Je ne glorifie pas l'orgasme...-7 septembre 2009

…Mais je l'encense. Car l'orgasme a un parfum, comme les fleurs, qui sont les sexes des plantes.

D'ailleurs, vous savez bien glorifier l'orgasme vous-mêmes, sans que je prenne la plume pour chatouiller votre poésie ni votre désir.

Non, je voudrais aller plus loin que l'orgasme. Comment ? Marie nous parle d'un huitième ciel, et voici qu'elle nous le détaille ?

Mais bien sûr, mes amours, croyez-vous donc que les anges n'ont pas assez d'amour en eux pour le faire ? Quoi ! Sans son corps, on ne peut pas faire l'amour ? Mais si, assurément, et d'une façon bien plus aboutie. Tenez-vous bien, mes chers et tendres, on peut faire l'amour au ciel, et même, toucher Dieu !

Je vous explique, avant que vous changiez de page en vous disant que vous êtes tombés chez le démon.

Tiens, dites-moi, pourquoi le Père aurait créé l'orgasme, chez les hommes comme chez les animaux, s'il le réprouvait ? Ah oui, peut-être pour faire comme avec la pomme, créer une tentation pour que l'homme résiste et montre ainsi sa foi, sa chasteté, deux vertus que, semble-t-il, il n'a pas, d'ailleurs, témoins les enfants qui naissent tout le temps. Mais dites-moi, les animaux, alors ? Ils sont les enfants de Dieu au même titre que vous, orgueilleux que vous êtes à vous croire supérieurs parce que vous avez inventé des bricoles comme les Kalachnikov et la bombe atomique. S'ils sont les enfants de Dieu, et s'ils n'ont pas l'intelligence nécessaire pour se mal juger d'accomplir l'acte d'amour, ils vivent dans le péché !

Mes amours... Croyez-vous réellement qu'ils s'embarrassent de cela ? Que le Père est révulsé lorsqu'il voit un zizi d'ornithorynque ? Ou le vôtre ?

Que nenni. Il s'écarte lorsque vous pratiquez le sexe sans amour. La chose-sexe. Oui. Car il ne participe pas de ce monde-là. Il vous a donné, jusque dans les moindres replis de votre corps (surtout aux femmes, car il est plein de bonté) des trésors de plaisir pour que ce plaisir vous révèle à Lui. Pour que vous Le rejoigniez. Pour que vous soyez Lui.

Lorsque vous faites l'amour, et qu'au-delà de l'orgasme, vous ressentez cette force inouïe, indescriptible (c'est dur de trouver des mots qui ne soient pas plats en face de ce ressenti, n'est-ce pas ?) qui vous unit, rendez-vous compte qu'elle ne fait pas que vous relier l'un à l'autre, dans votre couple. Elle vous donne envie. Envie d'être là, encore et encore. Elle vous donne envie d'aimer. Elle vous dépasse, vous submerge, et vous ne savez pas par où cette force passe, comment elle vient. Combien de fois avez-vous fait l'amour sans ressentir tout à fait cela ? Et tout à coup, un jour, cela vous est donné. Vous grimpez au ciel, et ce n'est pas une image.

Car lorsque osmose il y a, vous conjuguez vos forces vives d'âmes, pour vous élever tout près du Père, un court instant. Et vous n'avez pas envie, maintenant que vous savez cela, de découvrir qui est le Père ? Car je vous le dis, en vérité, ce que vous ressentez alors, pas seulement dans votre corps, mais plus loin encore, dans ce qui vous apparaît comme un prolongement invisible et qui est votre âme, cette extase qui n'existe pas sauf au moment ou elle EST, ce n'est que le début. La première marche de l'escalier quand on est au paradis.

Comment arriver à ce nirvana ?

Oh, bien sûr, il y a des livres partout, qui vous donneront des techniques pour êtres de parfait(e)s amant(e)s.

Mais la technique, c'est la chair, et ce nirvana, c'est bien plus loin. La chair, c'est certain, est intéressante à conquérir, mais elle ne suffit pas à atteindre une félicité digne de ce nom. Quoi qu'en écrivent les meilleurs poètes du monde.

Pour redevenir terre à terre, ne voyez-vous pas, lorsqu'un être en viole un autre, ce qui est évidement tout à fait abject, qu'il manifeste, non pas tant un manque d'amour, car tout être incarné en manque, mais le besoin totalement inconscient de rejoindre Dieu ? Mais oui, ne haussez pas les sourcils, et suivez-moi, regardez dans le cœur de ce violeur, que je ne bénis pas pour son acte, pas plus que vous. Mais j'observe que ce qui le pousse à agir, c'est le fait qu'il enfonce la porte pour faire irruption dans l'âme d'autrui, afin de se sentir enfin chez lui quelque part, de se sentir part de ce qui EST. Et d'exister avec. Un viol, c'est tenter d'arracher à l'âme de quelqu'un son amour, et c'est ne jamais y parvenir. Il faut avoir vécu cette fusion d'âmes une fois au moins pour vouloir la revivre encore sous de si terribles auspices. Il faut l'avoir mal vécu, avec un goût de pas fini dans le cœur. De pas accompli. Avec un besoin incompris de soi-même de faire perdurer les ondes d'un choc, en l'amplifiant jusqu'à en exploser, et sortir totalement du cadre. Observez cela, et dites-vous que je ne dis pas cela pour plaindre les violeurs ni les trouver légitimes. Mais pour que vous compreniez qu'avec ou sans violence, votre recherche à tous est axée vers l'amour, donc vers Dieu. Et donc, le Père n'a définitivement aucune raison de vous en vouloir de votre acte d'amour, s'il est fait dans le sens de cette recherche. Bien au contraire.

Avez-vous remarqué ce que tous les hommes disent lorsqu'ils fantasment sur la sodomie ? L'idée que la femme leur donne tout. Mais tout de la femme, d'une femme, ce n'est pas assez. L'amour va beaucoup plus loin. Que ce soit par un orgasme « classique » ou par une sodomie, lorsqu'il y a fusion d'amour entre deux êtres, il y a, au bout du compte et si tout est clair et pur, fusion avec Dieu.

Lorsque vous entrez en communion de la sorte, ou de toute sorte qui soit bénie de vos âmes, alors, vous touchez Dieu. Vous le connaissez. Vous le rejoignez. Et vous le caressez.

Marie

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15 mai 2018

Quand je parle de sodomie, je sais bien que j'ai l'air d'en faire la pub. Ce n'est pas mon but, malgré les apparences, et je n'en ferai pas non plus l'anti pub. Je parle, faut-il le dire, d'un acte mutuellement apprécié et voulu. Il est symbolique d'un interdit, donc, il est dans mon propos, parce que quoique vous en disiez, vous êtes de plus en plus bloqué dans vos actes et paroles d'amour. Si je ne suis pas bloquée, c'est pour donner un exemple contraire, non pour appeler aux pires vices et aux stupidités qui vont avec.

Marie

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