La crise du logement

Il est de plus en plus difficile de se loger, et l'on voit ici et là se dessiner les terribles signes de la plus grande pauvreté. Vous devez, pour vous loger, habiter dans des maisons que vous partagez jusqu'à vous entasser, quand la terre est si grande pour accueillir de nouveaux bâtiments, qui d'ailleurs pourraient mieux s'harmoniser avec la nature que les immeubles de banlieue, et qui, ainsi, vous donneraient une plus grande joie de vivre, et, par là même, dynamiseraient bien plus le pays que des lois poussant la croissance au point le plus haut de l'absurdité. Un sommet ! Vous en êtes, quand vous avez trois sous, à acheter des cabanes en bois dans des campings pour les sous-louer à de plus pauvres que vous. Cette course vers le plus fou construit des villes réservées aux plus riches, et de mornes campagnes où les fruits et légumes coûtent plus cher de jour en jour. Dites-moi, mes enfants, quand vous augmentez sans arrêt les prix, quand vous acceptez ce sombre jeu, quand, vous-mêmes, vous achetez pour louer à d'autres, vous êtes-vous rendu compte que ce sont vos enfants que vous jetez dans la rue ? Et ceux des autres ? Quand ils ne pourront plus acheter ni louer parce que l'argent sera trop difficile à gagner, ils logeront sous des ponts. Dites-moi, combien coûtera la place sous un pont ?

En ce moment, elle coûte cher déjà, puisque les villes des riches sont en train de chercher des « S.D.F icides », des puanteurs qu'ils larguent sur les sans-abris, pour les faire fuir de vos trop jolis jardins, où ne pousse plus aucune fleur de conscience.

L'abbé Pierre, à peine parti, a déjà envie de revenir, pour crier au désastre, encore et encore. Nous l'avons retenu près de nous. S'il faut que vous en arriviez aux égouts pour dorer les palais d'une poignée d'âmes vides et de ventres trop pleins, alors, nous vous laissons faire ce chemin, mais nous vous accompagnons, car nous savons que ce jour-là, vous vous réveillerez. Parce que vous aimez vos enfants, comme nous vous aimons, et que les enfants des autres sont comme les vôtres (voyez la chanson de Jacques Brel : Fils de...), ils portent vos espoirs, et pourtant ! Et pourtant... Qu'en faites-vous, de vos propres espoirs ?!

Pourquoi vous agglutiner les uns sur les autres dans des cités qui s'empoisonnent par manque d'aérien, par manque de sentiment, par peur de l'autre ? Finalement, c'est trop souvent s'agglutiner les uns CONTRE les autres.

La distance, petite ou grande, est un élément précieux, qui permet de forger l'amour, par l'envie que vous avez de vous retrouver, de faire un effort pour cela.

Éparpillez-vous dans la nature que le Père a faite immense, vous y trouverez des ressources vraies, vous y créerez de nouvelles formes d'envies, qui ne seront plus régies par les magasins et les grandes surfaces, mais par vos souhaits de communion, c'est-à-dire d'être ensemble, et de vous ressourcer dans ce qui est, dans la nature. Respirez, au nom de Dieu !

Marie

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Imane demande :

« Comment les anges ont retenu l'Abbé Pierre de redescendre vu qu'il fait ce qu'il veut, non ? »

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Il y a plusieurs raisons qui nous ont fait retenir l’abbé Pierre. D’abord, même si vous avez aussi votre libre arbitre au ciel, repartir s’incarner ne se fait pas comme ça. Il faut recevoir ou définir une nouvelle mission qui ait un sens, qui puisse servir à l’élévation spirituelle. Ensuite, écrire son chemin avec un ange gardien qu’on aura choisi, et qui vous a choisi. Puis, il faut se préparer à naitre, ce qui n’est pas une mince affaire, car si ici c’est le ciel, descendre sur la terre qui est le fief des EBA nécessite un assez long temps de réflexion, de construction de l’esprit nouveau qui va habiller le J’aime. Et puis, pour certaines mission d’envergure, comme celle que l’abbé Pierre voulait accomplir, il faut l’accord des anges, voire, des archanges, voire, de la trinité (le Père, la mère (donc moi), le fils).

Or, vu la teneur de cette mission, il fallait solliciter la trinité, comme lors de la précédente mission de l’abbé, que vous connaissez tous. Nous n’avons pas donné notre accord pour les raisons que je vais développer. Mais je le dis avant : Cet accord ne vient pas de dictateurs. Vous pouvez donc passer outre, vous êtes libres. Seulement, quand nous donnons notre avis contraire, nous l’étayons, et nous nous appuyons évidemment sur une multitude d’éléments qui sont dans la connaissance globale, à laquelle celui si demande l’accord a accès.

La plupart du temps, ce dernier se range donc à notre avis, car il sait que pour que sa mission réussisse, et surtout, pour qu’elle ait un sens vraiment utile, il faudra que son incarnation à venir ait la chance de trouver en face d’elle des incarnés qui, avec leur libre arbitre, résonneront positivement à cette mission.

Quand cela représente vraiment peu de chances, nous disons non. Mais il est des âmes très fortes qui veulent quand même, non pas tenter leur chance, mais que les autres incarnés aient leur chance d’agir dans le sens de cette mission d’élévation spirituelle.

Quand je dis « avoir leur chance », il ne s'agit pas que ces autres incarnés soient gentils avec celui qui a cette mission et lui fassent plaisir, l’honorent, le caressent dans le sens du poil. Il ne s'agit pas que le missionné reçoive un hommage pour faire plaisir aux anges. Il s’agit qe la personne incarnée prenne sa chance de bien agir, pour elle, et pour les autres. Afin qu’au moment de monter, elle puisse se dire « là, là, et là, j’ai fait ce qu’il fallait, des actes purs et lumineux. Donc, je peux monter ».

