Dieu a fait ce qui est à son image

Vous dites « Dieu a fait l’homme à son image » parce que vous ne pouvez vous résoudre à ce qu’il en soit autrement. Dieu, au tout début, a été, comme cela a été dit ici, le verbe, c'est-à-dire le son, c'est-à-dire un grand éclat de rire. La seconde manifestation de Dieu a été le parfum. D'autres ont suivi, mais celle de ce qui vous est visible a été bien plus tardive. Et il est d'autres mondes que vous ne verrez pas car votre âme n'est pas encore assez ouverte, et qui sont tout près de vous, sous d'autres vibrations. Il est illogique de dire que Dieu a fait l’homme à son image, parce que l’homme, au début, ce n’était pas ce que vous connaissez maintenant, cet être « supérieurement pensant », habillé en costume-cravate ou en robe du soir. L’homme, c’est aussi plusieurs races, pour que la différence soit, et vous donne la possibilité d’aimer au-delà de vous. Qui dit plusieurs races dit plusieurs images, il faut donc que Dieu soit multiple, selon cette philosophie. Il l’est, mais il est aussi TOUT. Il a créé ce qui est, à son image, dans son immense ensemble, et jusque dans sa plus petite particularité. Les étoiles, les planètes, les bactéries, les atomes et ce qui est encore plus petit, et ce qui est encore plus grand. Il faut voir plus loin pour comprendre. L’image que prend Dieu est une et est milliards. Ne le reconnaissez-vous pas dans ces bancs de poissons, dans ces vols d’oiseaux, qui sont des centaines, des milliers, et qui forment, ensemble, sous l’eau et dans les airs, des danses, des formes cohérentes merveilleuses ? Ils sont des milliers et ils ont chacun une identité propre, comme vous. Pour se protéger, ils forment des unions dont vous devriez vous inspirer, car vos réunions à vous n’ont pas la beauté de ces bancs de poissons. Lorsque vous êtes ensemble, vous êtes agglutinés en été, sur des plages entourées de béton et de goudron, loin de constituer un groupe spirituel, et vous êtes donc inesthétique pour l’âme. Lorsque vous formez des groupes aux mouvements synchronisés, c’est en vous vêtant d’uniformes, pour faire la guerre ou seulement les petits soldats, les défilés, et vous avez besoin de ces uniformes pour justifier et accepter ce mouvement, mettant ainsi de côté la richesse de votre individualité dont pourtant vous vous réclamez si fort.

Vous pourriez, si vous le vouliez, retrouver autrement, de temps en temps, le sens inné de l’ensemble, dont vous produisez parfois un ersatz en faisant la ola dans les stades de football. Mais dans ce cas, vous êtes réunis pour une confrontation entre deux équipes, qui sert à alimenter les orgueils, et non pour une relation réelle, sans faux semblant, sans prétexte, sans compétition, sans masque.

Vous y parvenez presque parfois, par exemple dans les chants de gospel, parce que vous revenez à l’origine, au verbe, au son, et que vos racines spirituelles, de ce fait, vibrent. Vous revenez au départ de la création, alors, vos mouvements de foule sont des mouvements de l'âme, car le gospel ressemble au rire, il transporte le rire originel, en exprimant l’espoir, et l’amour.

Jésus

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Si Dieu a fait l’homme à son image, cela englobe tous les êtres humains, féminins et masculins. Sinon, d’où « diable » viendrait la femme ? Vous n’en êtes heureusement plus au temps où vous disiez qu’elle était le démon. En cela, on peut affirmer sans se tromper que vous avez fait un pas de géant dans votre évolution. Bravo ! En effet, quand on vous a dit que Dieu avait fait l’homme à son image, vous en avez d’abord déduit, en ne vous attachant qu’au premier degré du sens de cette phrase, que seul l’homme était à son image. Avec les temps, et la réflexion qu’il fallait, vous en êtes venus à élargir votre horizon de pensée, et à comprendre avec raison que cette phrase concernait aussi bien les hommes que les femmes.

Donc, Dieu a fait l’homme à son image, et la femme aussi. Mais cela veut dire qu’il y a une incohérence dans le propos. Dieu ne peut pas être un homme et une femme en même temps, ou alors, tout le monde serait hermaphrodite.

