Il y a des anges parmi les fleurs

Quand on imagine la terre du temps des dinosaures, on matérialise l’homme à ses débuts, et on mesure soudain tout ce qu’il a apporté sur la terre, parce qu’on a un point de recul vertigineux : on regarde en arrière, à des centaines de milliers d’années. Si vous croyez aux anges, vous vous dites qu’alors, ils existaient déjà et vous avez entièrement raison. Ils existaient même avant. Et avant l’homme aussi. Et avant la création de la terre. Car tout ce qui est ange est, comme vous, part de ce qui Est.

Si vous mettez en parallèle, maintenant, la cellule animale/humaine et la cellule végétale, qui sont venues peupler cette planète, et si vous vous replacez dans ce recul d’observer la vie de la préhistoire, vous prendrez conscience de cela : les végétaux ont construit bien avant l’homme. Et bien plus intelligemment, quelles que soient les apparences. C’est-à-dire que dans cette nature vierge, bien sûr, il y a des friches, mais la plupart du temps, un paysage est ennobli par les plantes. Regardez une colline, admirez sa verdoyante poésie, sa beauté sauvage et pourtant si bien ordonnancée, régalez-vous de cette forêt, de cette savante décoration ! Il vous faudrait des ordinateurs et des experts pour parvenir à façonner semblable tableau d’honneur, et encore, ce serait bien souvent factice, surfait.

Les fleurs savent donner leur amour à la terre, en la rendant belle. C’est ainsi qu’elles la remercient d’être leur berceau, leur lit de vie et de mort et de renaissance, et de réincarnation. Pourquoi n’en feriez-vous pas autant ? Et par quelle impolitesse, d’ailleurs, vous octroieriez-vous ce passe-droit de ne pas le faire ?

Si vous imaginez une photo avant/après du site de New York, par exemple, si vous vous dites « Et si c’étaient les plantes qui avaient, seules, peuplé ce lieu ? », de quoi vous rendez-vous compte ? De ce qu’à l’évidence, l’homme ne sait absolument pas faire ce qui est beau. Comment ? Beaux les buildings ? Belle, l’architecture moderne ? Marie en rit sous cape. Et même ouvertement.

Réduisez en taille les buildings de New York, au point que vous puissiez en tenir quelques-uns dans votre main serrée, et offrez ce bouquet à un(e) ami(e). Ne préférera-t-il (elle) pas les fleurs ? Si, bien évidemment. Parce que c’est laid, mes amours, ce que vous avez fait de la terre, dit Marie. Et c’est beau, ce que vous pouvez faire, en prenant exemple sur les plantes et les fleurs, en y ajoutant votre patte avec mesure et bon goût.

Au paradis, les maisons existent. Mais tout est beau comme des pétales, comme une forêt vierge.

Comment ? Vous ne savez pas faire ?

Mais si, vous savez. Si vous utilisiez votre imagination sans limites, à cela, entre autres, plutôt que de la mobiliser pour créer des armes de guerre ou des bâtiments où vous entassez vos tristesses, vos insatisfactions, et jusqu’à vos désolations, vous y arriveriez très bien. Car Dieu, qui n’est qu’amour, est en vous, et vous a donné tout pouvoir pour faire quelque chose de beau de votre vie, et de l’endroit qu’Il vous a offert pour que vous y soyez heureux et dans Sa Lumière. Il y a des anges parmi les fleurs. Vous êtes parmi les fleurs. Et vous êtes tous des anges en devenir, que vous le sachiez ou non.

Jésus

Table des messanges