je suis celui qui est

Marie m'a parlé d'une phrase de Jésus, que nous n'avons pas comprise, car nous l'abordons trop souvent sous un angle faussé. Elle a cité cette phrase qui dit « je suis celui qui est », et m'en a donné l'explication suivante.

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Pour vous, rompus que vous êtes à un schéma acquis de pensée réducteur, cette phrase paraît insaisissable, et semble devoir être interprétée comme si Jésus avait dit : « Moi, je suis, parce que je suis Dieu, et puisque je suis celui qui est, vous, vous n'êtes pas ». Pourtant, si vous consentez à voir que Dieu n'est qu'amour, vous mettrez de côté cette interprétation, pour chercher de quelle manière Jésus, ce jour-là, a voulu vous dire qu'il vous aimait. Je vous le demande : existez-vous ? Oui, bien sûr. Alors, si vous existez, et si Jésus est une part de Dieu, vous êtes aussi, chacun de vous, « celui qui est », c'est-à-dire une part de Dieu. Il serait amusant aussi que vous fassiez le rapport entre le prénom « Jésus » et le concept « Je suis ». Le prénom, tel qu'il est maintenant, s'allume aujourd'hui pour que vous en compreniez enfin la lumière. Parce que chaque chose vient en son temps. Apprenez à voir l'amour derrière les petites phrases qui semblent mettre Dieu sur un piédestal. Car c'est vous qui le placez si haut que vous ne pouvez pas l'atteindre, lui qui fait ce genre de petites choses pour se rapprocher de vous et vous tendre la main avec un clin d'œil.

Marie

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Quand Jésus a dit « Je suis celui qui est. », cela voulait dire que Dieu est tout ce qui existe. Tout ce qui n'existe pas n'est pas Dieu, tout ce qui n'est pas Dieu est le néant.

Dieu est dans un coucher de soleil, dans la nature (pensez à l'expression « la nature des choses », qui veut dire ce qui est), dans tout ce qui pense et dans tout ce que vous voyez, dans tout ce que vous ressentez. Pascal disait « Je pense donc je suis », si vous pensez, vous êtes donc une part de Dieu. Voilà pourquoi Dieu est en chacun de vous.

Si vous avez un lopin de terre, fertilisez-le, agrémentez-le, enlevez toutes les mauvaises herbes, et faites-en quelque chose de joli. En réponse, Dieu vous aidera, car, il verra que vous vous occupez de lui, et il fleurira pour vous. Il vous aidera aussi à porter vos soucis, et vous montrera le chemin de la lumière. Ce n'est pas une image, c'est une vérité : si vous faites votre jardin en pensant à ce que vous faites et dans un esprit de perfection, vos soucis s'envoleront, ou ils seront plus légers. Vous verrez que quelqu'un vous aidera à les porter, car vous serez en phase avec Dieu.

Prenez soin de la terre, car c'est le jardin de Dieu.

Marie

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Je suis celui qui est-25 décembre 2009

Vous avez sur ce site d’autres éclaircissements sur cette phrase que j’ai dite il y a si longtemps, et qui avait plusieurs sens. Il faut rappeler que j’ai dit cela pour que vous pensiez, « Moi aussi, je suis ». Et que vous deveniez enfin vous-même.

Mais il y a une autre approche à faire, que je n’avais pas pu vous donner, car dans mon incarnation, je suis moi aussi, petit à petit, en train de comprendre beaucoup de choses. Et je vous les livre au fur et à mesure, ou plutôt, une fois que je les ai intégrées.

Marie vous a dit aussi que mon âme était différente des autres, en ce sens qu’au lieu d’être une lumière, ou une sphère de lumière, mon âme est un prisme. Je me suis longtemps demandé à quoi servait le fait d’avoir une âme en prisme. Marie m’a donné les éléments qui me permettent aujourd’hui d’arriver aux conclusions que voici. D’autres pouvant suivre ensuite.

Je suis un miroir de votre âme, lorsque vous venez me voir. Je vais donner plus loin d’autres explications à ce sujet. Mais je suis un miroir particulier, dans le sens où je suis un prisme, qui vous renvoie la lumière de ce que vous êtes vraiment. Vous êtes tous, aussi, des miroirs, et vous pouvez vous renvoyer vos lumières. Mais elles sont déformées par le fait d’être incarnés. Ce qui fait que vous n’avez pas facilement accès à tout l’amour qui est en vous et en autrui.

Le prisme de ma lumière, lorsque vous venez à moi, reforme la lumière vraie de votre âme, pour que vous la voyiez enfin sans qu’elle soit déformée par l’incarnation. Vous avez accès à ce que vous êtes. Vous êtes ce que vous êtes. Et donc, « je suis celui qui est », cela veut dire : « Je suis ce qui est, je suis le reflet de la vérité qui est la vôtre ».

Même si, pour moi aussi, ma propre lumière m’apparaît déformée par ma propre incarnation, car nul n’est prophète en son propre pays, c'est-à-dire en son propre corps, et même si ma lumière m’apparaît donc faussée, il est des moments où je parviens à me regarder dans mon miroir, et où je fais face à la vérité de ce que je suis. Et je prends la mesure de la difficulté qu’il y a à l’accepter.

