Et dans dix milliards d’années ?

Vous êtes là, à regarder votre histoire au microscope, comme si vous étiez le nombril de tout ce qui existe. Ce n’est pas que je souhaiterais que vous vous aimiez moins qu’aujourd'hui, vous ne vous aimez déjà pas du tout comme il faut (vous confondez souvent amour et orgueil), mais il faudrait tout de même considérer les choses dans un ensemble, et je veux parler aussi de cet ensemble qu’est le temps. Ce qui Est, donc Dieu, existe, sur votre échelle temporelle, depuis un joli paquet de milliards d’années ! Quand, au début de ce message, je semblais un peu vous regarder de haut, c’est cela que je voulais dire. Le temps est un ensemble, qui intègre le passé, le présent, et l’avenir. Si le passé n’est, a priori, pas infini, puisqu’il a bien fallu un début, l’avenir, lui, n’a pas de raison apparente d’avoir une fin. Même si l’on considère que le soleil peut s’éteindre, la terre être détruite, cela ne signifiera nullement la fin de Tout. D’autant plus que dans l’univers, il y a une progression, et des étoiles qui naissent. Comprendre cela vous donne un aperçu de l’éternité. Et de vous, situé quelque part dans cette éternité.

Or, si vous êtes devant un futur infini, vous pouvez vous poser, par exemple, cette question, dont la réponse semble difficile à concevoir : que seront devenus les hommes dans 10 milliards d’années ?

Impossible ! Direz-vous, tout ça aura disparu, tout ce que je vois, tout ce que je pense, tout ce que je suis, ne sera plus à ce moment-là. Mais qu’est-ce qui vous empêche de seulement envisager cette idée ? Réponse : le fait que vous savez que la façon que vous avez de gérer les choses ne mène qu’à la destruction. Que vous pensez que les richesses de la terre ne peuvent que s’user. Alors que, même si vos scientifiques vous assènent le contraire, elle peut se régénérer !

Réponse encore, le fait que vous ne pensez qu’à votre historique nombril, et que, refusant l’idée de la réincarnation, vous n’avez pas conscience que votre esprit pourra très bien revivre dans cent ans, mais aussi, que ce sera encore votre esprit qui fera partie de ce qui Est, dans 10 milliards d’années !

A vous, de ce fait, d’entamer une réflexion, non pas pour vous dire que vous sur terre dans 10 milliards d’années, c’est demain, mais pour réaliser que c’est dès maintenant que cela se passe.

Je vais vous donner des éclaircissements sur le temps, sur l’échelle temporelle, qui n’est pas du tout ce que vous en percevez. Pointant une toute petite période, et ne levant pas les yeux au ciel, vous ne concevez pas l’ensemble, le grand ensemble dont je vais vous parler.

Pour que vous puissiez l’aborder, il va falloir ouvrir des portes, écraser du pied des certitudes, et vous convaincre que ce que vous savez est aussi petit, par rapport à la connaissance, que la durée d’une année en face de 10 milliards d’années. Ceci, non pour vous rabaisser, mais au contraire, pour pouvoir grandir, explorer sans a priori trompeurs.

Vous disiez que la terre était plate, jusqu’à ce que vous ne puissiez plus faire autre chose qu’admettre sa forme sphérique (enfin, à peu près sphérique, parce qu’elle est légèrement écrasée sur son axe). Vous disiez jusqu’à il y a quelques jours que rien ne pouvait dépasser la vitesse de la lumière, et que Einstein, roi des scientifiques, l’avait prouvé. Mais maintenant, vous ne pouvez qu’admettre qu’il existe des neutrinos, qui vont plus vite que la lumière.

Dès lors, puisque votre science moderne est contredite par votre science encore plus moderne elle-même, et ce, malgré les « preuves », il faut vous rendre compte que vos connaissances peuvent être totalement chamboulées.

Par exemple, il vous est arrivé de penser qu’il n’y avait rien de plus petit que les atomes. Mais ce qui est infini vers le grand est aussi infini vers le petit, c’est-à-dire que ce qui compose les atomes est composé, lui-même, d’encore plus petits éléments. Et que ce qui est immense, par exemple, le système solaire, est dans quelque chose d’encore plus grand, l’univers, mais que l’univers est, lui aussi, dans quelque chose de plus grand, et ainsi de suite, à l’infini.

Mais alors, me direz-vous, si Dieu a créé cette exponentielle merveille dans les deux sens, si donc, le plus petit n’existe pas, et le plus grand non plus, où allons-nous ? Et à quoi cela sert-il ?

Eh bien, comme tout ce que fait Dieu conduit à l’Amour, et à s’unir, nous allons, et vous allez avec nous, à l’union de ces deux extrêmes qui n’existent pas, selon la logique que l’on a à ce point de la réflexion. Observez ce qui est. Les atomes sont décrits comme des sphères. Les planètes, comme des sphères aussi. Avez-vous remarqué, du coup, comme Dieu aime les sphères ? La sphère est partout, c’est une goutte d’eau dans la mer, qui elle-même est sur la planète bleue, sphère parmi les sphères. Et l’univers est une sphère, qui grandit d’une façon exponentielle. L’Amour est une sphère.

