Je suis parfait(e)

12 mars 2018

Imane, dans une discussion par mails, me dit qu’elle vient d’avoir un bouton de fièvre.

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Luc : Ce sont les peines des autres qui sortent par toi ? Il faut dire stop à ça, que ça ne passe pas par toi.

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Imane : Et je fais comment ? Pour que je ne sois pas la porte de sortie ? Mais comment les peines des autres peuvent ressortir par moi ? C'est qu'en même temps que de l'identifier, je la prends et pour l'expulser je crée ce bouton ?

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Luc : tu la prends alors qu’il ne faut pas. Il faut juste l’identifier. Parce que quand tu la prends l’autre la garde et toi tu l’as aussi. Tu l as multipliée par deux parce que nous sommes tous des amplificateurs. Il faut refuser de la prendre. Et je sais ce n est pas toujours facile parce que ca nous fait culpabiliser. Les EBA jouent sur ca. Il faut donc commencer par fermer la porte a l’EBA.

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Imane : Mais vu que je n'en prends conscience qu'après, pour le moment, un jour j'arriverai à ne plus les prendre ? Mais il me faut simplement un peu d'entraînement. Sinon mon J'aime pourrais me guérir aussi.

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Luc : Te guérir de quoi ?

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Imane : Que ça sorte par un bouton de fièvre. Car en réalité je suis en cohabitation avec un virus. Et quand je fatigue, il sort, mais sinon, en général, il est là silencieux.

Mon J'aime pourrais faire en sorte qu'il parte pour toujours non ?

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Luc : Dieu n'est pas limité et notre j('aime est notre part de Dieu. mais encore faut-il que Dieu le veuille aussi. et que notre conscient sache régler la question « barrières à miracles ». Et ça, je n'ai pas de recette.

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Imane : Cool ! Allez, on va changer quelques petits trucs.

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Luc : oui, tu as raison.

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Imane : Quoi !! Non je suis parfaite. C'est juste rectifier les problèmes lors de ma conception... Enlever ce qui n'est pas moi ;)

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Luc : personne n'est parfaite, comme dit le film du même titre. Mais on cherche tous à l'être ! Non ? Au moins, on voudrait.

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Imane : Quoi ? Mais non… Si on commence à se dire que l'on n’est pas parfait, on va chercher en soi et se créer des problèmes et envier ce que les autres font ou ont. Mais si on se dit parfait, à cause de notre caractère unique, où alors on tend à la perfection mais on est parfait de l'autre côté car on est. Car si on n'est pas parfait, on ne sera jamais satisfait de soi. Alors comment on peut s'aimer vraiment si on se dit qu'il faut se changer...

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Être parfait, ça voudrait dire qu'il n'y aurait pas besoin de se refaire ni besoin de progresser. Ce qui est parfait est terminé. Or, toute l’œuvre de Dieu, c'est de progresser, de changer, d'évoluer, d'améliorer. S'il se considérait parfait, il n'avancerait plus, et quand il a fait le premier miracle, il a créé Marie parce qu'il ne se suffisait pas à lui même, c'est impossible de s'aimer assez tout seule, il faut quelqu'un d'autre, de différent, pour aimer plus fort à deux, et ces deux crée un autre, qui lui aussi, crée, car il ne se suffit pas, et l'ensemble se multiplie d'autres, qui ne sont pas parfait. Tout ce monde TEND à la perfection, oui, mais n'est pas parfait. Heureusement. Sinon, on s'ennuierait !

On peut bien plus s'aimer vraiment si on se dit qu'on peut changer parce que changer, c'est améliorer les choses, pouvoir réparer. Faire de moins en moins d'erreur. Si tu étais parfaite, c'est a dire finie, dans ce que tu es au ciel, tu n'aurais pas besoin de monter, spirituellement. On peut s'aimer parce qu'on fait tout ce qu'on peut pour être meilleur.

Ceux qui propagent le bruit que les âmes sont parfaites sont les eba, parce que ça conduit les gens à ne plus progresser, à ne plus viser plus haut : à ne plus suivre l'amour/Dieu.

