Je suis le berger-7 novembre 2008

J’ai dit, et cela est cité dans l’évangile, que le Père jetterait en enfer ceux qui ne le suivraient pas, et je l’ai dit pour que vous opposiez à cela votre amour et vos questions.

En effet, à supposer que le Père décide (je donne ici un chiffre arbitraire) de jeter en enfer la moitié de l’humanité, quelle autre moitié accepterait de voir disparaître l’autre sans souffrances, sans le regretter, et sans réagir ?

Trouveriez-vous bon un Dieu qui tuerait votre mère, un frère, un fils, un père, dans l’apocalypse, et ensuite, les laisserait torturer pour l’éternité dans les flammes ? Comment vivriez-vous le paradis, en sachant votre ami adultère mais si aimant, ou votre petit enfant, même parjure, brûlant dans de terribles souffrances pour les siècles et les siècles ? Seriez-vous vraiment heureux, dans l’enclos magique du paradis ? Oui, si vous étiez lobotomisés, si vous n’aviez pas d’amour ni de compassion en vous.

Si vous n’êtes pas lobotomisés ni inconscients, et vous ne l’êtes pas, et vous ne le serez évidemment pas au ciel, vous pleurerez du malheur de ceux que vous aimez, et détruire une part de l’humanité, même mauvaise, ou la punir, ou simplement la juger, mettrait Dieu lui-même dans d’amères et nouvelles déceptions. Car la réaction de son peuple serait qu’il se retournerait contre lui, et évidemment, lui désobéirait.

Pourquoi ? Parce que Dieu aurait agi comme un homme qui a peur qu’on ne l’aime pas, il aurait mal agi, parce que punir sans vouloir guérir, c’est mal agir, ériger la punition en signe de gloire, c’est dévoiler sa peur, et c’est le contraire de Dieu, qui n’est qu’amour, et ne connaît pas la peur, sauf à la voir dans vos cœurs. C’est aussi s’exposer à être puni, car c’est rendre la punition légitime, et expérimentable par tous. C’est aussi s’exposer à être jugé.

La punition ne peut avoir d’intérêt ou d’effet positif que si elle instruit, comme lorsque vous éduquez vos enfants avec amour. Elle ne se justifie que si elle est juste, expliquée et momentanée. Sans cela, elle ne pourra être comprise ni acceptée.

Quelles sont les solutions qui s’offrent à Dieu ?

- Il peut punir et juger les hommes.

Je vous ai dit que punir définitivement, et juger, entraînerait Dieu dans le gouffre où il aurait précipité déjà la moitié de lui-même. Car plus le jugement et la punition sont lourds, plus ils entraînent vers le bas.

Dieu ne peut donc se résoudre à punir et juger, sous peine de disparaître, de faire gagner le contraire de Dieu, c’est-à-dire ce qui n’est pas, et c'est-à-dire la haine. Il faut être plein de haine pour punir et juger sans appel, vous savez ?

- Il peut résoudre le problème en retirant les hommes de l’équation, c'est-à-dire tout arrêter, tout détruire, sans colère, pourtant, mais juste parce que cela ne marche pas. Mais Dieu n’est pas Terminator, s’il détruit tout, à qui donnera-t-il son amour ?

- Dieu veut donc, de toutes ses forces, et c’est sa vocation première, puisqu’il est amour, que les hommes grandissent assez pour ne plus être punissables ni jugés.

Et c’est la seule et la meilleure solution qu’il ait.

Il ne peut que donner de plus en plus de lumière, grandir par vous pour cela, par la multiplication des âmes, c’est-à-dire de lui-même, et par vos réincarnations successives, pour que vous voyiez enfin toute cette lumière. Il ne peut que faire résonner en vous l’amour qui vous est propre, et qui est commun avec le vôtre, pour que Lui et vous soyez à l’unisson. Que vous soyez, ensemble, le Verbe.

