Jacqueline Saburido

Je reçois un mail d'une lectrice, qui a découvert sur internet jacqueline Saburido, cette femme gravement défigurée dans un accident de voiture. cette lectrice me dit :

Bonjour Luc, Bonjour Marie

Les images sont terribles !!! Pourquoi tant de souffances pour élever une âme ! Sa mission sur terre est sans doute de faire passer un message.

Mais alors, à quel prix !!! Et si on pouvait remonter le temps et qu'elle retrouve son joli visage !...

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Mes amours,

Nous sommes auprès de Jacqueline, et pour mieux dire, en vérité, elle est près de nous, spirituellement parlant. Les Martyrs, qu'ils le soient par la route, la guerre, ou toute autre cause, sont légions, et pourtant, c'est elle qui vous touche, non seulement parce que les médias et les autorités de plusieurs pays en ont besoin pour faire changer les choses sur un point qui leur tient heureusement à cœur, mais aussi parce que Jacqueline a écrit cela avant de venir au monde, et elle a écrit aussi le retentissement qui en découlerait. Non point pour se glorifier de sa souffrance, par cet étrange détournement des religions et des médias qui voudraient qu'un souffrant soit plus digne d'intérêt qu'un autre, mais dans un tout autre but, qu'elle est en train d'atteindre petit à petit. Spirituellement, lorsqu'on arrive au ciel, on n'est pas plus méritant parce qu'on a beaucoup souffert, mais parce qu'on fait naître la compassion. Bien au-delà de cette campagne contre l'alcool au volant, qui est tout à fait méritoire, il faut voir dans son chemin si difficile un but plus haut placé. Vous n'en parlez pas, mais il n'y a pas que l'alcool qui puisse causer tant de mal, il y a aussi le fait de conduire dangereusement, sans penser à ceux qui sont dans les voitures autour de soi. Cela, c'est une chose que l'on voit partout, à tout instant, bien plus souvent que les épris de boisson au volant. Cette campagne met l'alcool en avant, mais vous voyez et vous verrez que Jacqueline est venue pour vous éveiller à d'autres choses, plus générales, plus universelles aussi. Que veut dire exactement le fait d'écrire pour soi une telle catastrophe dans le but de faire naître la compassion ? Pour comprendre, car en voyant cela, la première réaction est de se dire « Je ne comprends pas », il faut élargir le cercle de réflexion. Si vous pouvez avoir de la compassion pour elle, vous pouvez en avoir pour d'autres. Pensez-vous à tous ceux qui sont dans un cas proche du sien, et dont personne ne parle ? La compassion pour une personne, c'est bien, mais Jacqueline est humble, et ce n'est pas pour qu'on la regarde elle seule qu'elle a vécu cela. C'est pour que vous regardiez autour de vous, pour que vous compreniez que la compassion commence juste autour de vous, chez vos proches, et aussi, pourquoi pas, sur vous-même quand vous êtes si dur que vous ne vous pardonnez rien. C'est pour que vous compreniez que la compassion doit s'étendre même au-delà de vos proches. Qu'est-ce que la compassion : c'est voir ce qu'il y a de précieux chez une personne et aimer ce qui est précieux. Quand s'aperçoit-on que ce quelque chose est précieux ? Quand on le perd. La compassion s'étend alors à vouloir réparer ce qui a été perdu, ou à le compenser si c'est irréparable. Jacqueline a tant perdu, dans des circonstances qui pourraient arriver à tout le monde. Vous vous identifiez donc aisément à elle, vous vous dites « ça pourrait m'arriver à moi. »

Vous vous dites à peine : « ça pourrait arriver à quelqu'un qui m'est cher ». Et vous ne vous dites pas : « ça pourrait arriver aux autres ».

C'est cette dimension-là qui vous manque, et que Jacqueline est venue vous enseigner, même si elle n'en a pas tout à fait encore conscience aujourd'hui. L'enseignement n'est pas, alors, de s'apitoyer sur le sort de tout le monde, mais d'aller voir la lumière qui est en chacun, d'aimer cette lumière, même chez l'ennemi, même dans l'horreur, et il s'agit de faire ce qu'il faut pour ne pas la perdre, et voir ici et maintenant comme elle est précieuse. Voyez quels mots d'amour elle transporte malgré le choc terrible, malgré l'accident-ennemi, malgré la souffrance-enfer. Vous observez sa souffrance comme à la longue-vue, en vous pressant au portillon. Parce que la souffrance fascine, comme ces monstres qu'on montrait dans les cirques. Voyez au-delà, mes amours, demandez-vous si vous diriez de si belles choses à sa place, si vous parleriez d'harmonie, si vous voudriez comme elle que les gens soient heureux (note de Luc : voyez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=mn_D1-kBIjA). Eh bien oui, en dehors de ceux qui seraient dominés par la colère, la haine, l'envie de vengeance, beaucoup parmi vous le feraient, parce que vous sauriez où est la beauté de l'âme, et vous la verriez dans ceux qui vous témoigneraient leur compassion.

La vengeance : il y a ceux parmi vous qui réagissent en traitant le chauffard de tous les noms, en le traînant dans la boue. Mais, mes amours, créer un accident de cette ampleur peut arriver à tout le monde, comme je le disais, en ayant bu ou sans l'avoir fait, dans une voiture ou dans de toutes autres circonstances. Vous ne voulez pas être à la place de Jacqueline, vous ne voulez pas être à la place du conducteur, n'est-ce pas ? Comment pourriez-vous juger l'une ou l'autre ? Jacqueline donne l'exemple, dans le document qui circule et qui fait l'objet de ce message, vous voyez bien qu'il n'y a pas de haine contre le conducteur, parce qu'il souffre déjà, parce qu'il a compris l'horreur, et parce qu'il en porte le poids. Ce n'est pas en appuyant là où cela fait mal que l'on calme la douleur, ni pour Jacqueline, ni pour vous, qui êtes témoins, ni pour ceux qui sont directement liés à cet événement. Si ce conducteur réagissait en niant, en se moquant, alors, oui, il faudrait le pointer du doigt davantage, jusqu'à ce qu'il comprenne, jusqu'à ce qu'il commence à réparer. Vous ne pouvez pas « réparer » Jaqueline. Mais vous pouvez aller porter votre aide auprès de ceux pour qui une aide est possible. Réparer, prévenir, agir. Lorsque vous faites du bien à quelqu'un, ce n'est pas toujours lui qui vous le rend, mais une autre personne, c'est le principe des vases communicants qui prévaut spirituellement. Je sais bien que ce que je vais dire fera hausser des épaules, mais qui a pensé à faire rire Jacqueline ? Pas seulement à l'entourer d'amour, mais à lui donner tout son humour, avec tact, en cherchant à comprendre à quels moments elle peut avoir le courage de le recevoir, car dans son cas, il faut du courage pour rire. L'humour et l'amour sont des choses qui vont très bien ensemble. La situation est grave, il faut l'alléger avec des mots de joie.

Jacqueline n'a pas écrit ce qui lui arrive pour élever son âme, elle l'a fait pour élever la vôtre. Et en cela, nous sommes à ses côtés indéfectiblement.

Marie

Table des messanges