Et pour répondre aux lieux communs que les EBA font gober pour que vous les suiviez, quand tu les transmets en disant « Si on commence à se dire que l’on n’est pas parfait, on va chercher en soi et se créer des problèmes et envier ce que les autres font ou ont », je dirai qu’il n’y a aucun mal à chercher en soli, pour se remettre en question s’améliorer, encore une fois. Il n’est pas possible de demander aux autres de se remettre en question quand il est manifeste qu’ils en ont besoin si l’EBA nous dit que nous n’avons pas à nous remettre en question nous-mêmes. Ne serait-ce que pour montrer l’exemple et donner, justement, envie aux autres de faire comme nous. Que les autres envient la lumière que nous faisons et veuillent faire la même ou la leur n’est absolument pas un mal. C’est même le contraire. Et si tu relis ta phrase en sachant cela, tu peux en conclure que l’EBA ne veut pas que tu cherches en toi ni que tu donnes envie d’aimer et de faire de la lumière.

Aussi, ce que dit l’EBA : « Mais si on se dit parfait, à cause de notre caractère unique, où alors on tend à la perfection mais on est parfait de l'autre côté car on est. »

Être unique n’est pas être parfait. Et le fait d’être n’a jamais voulu dire et ne voudra jamais dire qu’on est parfait par le simple fait d’être. Sinon, tout le monde serait parfait. Personne n’aurait besoin d’évoluer. Personne n’aurait envie ni besoin d’aimer ni d’être aimé dès lors qu’il est parfait. Il se suffirait à lui-même. Il serait suffisant. Il n’aurait pas besoin de grandir.

Pour reprendre une dernière phrase de l’EBA : « Si on n'est pas parfait, on ne sera jamais satisfait de soi. Alors comment on peut s'aimer vraiment si on se dit qu'il faut se changer... », je soumets ceci à ta réflexion : On est satisfait de soi par ce qu’on fait pour changer en mieux. Et c’est par cette capacité à changer et l’intelligence, et l’amour qu’i faut pour y parvenir, qu’on peut s’aimer. Pas parce qu’on est arrivé au plus beau et plus cher canapé. Regarde les stars du cinéma qui sont légions et qui se droguent, et qui se servent de leur position dominante pour obtenir des faveurs sexuelles ou d’influence. Vois les dirigeants politiques qui se minent et s’affrontent sans arrêt. Vois les plus grandes fortunes du monde, qui courent encore et toujours après plus d’argent. Qui est satisfait d’être parfait ?

Regarde même Gandhi, qui parlait d’amour et de paix là où personne d’autre ne le faisait, au milieu des haines et des affrontements aveugles, était-il satisfait ? Se pensait-il parfait ? Et l’abbé Pierre aussi ? Était-il assis, tranquille, en se disant « Ah, c’est bien, ce que j’ai fait, dis donc ! ». Écoutait-il l’EBA qui le lui rabâchait ? Non, il était lui, il connaissait ses faiblesses, ce qu’il fallait améliorer en lui, et c’est pour ça qu’il aidait les gens qui avaient été trop affaiblis par les EBA pour se souvenir qu’ils avaient en eux de quoi se battre, avec leur J’aime, contre les EBA.

Cet être qui ne s’est jamais vu parfait, n’est-il pas bon qu’il ait donné envie de ce qu’il faisait, qui était énorme, gigantesque, et de ce qu’il avait, qui n’était presque rien : toutes ces petites choses dont les gens satisfaits ne veulent plus, pour faire vivre ceux qui ne sont pas parfaits ?

Non, ce n'est pas parce qu'on n'est pas limité qu'on est parfait. Et heureusement. Sinon, Dieu n'aurait rien à attendre de nous tous, nous aurions tous fini notre chemin, et les anges ne se réincarneraient plus. Ils se diraient, avec suffisance : moi, je suis parfait, que les autres se débrouillent pour l'être, moi, je m'en fiche.

Ce n'est pas être ange ni archange, cela.

Si ?

Michel

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Imane : Je comprends mon erreur et comment j'ai cru que deux mots complètement différents voulais dire la même chose. Flûte (restons polie) maintenant que je vois les EBA par médiumnité enfin plus qu'au début, je dois les identifier sans mes anciennes idées. Cette réflexion fait partie de mes anciens acquis (lecture du sujet) où il me l'a soufflé lors de notre échange ?