En créant l’homme, Dieu a fait un pari sur vous, pari qu’il sait gagné d’avance. Car il a fait là un pari sur lui-même, puisqu’Il est vous, et que vous êtes Lui, même s’il est encore plus que cela. Et il se connaît si bien, dans une forme de conscience que vous n’atteignez pas sur cette terre, qu’en cela, il est infaillible, c’est pour cette raison qu’il gagnera ce pari, avec vous, car en vous incarnant, vous faites aussi ce pari.

Vous accomplirez, vous finaliserez son œuvre, qui est aussi la vôtre, et vous en tirerez tous les vrais bénéfices.

Dieu a construit plusieurs mondes, que vous ne pouvez voir avec les meilleures longues-vues du monde, parce qu’ils sont dans d’autres dimensions, que vous ne pouvez percevoir. D’autres mondes, qui de ce fait, ne peuvent vous toucher, à part le royaume des anges, qui est Son royaume.

Beaucoup de ces autres mondes ont suivi le même chemin que le vôtre, suivant le même pari gagné d’avance, et vous êtes le dernier monde à devoir se reconstruire sur l’amour.

Voilà pourquoi vous avez tant d’importance pour les anges, vous êtes les derniers agneaux et les dernières brebis perdues.

Je suis le berger, je suis revenu, et cela paraît étrange, mais c’est à vous de venir à moi, c’est à vous de me trouver. Sinon, où serait l’exploit d’amour, si le berger vous ramène tout simplement au bercail ? Vous ne seriez qu’un instrument impersonnel, une part de bétail sans pensée propre, vous ne feriez qu’obéir.

Si vous étiez berger, et si vous aviez trouvé cette brebis perdue, comme moi je vous ai trouvés, préféreriez-vous la tirer par le licol jusqu’à l’enclos où vous l’emprisonneriez en craignant qu’elle s’échappe à nouveau, ou préféreriez-vous, patiemment, la laisser venir à vous de son propre chef, parce que vous lui auriez préparé un bel abri et un gras pâturage ? Un pâturage où toutes les brebis seraient libres d’aller et venir, à leur guise, et où elles resteraient parce qu’elles y seraient bien. Un pâturage où il n’y aurait pas de loups, parce qu’à force d’amour et d’attentions, les brebis auraient compris qu’au lieu de se protéger des loups, il ne fallait pas les fabriquer. Car c’est lorsqu’on met une clôture qu’on s’emprisonne dans sa peur, et la peur, lorsqu’elle gagne la bataille, change les brebis en loups.

Si le Père tue les loups, les brûle, et les sacrifie, pendus à des arbres, en faisant d’eux des épouvantails, il fera peur aux brebis restantes, car un épouvantail sert à épouvanter. Et, petit à petit, les unes après les autres, elles finiront par toutes devenir loups.

Et le berger n’aura plus de troupeau.

Si le berger, au contraire, rassure les loups, les apprivoise en leur donnant la nourriture qu’il leur faut, et en leur faisant comprendre en leur parlant avec douceur qu’au départ, en eux, il n’y a que des agneaux, alors, tous redeviendront brebis, et l’enclos sera arraché, et il n’y aura plus jamais de peur.

En venant à moi de vous-mêmes, vous vous seriez sauvés de tout, car vous aurez enfin reçu et accepté votre propre lumière.

Pour ceux qui trouveraient cette image des brebis mièvre ou surannée : j’aurais pu prendre des exemples modernes, dire, je suis le patron de la start-up, et vous appeler mes employés, mais qu’y aurais-je gagné, à part le véritable ridicule ?

Car tout le monde ne sait pas ce que veut dire start-up, tout le monde ne sait pas ce que veut dire avoir un emploi dans une société, il y a des gens qui ne connaissent pas ce que vous appelez souvent à tort le progrès. En revanche, tout le monde sait ce qu’est une brebis et un berger, il en a toujours été ainsi, et il en sera ainsi de tout temps.

Je sais que vous n’êtes pas des brebis, vous êtes infiniment plus que cela, vous êtes mes amours et mes enfants adorés. Cela, même si vous ne comprenez rien pour l’instant à ce que je suis pour vous, même si vous ne l’acceptez pas, même si vous me haïssez.

Je suis le berger, et je vous aime.

Jésus

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