioré, pour que l’amour puisse à nouveau circuler. Un amour ailleurs, au lieu d’être vu comme un acte condamnable, doit faire réfléchir celui qui est « trompé » autant que celui qui « trompe » à ce qui n’a pas été fait pour que l’amour circule entre eux deux. Et dans ce sens, à moyen et long terme, il doit découler quelque chose de positif pour tous, d’un événement comme celui-là.

S’il s’agit, en revanche, seulement d’un accouplement sans amour, nous ne regardons même pas par là, et un jour ou l'autre, l’âme de la personne qui a commis cette méprise, car c’en est une de taille, saura faire savoir à l’esprit incarné concerné que ce n’est pas le bon chemin, saura faire demander pardon, et saura faire réparer. Ne serait-ce que par le sentiment de vide que l’on ressent après un accouplement sans amour. Vide intersidéral par rapport à ce que l’on s’était fourvoyé à en attendre.

Non, pour nous, le véritable adultère, celui qui révulse véritablement, est ailleurs. Il est dans cette femme ou dans cet homme qui, pour quelque raison que ce soit (matérielle, ou peur, ou …) refuse d’épouser ou de partager la vie de la personne qu’il/elle aime et dont il/elle est aimé(e). Car lorsqu’une personne s’incarne, naît sur la terre, elle a, le plus souvent, écrit la vie qu’il/elle allait mener, dans ses grandes lignes, et noté les plus importants rendez-vous à venir. Et il/elle ne peut manquer de noter celui qu’il/elle a établi avec son âme-sœur. Laquelle, évidemment, a écrit la même chose de son côté.

Quand ce qui a été écrit est bafoué, sur ce plan-là, l’âme, pour qui il est primordial de ne pas être seule, pour pouvoir magnifier et faire grandir l’amour en l’échangeant, se retrouve dans une situation dramatique. Je parle aussi bien de l’âme qui a refusé l’union, que de celle à qui elle a été refusée. Car ces deux âmes ne peuvent évoluer comme elles le désiraient depuis le ciel, seul endroit, et seule situation dans laquelle écrire une vie est vraiment fiable et permet l’élévation.

Ces deux âmes vont stagner, spirituellement. Elles ne pourront que très peu s’élever, comparativement à ce qu’elles auraient pu faire ensemble. Or, si aujourd’hui, à me lire, cette élévation spirituelle peut vous sembler le cadet de vos soucis, c’est le souci principal de votre âme. Qui est la partie la plus importante de vous, loin s’en faut, même si vous n’en êtes pas du tout conscient, maintenant que vous êtes une âme/un J’aime vivant dans un esprit, lui même dans un corps.

Cet adultère-là, mes amours, c’est une réelle tromperie. Vis-à-vis de l’autre, et vis-à-vis de soi. Et lorsque vous avez commis cet adultère véritable, nous ne pouvons vous accueillir au ciel avec le même sourire. Non pas parce que nous vous jugeons. Mais parce que nous vous voyons souffrir jusque dans votre âme, et jusqu’à la porte du paradis. Dans lequel, voyant votre erreur, vous refusez d’entrer, lorsque c'est vous qui avez commis l'erreur.

Ce que vous appelez le purgatoire est plein de ces adultères-là.

Alors, quand vous croisez l’amour, le grand amour, que Dieu vous a mis en tête et dans le cœur, ne le laissez pas passer son chemin. Laissez-vous aller à Aimer et à être aimé.

Y a-t-il quelque chose de plus beau et de plus désirable dans la vie ? Aucun pseudo-confort ne vaut cela, et rien de factice ne dure, en face du grand amour.

Marie

Table des messanges