Dieu a-t-il un Dieu ?

Je me suis souvent posé la question de savoir d'où venait Dieu, et je me demandais si lui-même avait un Dieu, puisque nous ne concevons pas aisément le monde sans lui. Cela revient à la bête question de savoir qui, de la poule et de l'œuf, a été le premier. Pourtant, si Dieu nous a créés, alors, qui a créé Dieu ?

Question longtemps, longtemps, sans réponse, mais aujourd’hui, Marie nous donne l’explication :

Au début était le Néant. La toute première page de l’histoire, et donc de l’histoire de Dieu et de ce qui est, a, comme on peut le comprendre aisément, débuté avec un miracle : Dieu s’est créé lui-même. Né du néant, Dieu était, et est toujours et éternellement, amour pensant. Mais cet amour qui naissait ne pouvait se tourner que vers lui-même, et ne pouvait s’enrichir, s’agrandir, sans devenir du narcissisme. Avoir accompli ce miracle d’être ce qui EST dans ce qui n’est PAS, être amour, et voir cet exploit se galvauder pour tourner tristement et simplement à l’amour-propre, voilà qui n’était pas digne de l’intérêt de Dieu.

Si son amour devait n’être pas tourné vers lui-même, Dieu devait créer un autre lui-même, pour tourner son amour vers ce dernier, et donner deux dimensions, puis d’autres, à cet amour. Il se scinda donc en deux, mais vit en cet instant qu’il n’aimait toujours que lui-même, puisque l’autre était aussi lui, en tous points absolument égal, pensant comme lui, aimant comme lui. Cet agrandissement-là ne satisfit pas non plus Dieu, car il était limité à reproduire infiniment un être qui n’était que lui. Dieu n’avait nul souhait de tourner en rond autour d’une copie de lui-même.

Il mit donc des différences dans l’autre être, avec des façons de penser différentes, laissant se créer au hasard des détails dissemblables, comme vous joueriez au jeu des sept erreurs. Il vit alors qu’aimer celui qui était autre était beaucoup plus facile et passionnant, puisqu'il fallait le découvrir, et s’enrichir de ses différences, ce qui stimulait la curiosité, et l’envie d’être avec cet autre être aimant. Il s’agissait d’une envie irrésistible, et comme l’amour, c’est l’irrésistible envie d’être avec l’autre, Dieu aima irrésistiblement cet autre-là, qui pouvait aussi créer d’autres êtres d’amour, à l’infini. La différence de l’autre faisait grandir l’amour de Dieu, agissant comme un catalyseur, un multiplicateur infini. Dieu était donc Un, ensemble, et nombreux à la fois. L’univers qu’il a créé ensuite ne pouvait être conçu sur un autre mode de fonctionnement, et c’est pourquoi vous pouvez voir cela arriver dans votre monde, par exemple en observant au microscope la formidable multiplication des cellules dans l’ovule, pour que naissent vos bébés. Cependant, sur la terre, cette multiplication, avec le temps, décroît, pour que le corps de ce qui vit puisse exister en grand nombre. En effet, si les cellules de votre bébé se multipliaient indéfiniment comme celles de Dieu, le bébé aurait un jour la taille de la terre et ne s'arrêterait pas là.

Dieu, en quelque sorte, est un immense et éternel bébé, et un adulte en même temps, car il n’a pas de limite, lui, puisqu’il n’est pas cette matière que vous connaissez sur terre, et que la place qu’il occupe peut s’agrandir indéfiniment. C’est pourquoi Dieu a créé aussi ce qui vit sur terre, à partir d’autres parties différentes de lui-même, et il est allé jusqu’aux végétaux, jusqu’aux animaux, dont vous ne connaissez pas même aujourd’hui toutes les espèces. Il a créé des êtres qui ont besoin de manger pour que vous compreniez que vous avez besoin, pour que grandisse l’amour, de vous nourrir de l’autre, et vous avez rapidement compris une partie de cela, puisque vous vous refusez maintenant, dans vos comportements sociétaux, à manger l’homme. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit, a priori, d’une espèce supérieure, et qu’il faut donc protéger. L’homme, espèce supérieure ? Cela n’est pas prouvé, à part, en apparence, par le fait que l’expansion humaine peut créer un monde compliqué, mais si compliqué qu’il s’y perd lui-même, et qu’il n’est pas assez mature pour assumer et contrôler sa propre notion et fabrication du progrès.

Tout ce qui est, est une partie de Dieu. Sur la terre, vous devez physiquement vous nourrir, et Dieu a créé ce monde pour que vous puissiez le faire, il n’y a donc pas plus de raison à être végétarien qu’à ne manger que de la viande. Mais s’il vous a apporté ce besoin de vous nourrir physiquement, c’est pour que vous compreniez qu’il y a bien plus important : il est encore meilleur et plus profitable de se nourrir spirituellement de l’autre, et cela passe inévitablement par sa différence.

Dieu a créé les végétaux pour qu’ils se réincarnent en végétaux, les animaux en animaux, les hommes en hommes, parce qu’il est des éléments de lui qu’il « donne » à manger, mais d’autres non. Ainsi, la structure d’amour des végétaux est différente de celle des animaux, et de celle des hommes, et chacun est aussi important pour Dieu.

Dieu n’a pas fait l’homme à son image, Dieu a fait ce qui EST à son image, c'est-à-dire multiple, infiniment nombreux, car Dieu n’a pas d’apparence en vérité, autre que celle de la lumière, que vous avez tous dans le cœur, bandits ou héros, rose ou hérisson, aigle ou humain, et qui s’appelle amour.