Mais, direz-vous encore, comment cela peut-il être une sphère, si on va, d’un côté, vers le petit, et de l’autre, vers le grand ? Peut-on symboliser cela autrement que par une droite, dont nous serions le point de référence central, avec, sur notre droite, par exemple, du positif, pour le grand/avenir du côté du grand, et du négatif, sur notre gauche, du côté du petit/passé ?

Voyons plus loin. Et à la fois, voyons plus près. Assemblez des atomes, ils ressemblent à des planètes dans le ciel. Assemblez des planètes dans le ciel, elles ressemblent à des atomes. Oui, il y a des univers dans les atomes, il y a la vie, infiniment petite, dans un atome, mais infiniment grande, dans l’amour que chaque vie porte en elle. Un jour, quand vous ne vous laisserez plus arrêter par vos propres chiffres, la vérité vous sautera aux yeux, comme hier, la forme de la terre, et aujourd’hui la vitesse des neutrinos, et vous aurez enfin percé le grand mystère de l’Amour ! Vous comprendrez que suivre l’infiniment petit, en descendant dans les strates des atomes, mène à ce que veut Dieu : l’union. C’est-à-dire que vous trouverez, dans votre chemin vers l’infiniment petit, le trait d’union vers l’infiniment grand. Heureusement que je ne suis pas incarné, dans une conférence au CNRS, pour vous le dire aujourd’hui, car on me rirait au nez, mais c’est là la vérité : le plus profond du plus petit rejoint le plus immense du plus grand ! C’est une sphère. Dans un atome, vous avez des mondes et des galaxies. Comme vous avez des atomes dans les galaxies.

Et tout cela n’est possible à comprendre que lorsque vous acceptez l’idée que la matière n’est que l’objet de l’Amour, qui la manipule à loisir. Et que faisant partie de l’Amour, vous êtes aussi bien dans un atome que dans un univers. Et qu’il y a un univers au-delà de vous, qui contient le vôtre, dans lequel vous êtes encore plus petit qu’un atome. Mais que votre Amour y est immense, et dépasse l’univers qui vous contient. Et que c’est non seulement une essence dimensionnelle, et temporelle, que vous avez, mais d’abord, avant tout, une essence spirituelle. Qui prime sur tout le reste. Qui dirige tout le reste. Qui est le Dieu de tout ce qui Est.

Alors ? Tout cela ne vous donne-t-il pas envie, à la fois, de voir plus grand, mais aussi plus petit ? De regarder vers l’ensemble, vers l’union ? C’est en ouvrant les yeux de cette façon qu’on peut se rendre compte qu’on a en soi, et autour de soi, une infinité, un univers d’AMOUR.

Gabriel

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Plus vite !

Victoire ! Vous avez donc vu que les neutrinos vont plus vite que la lumière. Ainsi avez-vous atteint le parachèvement de votre savoir ! Rien ne va plus vite que les neutrinos. Euh, quoique… Les scientifiques en viendront-ils enfin à toucher du doigt la sagesse, en cessant d’affirmer des choses aussi stupides que le fait que la terre était soi-disant et définitivement plate ? Ils feront bien d’atteindre ce sens de la mesure, car ils se rendront compte que « quelque chose » va beaucoup plus vite que la lumière : l’Amour. Car personne, bien étrangement, ne s’est penché sur l’idée de mesurer la vitesse de l’amour ! Mais si l’on ouvre les yeux et si donc, l’on considère que la transmission de mouvement à un objet par la pensée est une chose qui a pu être scientifiquement observée, on se dit que l’amour étant véhiculé par la pensée, on a là une possibilité de tracer la pensée, de la chronométrer, et donc, de mesurer la vitesse de déplacement de l’amour. Et si l’on en vient à cela, on touche au domaine de la transmission de pensée, qui est éprouvée par chacun, sans se rendre compte de ce qui se passe réellement, et que pourtant, la science n’arrive pas à prouver totalement, ni à expérimenter. Ce refus de voir l’évidence, encore et toujours, c’est comme si un savant venait dans votre cuisine, devant des caméras de télévision, pour vous affirmer, diplômes à l’appui, que les œufs en neige n’existent pas. Tout en mangeant une meringue…

Pour en revenir à l’expérience, si on mesurait la vitesse de transmission de l’amour, d’une personne qui se trouverait au Pôle Nord, pour une autre qui serait au Pôle Sud, on constaterait que l’amour aurait touché son but bien avant la lumière. Et, en poussant l’expérience plus loin, on se rendrait compte d’une chose qui paraît improbable : quelque chose va encore plus vite que l’Amour. Et c’est l’Amour ! Car l’Amour se nourrit de l’Amour pour être en croissance exponentielle et infinie. Si vous avez bien suivi ce que je vous ai précédemment expliqué sur l’infiniment petit qui rejoint l’infiniment grand, vous comprendrez que l’Amour est bâti de la même façon, son initiation rejoint sa finalité pour obtenir l’éternel. C’est pourquoi, bien souvent, lorsque vous vous rendez compte que vous aimez une personne, vous souhaitez le lui dire, mais, si elle vous aime aussi, dans son regard, vous pouvez lire qu’elle le savait avant que vous le sachiez vous-même. Dans ce cas, l’Amour est allé plus vite que l’Amour !

Gabriel

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