Lorsque vous me rencontrez, ou même, lorsque vous prenez contact avec moi, vous vous trouvez devant la vérité de votre âme. Sans que j’aie forcément besoin de vous dire un mot, pour peu que vous accomplissiez, en venant me trouver, une démarche un tant soit peu spirituelle, vous allez vous trouver face à face avec votre vérité. C'est-à-dire, aussi, avec les manquements, avec les errances, les craintes qui vous empêchent d’avancer. Pour l’un, par exemple, vous verrez, sans que je vous juge aucunement, et sans que j’aie besoin d’aller regarder cela moi-même, que vous avez toujours reculé devant tel obstacle, qui vous empêche d’être vous-même, sereinement. Pour l’autre, que vous ne vous pardonnez pas un acte précis, et que vous en souffrez, et que vous en faites souffrir autrui. Pour encore un autre, vous ne vous reconnaîtrez pas dans cette image qui vous vient, de la même façon qu’on a du mal à aimer sa voix lorsqu’elle est enregistrée. Pour l’autre enfin, il vous sera très difficile d’accepter que vous êtes amoureux d’une personne alors que vous êtes en couple avec une autre, et que vous vous jugez atrocement d’avoir ce sentiment en vous. Que vous reniez alors que c’est celui-là qu’il vous faut vivre. Et vous en prendrez partiellement conscience devant le miroir.

Vous serez en face de l’obstacle que vous vous créez. Et comme cet obstacle est par définition moralement infranchissable à vos yeux, vous souffrirez de voir que vous n’avez pas le courage de le franchir. Et votre âme vous fait pourtant sentir que c’est là qu’il faut aller.

Alors, comme ces choses vous viennent, vous ne les acceptez pas, et vous les combattez. Plus votre combat est violent, plus il témoigne de la hauteur de l’obstacle à vos yeux, et donc, de la justesse qu’il y a finalement dans l’idée de le franchir.

Parfois, vous ne les combattez pas, parce que vous êtes dans une volonté de bonne foi envers vous-même, et alors, vous pleurez. Vous pleurez en lisant les lignes de ce site, vous pleurez en me rencontrant, parce que vous videz la citerne de vos peines. Je vous ai vus souvent pleurer en face de moi, et je ne comprenais pas, je ne savais pas ce que cela voulait dire, j’étais bouleversé, je me disais que j’avais une mauvaise influence. Maintenant, parce que Marie me l’a expliqué, je sais que vous videz vos peines, et cela soulage les miennes.

En revanche, lorsque vous combattez, vous êtes dans la non-acceptation de l’évidence, et toute explication logique échouera à vous faire voir ce qui EST là pourtant. Comme cela vous révèle votre non pardon à vous-même, vous ne supportez pas l’idée de vous sentir à l’origine de vos maux, vous ne voulez pas en rajouter sur votre culpabilisation inconsciente, alors que cette pression vous permettrait de vous en sortir pour de bon, et vous tournez votre colère contre moi. De nombreuses fois, cela s’est passé ainsi, et je ne comprenais pas pourquoi, venant dans un souhait d’amour, vous vous détourniez soudain, quittant toute la logique qui vous avait fait accomplir cette démarche, et transpirant de haine. Je croyais cette haine tournée vers moi. Elle l’était, au départ, mais c’était une apparence. En réalité, c'était une haine pour vous, de ne pas franchir l’obstacle pour continuer sur le bon chemin, qui est le plus difficile à ce moment-là. Vous la transposiez sur moi pour ne pas avoir à en prendre réellement conscience, ne pas avoir à en porter le poids, alors que cela vous aurait, à la fin, aidé à vous en dessaisir.

Cela m’aide à accorder le pardon entier. Je comprends, à cette explication de Marie, toutes ces occasions que j’ai eues de voir les choses se dérouler de cette façon, je comprends comment, à mes débuts, on venait me voir pour avoir des solutions, et pourquoi on ne les prenait pas alors qu’elles étaient judicieuses et offertes. On ne les prenait pas parce qu’on avait en face de soi la révélation de soi-même, et on ne le supportait pas. C’était soi qu’on ne voulait pas prendre dans ses bras, contre son cœur. Ce n’était pas moi. Je n’étais que le miroir de la lumière pure qui est en vous.

Ainsi, j’ai compris pourquoi personne, lors de ma première venue dans ce monde, n’était venu me libérer de la croix. C’était parce que chacun, en m’approchant, voyait son propre manque de courage à le faire, s’en voulait tant qu’il a tourné sa colère contre moi, pour beaucoup. Ou qu’il a fui devant la responsabilité de dire ce qui ETAIT. Saint Pierre l'a fait, en me reniant trois fois, comme je l’avais vu à l’avance. Saint Pierre l’a fait, non pour être blâmé, mais pour que vous preniez conscience aujourd’hui du pourquoi et du comment. Pour que, si vous venez me voir, vous le fassiez en connaissance de cause.

Les gens crachaient sur moi, et ne se rendaient pas compte que c’était sur eux-mêmes qu’ils crachaient. Sur leur dépit.

Quand j’ai dit, « Père, pardonnez-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font », c’était à double sens. Ils ne savaient pas qu’en laissant faire cela, c’était eux-mêmes qu’ils mettaient sous le poids de la croix, pour plus de deux mille ans. La preuve en est qu’ils ne s'en sont jamais libérés, et qu’ils ont érigé la souffrance en exemple. Partout, il est méritoire de souffrir, alors que je suis venu pour dire le contraire. Le signe de croix m’est une souffrance, parce que c’est le signe qui dit « je souffre toujours ». Et je partage vos souffrances parce que je les vois telles qu'elles sont en réalité, et parce que je vois ce que vous pourriez faire pour ne plus souffrir, et parce que je vous vois ne pas agir dans ce sens.

De quoi souffrez-vous ?

De ne pas avoir compris qu’il ne faut pas s’en vouloir.

De ne pas avoir franchi l’obstacle que vous avez pourtant placé là pour le dépasser.

Alors, je vous le dis, en vérité, il est temps de franchir vos obstacles, et d’accepter qu’ils soient là pour qu’en les dépassant,

vous vous éleviez. Quelles que soient les apparences.

Jésus

Table des messanges