Mais je m’éloigne un peu de ta question. C’est parce que c’est une bonne question, étant donné qu’elle me donne l’occasion de parler de choses qui sont liées à cela, et qui ont leur importance.

Donc, je disais que j’allais développer les raisons du refus. C’est simple, la raison principale, c’est que vous êtes, face à nous, comme des enfants face à leurs parents. Il faut que vous appreniez, et on n’apprend bien que par soi même. Un bon parent est celui qui lâche la main de son petit quand celui-ci apprend à marcher, pour qu’en chutant, il puisse se dire qu’il ne veut plus tomber, et qu’il fasse ce qu’il faut pour être autonome dans sa marche.

L’abbé Pierre voulait redescendre pour reprendre la lutte, d’une autre manière, certes, mais finalement, c’était tout à fait dans la même ligne d’action. Or, vous n’avez pas encore pris votre chance, pour beaucoup, suite à la dernière venue de l’abbé Pierre. Lequel vous a tenu la main, et n’a réussi à la lâcher que quand il est monté vers nous.

Recommencer ne servirait à rien. Il faut que vous chutiez pour vouloir vous relever. C’est cela, l’éducation que vous avez une chance de comprendre. Cela semble cruel, pourtant, ce qui est vraiment cruel et dommageable, c’est de vous laisser continuer à croire que vous ne pouvez pas marcher tout seul.

L’abbé Pierre l’a bien compris. Il reste là, et nous aussi, pour vous aider à vous consoler de la chute, à la vivre mieux, en comprenant ce que cela peut vous apporter et vous dévoiler à vous-même la formidable force que vous avez en vous pour tout faire changer : l’amour. Nous ne sommes pas toujours incarnés, mais nous sommes là.

Quand vous aurez pris votre chance de vous élever ( si vous le prenez), alors l’abbé Pierre reviendra, avec une mission nouvelle, différente, qui aura quelque chose de nouveau à vous faire comprendre, à vous faire apprendre, et vous prendrez, ou pas, votre chance.

En attendant, un des enseignements majeurs de l’abbé Pierre, c’est cette petite phrase qu’on peut voir dans certains Emmaüs, accompagnée de sa photo, et qui dit « N’oublie pas d’aimer ».

Vous l’oubliez tellement, et tellement souvent, pour le moment. A quoi bon redescendre vous le dire, souffrir dans un corps, parler encore et encore, puisque vous l’oubliez tant. Puisque vous n’avez pas encore pris votre chance de toujours y penser.

Il faut comprendre aussi comment et pourquoi l’abbé Pierre a voulu redescendre, alors qu’étant dans la connaissance globale, il aurait pu voir tout cela sans que personne ait eu besoin de le lui expliquer.

C’est tout simple encore une fois : Quand vous êtes au ciel, vous avez accès à toute la connaissance globale, c’est un fait. Mais quand vous redescendez spirituellement, pas dans un corps, par exemple pour consoler quelqu’un ou l’aider, vous n’avez plus accès à la connaissance globale dans son entier, et plus vous vous rapprochez des incarnés, plus, comme eux, vous en êtes privé.

L’abbé Pierre descend beaucoup de souvent, et c’est la misère qu’il voit tout le temps qui l’attire vers vous. Cela fait qu’il s’éloigne de la connaissance et que nous avons seulement dû, pour le retenir, le remettre face à la connaissance globale.

Marie

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Imane :

Merci beaucoup à vous deux.

Encore une nouvelle question.

Marie a dit qu'il fallait qu'on se construise un nouvel esprit avant de s'incarner. Mais j'ai l'impression qu'il me manque une information entre celle-ci et le fait qu'on a un éventail d'esprits car chaque incarnation nous change. On ne rencontre pas la même chose.

Donc comment, se crée-t-on un nouvel esprit. On décide à l'avance de ce qui va lui plaire ? De ses réactions faces aux autres ?

Merci

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Se créer un nouvel esprit, c’est se créer un nouvel outil pour communiquer l’amour du J’aime, et c’est aussi, dans cet esprit, installer les plans de construction d’un corps qui ira avec cet esprit. On donne donc d’abord forme au corps, au visage, à l’apparence qu’on aura, mentalement. Cela ne se fait pas seul. Puisque les parents ont choisi ce J’aime pour naitre en eux ( ils n’en sont évidemment pas conscients), on puise dans le corps de l’un et l’autre parents les bases de ce qui va être le plan du corps de celui qui va naitre.

Ensuite seulement, on construit, comme une couturière, mais une couturière de très haute couture, l’esprit qui ira avec.

Une fois que l’ovule qui va donner le corps est fécondé, l’esprit donne des instructions au corps pour se construire, selon le plan établi. J’ai expliqué, déjà, que dans cette période, c’est délicat, parce que les EBA ne se privent absolument pas de venir gêner le processus, par tous les moyens dont ils disposent, qui sont larges. S’ils parviennent à troubler l’esprit, il y aura très probablement des différences entre le plan établi et la réalité, dans la construction du corps. Comme par exemple, des malformations, des maladies, des insuffisances…

Dans l’esprit que le J’aime construit avant de naitre, il y a les particularités de ce J’aime. Les atouts, les richesses supplémentaires, la personnalisation. Qui se voient beaucoup dans le regard, dans le parfum, la voix et le sourire, notamment, mais aussi dans la démarche et la façon d’occuper l’espace.

Cet esprit sera construit pour avoir le plus de chances possibles de mener à bien la mission du J’aime. Et la mission de tout J’aime est, de toute façon, de donner son amour. Après, chacun sa façon de planifier cela et de le réaliser ou non.

Marie

Table des messanges