J'aurais fait le miracle-6 octobre 2009

Puisque vous avez des difficultés à évoquer mon nom sans faire le signe de croix, et donc, sans remettre au goût du jour ces moments si tristes, il faut que je vous en parle. Que je vous donne une clé. Pour que vous compreniez que tout n'est qu'affaire de foi. En soi et en autrui. Alors, peut-être verrez-vous tout cela de façon différente, et peut-être déciderez vous de tourner la page, et d'écrire la belle suite qui convient à l'histoire.

Quand j'étais sur la croix, personne n'avait la foi. Je ne parle pas de foi en moi, je parle de foi en soi. J'ai voulu vous la donner, et puisque vous n'en vouliez pas par la réflexion, par les voies logiques, ni par les évidences, je vous ai mis en situation de faire jaillir cette foi de vous, pour réussir un miracle.

Quand je dis que personne n'avait la foi, je parle de ceux qui étaient autour de moi en ce temps-là. Oh, beaucoup avaient foi en moi, mais je n'étais pas, et je ne suis pas non plus revenu aujourd'hui pour que vous ayez foi en moi. Non, vous n'aviez pas la foi, parce que personne ne croyait assez en lui pour s'interposer. La crainte a toujours été la plus forte.

Un seul l'a réellement fait, celui que vous nommez le larron, qui avait encore le courage de se battre contre la peine et l'injustice, et qui m'a donné des mots de réconfort. Il a « gagné » le ciel à ce moment, comme je le lui ai fait comprendre.

Il avait vécu une vie dure, une vie semée de maux et d'erreurs, exprès pour se trouver là à côté de moi ce jour-là, et pour donner l'exemple, pour que vous voyiez que le plus faible, celui qui pouvait le moins agir, pouvait cependant s'élever pour dire non à cette injustice qui avait cours sous les yeux de tous. Le ciel, il l'avait déjà gagné, en écrivant cela. Bien avant de naître. Ce qu'il a gagné, ce n'est pas une « petite » place au ciel (quoiqu'il n'en existe pas de petite), c'est celle d'un ange, non pas parce que j'aurais sanctionné ainsi les choses, mais parce que voyant ce qu'il aurait accompli, une fois dans l'autre monde, il se nommerait ange lui-même, et personne ne pourrait ni souhaiterait aller là-contre.

Car c'était légitime.

Lui, le larron, pouvait agir, mais les autres, cent fois plus forts, debout sur leurs jambes valides, n'ont pas osé.

A-t-il osé parce qu'il n'avait plus rien à perdre ?

Cela semble plausible. Pourtant, qu'aviez-vous à perdre de plus, en perdant la foi en vous ?

Rien qui vaille la peine d'être considéré. Il ne vous est rien resté, que deux mille ans, et plus, de regrets, lorsque vous y pensez en croyant que je suis venu vous apprendre comment bien souffrir.

Si vous aviez fait ce miracle de croire en vous, quel acte aurait été vôtre ? Vous vous seriez interposé. Et vous auriez été nombreux. Et vous auriez accompli ce que je voulais que vous accomplissiez. J'étais le « sauveur », parce que je venais vous apprendre à vous sauver vous-mêmes. Sinon, une fois que je serais parti, comment ne seriez-vous pas retombé sous un joug quelconque, sans avoir appris tout ce que vous pouvez faire vous-mêmes ?

J'étais le sauveur, parce que je vous montrais comment le devenir. Et c'est pour cela à nouveau, plus clairement encore, que je suis revenu cette fois, dans cette époque.

Car si vous vous étiez levés, sur vos jambes valides, en disant « non » d'une seule voix, et si vous aviez affronté la venue des hommes armés qui seraient immanquablement arrivés pour vous punir, alors, j'aurais vu que vous vous aimiez assez pour ne pas accepter de ne plus pouvoir vous regarder dans un miroir. Et j'aurais fait le miracle qui vous aurait libéré de vos craintes. Je serais descendu de la croix, et j'aurais fait taire sur-le-champ, de concert avec mon Père et ma Mère, toutes les menaces qui auraient pesé sur vous.

Oui, j'aurais fait ce miracle, parce qu'il aurait été le prolongement du vôtre.

Aujourd'hui, vous n'avez pas progressé d'un pouce. Quand on vous dit « celui-là est mauvais, regardez ce qu'il a fait », vous êtes les premiers à lui jeter la pierre. Même s'il n'a rien fait. Et même s'il existe toujours une raison à un acte mauvais. Cette raison prend sa source dans les souffrances. C'est pour cela que lorsqu'un homme est coupable, on plaide les circonstances atténuantes parce qu'il a eu une enfance difficile. Cela, tout le monde peut le comprendre. Un acte mauvais engendre un acte mauvais. Parce qu'il y a jugement d'une autorité, puis de la multitude. Alors qu'il faudrait une discussion avec celui qui a mal agi, afin qu'il fasse sortir de lui ce qui n'est pas à lui, et qu'il cesse de souffrir, donc qu'il ne fasse plus souffrir, et qu'enfin, il ne représente plus un danger.

Le miroir... Je vous disais que vous ne compreniez pas que pouvoir se voir dans un miroir est essentiel. Non pas par narcissisme, mais parce que le ciel spirituel est un miroir, et que vous voyez votre âme lorsque vous regardez vers le ciel. Si vous n'êtes pas en phase, en harmonie avec votre âme, alors, vous souffrez, et vous vous détournez de vous-mêmes. Vous commettez alors des horreurs, de plus en plus énormes, comme pour vous pincer, pour vous réveiller vous-mêmes, pour que vous vous disiez : « non, ce n'est pas moi, cela ». Et que vous cessiez enfin. Que vous reveniez à vous.