Cela veut dire que cette si célèbre petite phrase ne se limite pas à ce que vous y voyez, lorsqu’on vous empêche de penser et d’expérimenter. Cela veut dire que Dieu n’est pas limité, pas plus par la matière, l’idée, la création, que par les mots.

Donc, si vous continuez à élargir votre horizon de pensée (vous le pouvez puisque vous êtes part de Dieu, et donc aussi illimité que lui), qu’en déduisez-vous ? Que si cette phrase n’est pas limitée à l’homme, elle ne l’est pas non plus à la femme. Oui, on peut dire, par exemple : le chef cuisinier a fait son gâteau avec du chocolat. Mais il n’est dit nulle part dans la recette qu’il n’a utilisé que cet ingrédient, qui, d’ailleurs, ne permet pas de faire, seul, un véritable gâteau.

Dans « Dieu a fait l’homme à son image », il n’y a pas le mot « seul », qui voudrait dire « Dieu a fait l’homme à sa seule image ». Et pour cause, car, alors, la femme ne serait rien par rapport à l’homme. Or, Messieurs, vous savez comme vous avez besoin des femmes. Ne serait-ce que pour vous faire naître ! Et en passant, vous aussi, Mesdames, vous savez comme vous avez besoin des hommes, pour la même raison.

Vous voyez que Dieu, donc, ne s’est pas limité en créant ce qui EST. Oui, il vous faut encore, tout évolué que vous êtes aujourd’hui, agrandir votre horizon de pensée. Et si vous le faites à quatre-vingt-dix degrés, vous verrez que Dieu a créé TOUT ce qui EST à son image. Vous comprendrez que tout ce qui EST est interactif. Vous avez besoin des végétaux et des animaux pour vivre, ce qui n’est pas forcément vrai dans le sens contraire, à première vue. Mais pourtant, c’est vrai, votre part d’amour est indispensable à la nature pour qu’elle existe. Je dis bien votre part d’amour, évidemment pas ce que vous faites et qui est contre la nature.

Vous avez besoin du soleil, pour vivre, vous avez besoin du bleu du ciel pour vous sentir bien, et le ciel a besoin de vous savoir sur la terre. Vous avez besoin de la terre pour être, elle a besoin de vous parce qu’en venant porter l’amour là où elle en manque, vous justifiez son existence. La terre n’a pas vos bras et vos mains pour la travailler. Et vous seul pouvez le faire comme il faut. Je ne dis pas que vous le faites toujours comme il faut, loin s’en faut, mais c’est méritoire de remercier la terre de vous donner asile en la piochant pour y faire pousser une fleur, qui, elle aussi, est part de ce qui EST, et qui a besoin de la terre et de vous pour s’épanouir, comme vous avez besoin de fleurs pour dire des mots d’amour.

Bon, me direz-vous, voilà, j’ai fait ma B.A., j’ai ouvert mon horizon, j’ai grandi spirituellement en acceptant que Dieu soit en moi et dans tout ce qui EST, en comprenant qu’il a fait ce qui EST à son image. Et que donc, il peut être devant mes yeux à chaque instant, pour peu que j’ouvre les yeux.

Oui, répondrai-je, vous avez avancé. Et c’est bien. Cependant, il vous reste à comprendre l’incompréhensible. C'est-à-dire l’infini de Dieu ! Comment ? En voyant qu’au-delà de la terre, il y a les étoiles, l’espace, les galaxies.

Mais là encore, vous serez limités par vos possibilités d’observation. Alors, pour vous donner la clé, pour que, vraiment, vous élargissiez à tout jamais votre horizon, il faut que je vous rappelle que l’infiniment grand rejoint l’infiniment petit. Au bout de l’insondable très grand, vous trouvez l’insondable très petit.

Et vous croirez avoir fait le tour, cette fois ?

Si vous répondez oui, j’ai peur que vous ne m’ayez pas tout à fait suivie…

Qu’importe, le mystère est femme, et heureusement, il vous en restera toujours à découvrir. Mais j’espère que ce que je vous ai dit là vous permettra de descendre du piédestal en carton que vous vous laissez mettre sous les pieds, et que vous pourrez prendre conscience de la part d’amour immense que vous êtes, au milieu d’autres parts d’amour immenses et minuscules tout en même temps. J’espère que cela vous aidera à vous aimer enfin pour ce que vous êtes vraiment.

Marie

Table des messanges