Après avoir relu la réponse de Michel. Je ne peux qu'être d'accord ;)

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Luc : Pour ta question sur cette réflexion, elle fait partie de tes anciens acquis, et l’EBA n’a eu qu’à rouvrir le tiroir pour que tu te serves dedans.

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J’ajoute cette précision indispensable : La perfection, c’est quoi ? La perfection de Paul n’est pas celle de Jacques. Ce que tu trouveras parfait ne le sera pas pour un autre. La seule perfection qui vaille est la perfection globale, celle de l’amour de tous, de tout ce qui est, réuni dans une seule entité, que vous appelez Dieu et que nous préférons appeler Amour. Or, cette perfection globale, il faut la voir en mouvement pour la conceptualiser, et on se rend compte qu’elle est en perpétuelle évolution, alors, et que c'est aussi cela qui donne envie d’y participer, puisqu’on se rend compte qu’on peut le faire, apporter son grain de sel à l’infini travail de l’Amour.

Pourquoi est-ce que cela marche si bien, cet attrape-nigaud des EBA, c’est parce que si je dis le mot parfait, chacun en a une idée en lui. Et il sera capable de s’imaginer qu’il l’a atteinte, cette perfection, fatigué qu’il est d’entendre les reproches qu’on lui assène ou qu’il s’inflige lui-même, toute une vie durant. « On me libère de mes défauts ? Chouette ! Je suis parfait, c’est facile ! » Seulement, même si tu crois être parfait pour ce que tu estimes être la perfection, tu ne seras toujours pas parfait pour les autres.

Donc, manifestement, tu ne seras pas parfait du tout. Tu auras même carrément la grosse tête, et ça fera rire les EBA. Peut-être même pas qu’eux…

Il faut comprendre cependant une chose. Je l’ai dit, L’amour/Dieu n’est pas limité. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce qui est au sommet de l’Amour, ce qu’on appelle le Père, mais qui est aussi bien le Père des catholiques que le Dieu de toutes les religions, puisque c’est l’Amour absolu et sans limite, cette entité qui est tout en haut, c’est La Perfection. Oui, la perfection pour tous.

Quand vous mourez, que vous ne restez pas bloqué par les EBA, que, donc, vous montez, vous êtes porté tout en haut, vers le Père, et vous recevez enfin cette perfection. Vous recevez le baiser du Père, votre J’aime meurt et renait guéri dans les bras de l’Amour.

Puis, vous redescendez sur la marche de votre escalier, là où vous en êtes spirituellement. Ceci est valable pour tous sans exception.

Et mes amours, figurez-vous que recevoir cette perfection c’est… Il n’y a pas de mots. On ne peut le décrire. Même moi qui suis bavarde comme une pie, et qui ai l’éternité devant moi, je ne trouverai jamais les mots qu’il faut, tous les mots pour raconter ce qu’on ressent de joie, de rire, de partage de puissance absolue, de… Quels petits mots, en vérité ! Je préfère arrêter là sur cette idée plutôt que de chercher à accomplir l’impossible en tentant de le raconter. Parce que vous ne pouvez pas le partager dans son entier quand vous êtes incarné.

Mais ce qui est très clair, c’est que vous pouvez tout de même l’imaginer. Et comprendre qu’une fois que vous avez reçu cela, alors, vous n’avez qu’une envie, c’est de remonter tout là haut, et de recommencer. Alors, pour ça, vous visez une marche plus haute sur votre escalier. Et pour l’atteindre, vous vous réincarnez.

Donc, quel crétin peut maintenant prétendre, sachant tout cela, qu’il est parfait, en regard de cette perfection-là ? Quand, dans la vie incarnée, ce crétin en question prendra n’importe quelle personne dans ses bras, toutes les personnes qui viennent à lui, mais aussi quand tous les chiens, les chats, les serpents, les mouches, courront à lui et que toutes, sans exception, ne rêveront plus que de recommencer, et ne viseront rien d’autre, alors, oui, je pourrai conclure que ce crétin est parfait et que c’est le Père.

Mais, mes amours… Il n’y en a qu’un !

Marie.

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