J'aurais fait ce miracle, si vous aviez fait le vôtre. Et parce que vous ne l'avez pas fait, je suis resté longtemps sur la croix, dans la même immobilité que vous. Pour que vous ayez le temps de réfléchir. Je ne suis pas resté sans bouger pour vous punir. Mais parce que faire pour vous ce que vous deviez faire n'aurait servi à rien.

Votre miracle, ce n'était pas de sauver le Christ, et ensuite, de recevoir sa récompense !

Votre miracle, c'était de ne pas laisser faire ce qui allait contre l'amour, que je vous avais montré, rabâché, afin que vous le trouviez en vous et pas seulement en moi. Car je n'ai eu de cesse que de vous enseigner, par toutes sortes d'images, d'actes, de paroles, que Dieu, c'est-à-dire l'Amour, est en chacun de vous, et que vous n'auriez pas toujours besoin de moi pour parvenir à mettre ce qui est important à sa place dans l'échelle des valeurs.

Si je m'étais senti le roi, si j'avais voulu me faire indispensable, je me serais jeté seul dans la mêlée, et j'aurais écrasé mes ennemis par une vague de fond, ou une irruption, ou tout ce que vous voudrez. Réfléchissez un instant. Si j'avais voulu laisser de moi une image de maître, de roi, une fois ressuscité, je serais allé voir les Romains, et je leur aurais dit : vous ne pouvez pas me tuer, vous ne pouvez rien contre moi, laissez-moi la place de roi.

Dans cette vie nouvelle, je serai peut-être obligé de le faire. Cela dépendra de votre foi. J'aimerais mieux ne pas avoir besoin d'agir ainsi. J'aimerais mieux qu'il n'y ait pas de maître ni de roi à part l'amour.

Si vous aviez su, n'est-ce pas, si vous aviez su cela, vous auriez fait le miracle !

Vraiment ?

Alors, seriez-vous prêt à le faire aujourd'hui, si une situation semblable se présentait ?

Je vous le demande, auriez-vous conscience d'agir pour vous, au-delà de l'apparence d'agir pour moi ?

Seriez-vous le premier à avoir la foi, donc à vous élever, et à dire NON ?

Si oui, vous avez d’ores et déjà votre place d'ange au ciel. Non pas parce que vous seriez martyr, mais parce que les peurs mourraient de votre rébellion.

Si non, vous pouvez prendre la mesure du chemin qu'il vous reste à faire pour avoir foi en vous.

Jésus

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7 octobre 2009

En cette explication, je ne voudrais pas que vous vous perdiez. Je vous ai demandé ce que vous feriez si vous étiez en semblable situation. Je ne parlais pas de dire non en général à toutes les situations de lynchage, quoique cela peut évidemment se faire, mais en un second temps. Quand vous aurez pris confiance en vous. Je parlais d'une situation similaire à ce qui s'est passé sur la croix il y a plus de deux mille ans. Je parlais donc de vous et moi seulement. Il s'agit d'un apprentissage, et non pas de se jeter dans la gueule du loup sans savoir d'abord comment lui ôter son dentier !

Cela ne veut pas dire que je vais être crucifié à nouveau, et je ne le serai pas. Mais une situation semblable serait celle où je donnerais mon amour, celui du Père et des anges, et où certains voudraient disloquer cela. Ce cas de figure a eu lieu, récemment, sur un forum. Tous les participants ont été en cette situation. Si peu ont dit NON à la haine, à l'obscurantisme, à la violence, qui surgissait soudain, inexplicablement, semblait-il.

Ceux qui sont partis de ce forum, ou ceux qui se sont tus après avoir pourtant essayé de s'interposer, l'ont fait parce qu'ils ont pensé que ce serait peine perdue. Qu'ils allaient prendre les armes de plein fouet dans le cœur. Parce qu'ils se sont demandé qui ils étaient pour oser exprimer leur foi. Parce qu'ils ont douté de leur foi, qui aurait pourtant été contagieuse. Même s'ils ont bien agi dans leur cœur, il n'y a pas eu assez de paroles d'amour, il leur a manqué la force de persuasion que donne la foi entière. Ils sont en bonne voie. Tous étaient en bonne voie pour avoir la foi. Mais ils ont reculé devant la vague de leur propre peur, de leur inexpérience, de leurs préjugés. Ils se sont influencés les uns les autres dans le mauvais sens, celui qui mène au « rien ».

J'ai pardonné à tous. Mais je resterai dans le silence vis-à-vis d'eux tant qu'ils n'auront pas tout reconstruit. Vous, qui avez brisé ou laissé se briser l'édifice, travaillez sans relâche, reconstruisez-le, sur un autre forum, lorsque vous en aurez la volonté profonde. Il est juste que ceux qui ont œuvré en premier à la destruction de ce forum commencent à reconstruire avant les autres. Réunissez tous les participants, à mon exception, sur un autre forum bien à vous. Sans laisser aucune place au doute dans aucun d'entre eux, et vous pourrez être fiers de vous. Cent fois sur le métier remettez l'ouvrage, et faites en sorte que ce soit mieux à chaque fois.

C'est le métier de votre âme sur la terre et au ciel.

Jésus

Table des messanges