Etre un exemple de l'Amour...

...C'est révéler l'étincelle qui est en soi, la faire briller afin de s'éclairer soi-même puis tous ceux qui vous approcheront. C'est s’éveiller à la lumière avant les autres. L'étincelle est en tout le monde, elle ne demande qu'à se montrer, grandir, car elle est un remède à tout ce qui perturbe. Elle se nourrit de la certitude d'être sur le bon chemin, de la compassion qui permet d'aider. Mais il ne faut pas s’épuiser en cherchant à aider tout le monde car on ne prend que des fardeaux. Il faut montrer l’exemple, pour que chacun se porte soi-même, puisque la lumière rend léger. Et pour que chacun voie qu’il peut se porter avec sa propre lumière, il y a des balises sur le chemin, et des miroirs qui reflètent et amplifient vos lumières, ils s’appellent les anges. Ce chemin vous le connaissez tous, même si vous l'avez apparemment jeté aux oubliettes de vos mémoires, c'est le chemin qui mène à Dieu et donc à vous-même.

Ne pas chercher dehors ce qui est en vous, vous trouvez cela incongru ?

C'est parce que vous ne vous estimez pas digne, vous refusez de croire en vous mais vous croyez aux idoles de pierre, aux stars faites de chair et de sang.

Et vous seriez inférieur ? Allons donc ! Voilà qui est incongru ! Vous vous jugez sans cesse, le plus souvent à mauvais escient. Chronologiquement, ayez de la compassion pour vous-même avant d’en avoir pour les autres, cela vous permettra de changer la vision que vous avez de vous et des autres. Sans compassion, sans tendresse, sans estime de soi, pas d'amour. Oui, je dis bien sans estime de soi, car vous voudriez que l'autre vous aime alors que vous vous considérez comme moins que rien.

Est-il logique de penser que vous pourriez être indigne d’amour de soi, tout en étant digne de recevoir l'amour d'autrui ?

Pourtant VOUS EN ETES DIGNE, digne de vous aimer, et digne de recevoir l'amour de l'autre.

Vous recherchez l’amour de l’autre, et faites tout pour le mériter. C’est donc que vous savez que vous pouvez y réussir. Si l’autre peut vous aimer, pourquoi ne vous aimeriez-vous pas ? Parce que vous n’oseriez pas, vous auriez l’impression d’être ridicule, de vous faire une déclaration d’amour ?

Alors, au lieu de dire « oui, je veux donc je peux », vous répondez « peut-être » à ce qui est pourtant une évidence. La vérité, mes amours, c’est que vous prenez l’amour pur de vous-même pour de l’égoïsme, de l’égocentrisme, et votre éducation vous fait les gros yeux. Vous prenez alors des vessies pour des lanternes. Ce n’est pas de l’égocentrisme que de s’aimer avant les autres, dans le sens chronologique, c’est de l’égocentrisme de vous aimer plus que les autres.

Avez-vous déjà fait un soufflé au fromage ? Il gonfle, il dore, il promet de délicieux instants de contemplation, de goûtues pointes de muscade, et au moment de le sortir, il se dégonfle. Quelle déception. Ne vous dégonfleriez-vous pas, vous aussi, en sentant monter en vous la puissance du soufflé ? Ne vous dites-vous pas : ne serais-je pas en train de me bouffir d’importance ? Alors que c’est la nature, Dieu vous a fait « soufflé », pour que vous gonfliez, que vous resplendissiez, et qu’on aime vous sentir dans la cuisine. Nous ne sommes pas mangeurs d’hommes ni mangeurs d’âmes, mais cette image culinaire est là pour vous dire que vous avez en vous tout ce qu’il faut pour arriver à prendre l’importance qu’il faut, et cela commence à vos propres yeux.

Je vous le demande : pourquoi étouffer le soufflé ?

Vous vous maltraitez, vous étouffez la part de vous qui demande à être aimée et donc vous empêchez l'amour qui est en vous de se manifester pleinement. Vous étouffez Dieu. Si vous vous aimiez, vous auriez naturellement de la compassion, de la tendresse pour vous-même, et cela, mes enfants, se voit dans le regard. La lumière s'allume et bientôt elle pourra jaillir, elle est reconnue, appréciée par vous et vous n'aurez qu'une envie : que chacun partage cette beauté intérieure qui devient enfin aussi extérieure. Il faut être l’exemple, pour que les autres vous voient, vous suivent, et donnent envie à leur tour.

Le regard est une fenêtre sur l'âme, si vous vous éclairez, vous éclairez votre regard, et tout le monde peut le constater. Cela bouscule beaucoup d’idées reçues, vous serez dérangeant, les regards vous fuiront pour mieux revenir car il est vital de s'aimer, aussi vital que de respirer. Vous créerez dans un premier temps des envies chez les autres, un premier déclic. Car de cette observation, consciente ou non, viendra la question « si lui y arrive, pourquoi pas moi ? »

Ensuite c'est une réaction en chaîne, vous serez de plus en plus nombreux à vous éclairer. Vous ferez une belle et grande lumière que nous pourrons voir, tant et tant, que les âmes mortes qui n'osent pas nous regarder, qui n'osent pas nous rejoindre, qui ne savent même pas qu’il y a un ciel, et que non seulement elles le méritent, mais que ce ciel est fait pour elles, se diront « mais nous aussi nous pouvons », et enfin, elles lèveront la tête, elles nous verront les appeler avec amour, et oseront enfin se restituer leur amour tant renié. Etre l'exemple, c'est initier ce mouvement, voilà pourquoi ne pas s’aimer doit vous donner envie du contraire, justement. Utilisez ne serait-ce que votre esprit de contradiction, pour y parvenir !