Dieu a fait des plantes qui fleurissent, non seulement parce que c’est joli, mais aussi et surtout pour que vous compreniez que lorsque la fleur fane et revient au printemps, on peut revivre même si l’on paraît mort, ou disparu. Et si ce n’est pas la même fleur qui surgit de terre, c’est une graine, qui porte la même fleur, avec un feuillage et des pétales à peine différents. C'est une autre fleur, mais elle est là pour que vous compreniez que c'est la même.

Chez l’humain, la souche de l’âme est bien là, et revient sur terre, jusqu’à ce qu’elle estime qu’elle peut rester vers Dieu. Elle revient dans un corps différent, mais elle est là, et chaque âme est unique et irremplaçable, aimée de Dieu, de toute sa lumière. Et comme Dieu se multiplie à l’infini, Les humains sont de plus en plus nombreux. Il ne s’agit pas seulement d’un phénomène biologique ou mathématique, mais bien aussi de l'expansion de Dieu.

La religion et la politique vous séparent pour mieux régner, et ce avec des absurdités. Par exemple, quelle est donc cette idée que tous les hommes ayant vécu seraient ressuscités sur la terre après le jugement dernier ? Outre l’impossibilité du nombre, quel paradis imagineriez-vous avec des hommes de Cro-Magnon dans votre Ferrari ?

Pour vous faire croire à des mensonges tout aussi gros, on vous pousse à la peur de l’autre, et vous vous laissez faire, parce que la façon de vous faire peur passe par toutes les formes de la violence, et la violence est fascinante, elle vous pétrifie comme le cerf, la nuit, dans la lumière de vos phares.

Mais, sans vos différences, il n’y aurait rien à découvrir !

Imaginez que votre voisin de palier ait strictement le même visage que vous, qu’il pense tout à fait comme vous, et d’une façon synchronisée, qu’il ait un intérieur absolument identique au vôtre dans son appartement, la même voiture, les mêmes vêtements, et qu’il agisse comme vous en tout points, tout à fait naturellement. Qu’il soit impossible de le surprendre ou d’être surpris par lui. Imaginez que votre voisin du dessus, lui aussi, soit conforme à ce modèle, imaginez un monde rempli de millions d’êtres identiques à vous, et vous hausserez les épaules. Tous en même temps, d’ailleurs, ce qui ne manquerait pas de drôlerie.

Dans ce monde-là, il n’y aurait pas deux sexes, il n’y aurait pas d’acte d’amour procréateur comme celui que vous connaissez. Il n’y aurait pas de différence, et Dieu, celui qui est en chacun de vous, celui qui s’est divisé pour donner et prendre l’amour, n’aurait avancé à rien.

Rien ne sert d’avoir peur de l’autre, il faut voir la part de Dieu qui est en chacun des autres, et magnifier la sienne propre, pour qu’elle se voie de loin, et qu’on échange cet amour avec vous.

Dieu a créé la terre pour que vous veniez le rejoindre, car toute cette diversité, ayant son libre arbitre, a souvent peur de se mêler avec la lumière originelle, parce qu'elle ne s’en estime pas digne. Puisque Dieu est amour et donc ne juge pas, seul vous-même pouvez vous en sentir digne, en vous jugeant vous-même, mais seulement lorsque vous serez dans un état de conscience objectif, c'est-à-dire en dehors de votre corps, en rejoignant le ciel.

Avant de naître, vous vous donnez des missions, parce que vous vous en savez capable, et vous savez qu’en les réussissant, vous aurez gagné, à vos propres yeux, l’estime qui vous manque pour rejoindre Dieu, et partager, et amplifier la lumière avec lui. Cela n’est possible qu’en passant par la terre, sans laquelle il n’y a pas de difficulté, et donc pas de mérite à vous élever spirituellement. Point n’est besoin cependant d’ajouter des difficultés, de chercher ce qui fait souffrir pour être méritant, de faire des pèlerinages, de s’agenouiller... Le destin que vous avez écrit pour vous avant de descendre dans votre corps est déjà bien assez compliqué, c’est un défi à vous-même, que vous ne pouvez relever que si vous n’alourdissez pas inutilement la tâche.

Dieu est un infini être d’amour, et vous en faites partie. Au même titre que les fleurs et les animaux, que les pierres et les rivières. Et vous croyez que votre supériorité donne le droit à certains de vous armer suffisamment pour détruire cela ? Car en détruisant les autres hommes, qu’on vous présente comme l’ennemi, au lieu de vous en faire découvrir les extraordinaires richesses, ils détruiraient aussi tout le reste. En ont-ils le droit, et avez-vous le droit de laisser ces hommes vous faire croire à cela comme à une chose naturelle ?

Assurément, non.

Vous avez devant vous la plus inimaginable source d’amour qui soit. Elle se trouve dans votre cœur.

Dieu est né dans le néant. Peut-on être de ceux qui voudraient faire gagner le néant ?

Marie

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Imane : Donc, le père a un frère jumeaux ?? Vu qu'il y a un autre Père, en replique parfaite.

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Non, ce n'est pas une réplique, ni un jumeau, il a créé cet autre avec des différences, pour que l'amour puisse grandir bien plus fort. Et cet autre, c'est, si le pere est un homme, la femme. cet autres, c'est ce qu'on appelle le saint esprit, mais qu'on peut, bien plus justement, appeler la femme du ciel, la femme du Père, c'est-à-dire : Marie. celle qui te répond en ce moment.

Ensuite, à deux, ils ont créé un fils, qui contenait l'un et l'autre à la fois, comme des parents sur terre. de là est née la trinité. Marie

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