Alors vous comprendrez que c’est là un besoin et non une envie. Pas encore une envie, même si cela le deviendra aussi. Un besoin implique une notion d'importance, parfois d'urgence. Une envie c'est souple, léger comme une bulle de savon, comme un rire qui résonne. Le déclic se fait par le besoin, c'est la prise de conscience. Ensuite c'est l'envie de continuer, d'améliorer dans la joie et dans l'amour. L’amour ne se trouve pas dans le besoin. Ou rarement, dirais-je même.

Pour vous aimer, acceptez l’enfant qui est en vous. Alors, vous vous trouverez, souriant(e), à l’autre bout de la lorgnette. Avant d’avoir un autre enfant, d’en faire un, aimez celui qui est en vous et qui ne peut mourir. Car souvent les femmes ou même les hommes confondent l'envie d'enfants avec le besoin de se trouver et de s'aimer. L'enfant devient un dérivatif à l'amour que les femmes ne veulent pas s’accorder. Je ne dis pas que se sont de « mauvaises » mères, je ne juge pas, mais je constate que c'est souvent le cas, c'est le résultat de l'incompréhension de ce qui se passe en elles. L'enfant peut aussi supplanter le mari : « je donne tout mon amour à mon enfant, sinon je suis une « mauvaise » mère ».

Mais mes enfants, si vous saviez comme la capacité à aimer est ABSOLUE, sans limites ! Sinon, d’où viendrait que nous vous aimons si intensément ? Et cela pour ne parler que des humains, car nous aimons tout ce qui est vivant avec le même amour. Il n'y a pas de degrés, pas de plus ou de moins, chacun a la même importance à nos yeux. Commencez-vous à comprendre les trésors qui sont en vous ? Mais ces trésors ne peuvent se trouver que si vous vous aimez.

Jugez les actes mais pas les hommes. Dites « je réprouve ceci ou cela » mais pas « je juge celui-ci ou celle-là », tout simplement parce que vous ne pouvez pas avoir conscience de ce qui se passe en lui ou en elle. Je vais vous dire une chose : depuis peu, Hitler est parmi nous, oui, il est au ciel. Il est au ciel pour réparer, et il revient donc sur la terre, mais pas dans un corps. Quoique quelquefois, quand il le tente, le travail à faire lui parait si monstrueux qu’il fait mourir son corps avant même de naitre, ou juste après la naissance. Il n’y a pas à le plaindre, car s’il fait cela, c’est qu’il y a des millions de personnes qui sont mortes par lui et qui sont plus à plaindre. Mais il y a lieu de comprendre que si on ne tente pas de réparer, au moins, rien ne sera jamais réparé, surtout quand ce qu’il faut réparer est important. Nous réprouvons les actes d’Hitler, bien sûr, mais pas l’âme de l'homme. Car contrairement aux apparences, il a été le jouet des esprits de basse ascension, et sa soif d’amour s’est corrompue. Ce qu’il n’a pas eu par amour, il l’a déchiré, arraché par une violence extrême. C’est si commun, aujourd’hui, de voir, à de moindres niveaux, et à des niveaux égaux aussi, des gens qui manquent d’amour l’arracher par la violence, par la ruse, ou tout moyen déviant. Depuis votre petit chef qui n’a pas d’autorité naturelle et qui vous agresse avant même de vous expliquer les choses, pour régner par la terreur, jusqu’à des Jaruzelski, des Milosevic, des dictateurs de tous pays, jusqu’à des Hitler. Sauf qu’eux utilisent des chars et la propagande au lieu d’imprimantes ou de notes de service !

Il ne s'agit pas ici d'expliquer pourquoi et comment Hitler a fait ceci ou cela, il ne s’agit surtout pas non plus de chercher à adoucir le mal qu’il a commis, ni de faire du négationnisme, car ce qu’il a fait a réellement été fait, mais il a été poussé comme vous l’êtes vous-même quotidiennement, à votre niveau, par les esprits de basse ascension, poussé jusqu’au « sommet » de l’horreur puis jusque dans le trou. Nous n’avons pas pitié. Nous n’accréditons pas. Mais de la même façon, nous ne jugeons pas, et nous aimons tout le monde. Car tout le monde est un morceau de Dieu, et dans Hitler comme en chacun il y a un morceau de Dieu. Le drame est qu’il ne l’a pas vue, cette part-là. Alors, voyez-vous enfin le danger qu’il y a à ne pas voir sa part de lumière ? Bien sûr, vous, qui me lisez, avez peu de chances, ou plutôt de malchances, de devenir un Hitler. Donc, vous avez beaucoup plus de chances de devenir un saint. Aussi incroyable que cela paraisse !

Le seul moment où une personne peut se voir avec objectivité, c'est lorsqu'elle monte au ciel, sa conscience terrestre rejoint la conscience globale. Sa lumière s'étoffe, se développe, déploie ses ailes, et à ce moment-là seulement, elle a accès à sa vérité, et peut voir sans s’en cacher, tout ce qu’elle a fait de lumineux, et ce qu’elle a fait de noir.

Bien des changements auront lieu, mais tous seront présentés à l'amour. On reconnaît l'arbre à ses fruits, ne soyez donc pas dupes ! Et faites de beaux fruits, il n’y a pas de honte à faire de beaux fruits.

Je vous aime.

Marie

Table des messanges