Chercheurs en intelligence naturelle-29 septembre 2008

Beaucoup d’entre vous ont fait déjà un test de Quotient Intellectuel. Et ceux qui en sont sortis avec un chiffre peu flatteur en perdent du même coup tout un pan d’estime de soi.

Vous qui tenez tant à votre libre arbitre et qui ne savez pourtant pas vivre en liberté, je vous le demande, est-il sur terre un goût universel, et existe-t-il une intelligence universelle ?

Le goût universel : lorsque vous parcourez un livre qui classe pour vous les qualités des millésimes pour les vins, pourquoi ne fuyez-vous pas ce qu’on réussit à vous imposer comme ce qu’il faut boire ? La nature est une part de Dieu, et elle vous aime, et vous connaît si bien, qu’elle fait, pour le vin, des années où il sera fruité, ou corsé, ou au contraire moelleux, parce que vous avez tous des préférences différentes, et parce que Dieu aime et crée la différence. Il crée donc, en conséquence, ce que vous prenez de la nature, pour que vous découvriez et aimiez vos différences, pour que vous connaissiez et respectiez celles des autres. Si l’on vous présente le millésime 2005 comme extraordinaire, parmi vous, il s’en trouvera qui préféreront le 2003.

Lorsque vous lisez une critique de cinéma, si elle est négative, vous fuirez dans la moutonnade une œuvre qui aurait pourtant pu être à votre goût, sans compter que l’appréciation dépend aussi de l’humeur : vous pourrez, un jour de mauvaise humeur ou de tristesse, appeler « navet » un film qu’un jour de bonne humeur, vous auriez trouvé distrayant, ou même tout à fait agréable. De même, et elles ne sont pas rares, des critiques très favorables sur des films américains hyper violents vous pousseront à aller les voir, et à prendre votre dose de violence, à accepter l’un de ces films comme une œuvre majeure, alors qu’elle n’apporte pas grand-chose, à part des dollars à des gens qui ne savent plus qu’en faire. S’il faut tuer le temps avec la mitrailleuse de Rambo, pourquoi ne pas plutôt employer ce temps à construire, à partager, à édifier, à aimer ?

Le goût universel n’existe pas. Pas plus que l’intelligence universelle. Faites un test de QI, et vous voilà irrémédiablement condamné(e) à un chiffre immuable, qu’il soit « bon » ou « mauvais ». Mais quid d’une baisse de moral le jour du test ? Et d’un résultat médiocre à cause de cela ? Vous voilà catalogué, et si votre chiffre est bas, disais-je tout à l’heure, c’est l’occasion parfaite pour vous mésestimer. Ces tests montrent, si vous les réussissez, que vous savez comment manipuler des formes géométriques, de nombres… etc. Et vous pouvez avoir, à ce petit jeu-là, une forme d’intelligence remarquable ou, au contraire, pauvre. Mais cela n’a rien à voir avec l’intelligence qu’il faut avoir dans la vie. Mettons que vous ayez un diplôme d’ingénieur en électronique. Que les caractéristiques de votre diplôme semblent s’« emboîter » parfaitement avec les critères d’un employeur qui vous recrute. L’intelligence des formes et des chiffres vous dit que vous pouvez foncer, prendre ce poste qu’on vous propose. Mais si cet employeur et vous n’avez aucun atome crochu, si, pire, vous devenez rapidement contraires, n’aurez-vous pas à regretter d’avoir suivi l’équation qui semblait pourtant si claire, de l’avis général, et selon la logique et le goût universels ? L’intelligence n’est-elle pas d’avoir la lumineuse idée d’analyser votre ressenti, de vous fier à votre intuition, et de savoir ce qui est bon pour vous, de ne pas vous laisser prendre au jeu des rectangles et des triangles ?

Si vous avez un tout petit QI, ne vous désaimez pas pour autant, car l’intelligence est lumineuse, et la lumière c’est l’amour. Pensez avec votre lumière, pensez avec votre amour, vous ferez des étincelles, bien plus que vous le croyez. D’ingénieur en électronique, devenez chercheur en intelligence naturelle. Il n’existe pas de formation pour cela, hormis celle de la vie. Ayez confiance en votre immense capacité à réfléchir, ne laissez pas les autres vous classer dans les médiocres avec une logique apparemment implacable, et montrez-leur, montrez-vous que vous êtes plus qu’une lueur d’intelligence.

Ce n’est pas parce qu’on est assez « intelligent » pour créer la bombe atomique, ou pour gouverner un pays, qu’on l’est un tant soit peu pour l’humanité.

En revanche, si chacun d’entre vous, membre de l’humanité, se prend à comprendre sa propre intelligence naturelle, et s’en sert pour aller vers autrui et vers soi, l’humanité toute ensemble sera plus intelligente, et elle comprendra que ce ne sont finalement pas les circuits imprimés qui sont les meilleurs signes d’intelligence, ne serait-ce que parce qu’ils vous mènent à désapprendre la vie, les rapports humains vrais, en les remplaçant par du virtuel, tellement plus facile à affronter. La machine ne ressent rien. En face d’une machine, ou d’un test de QI, vous ne ressentez rien non plus. Vous ne faites que suivre un schéma.

Qui peut avoir la preuve réelle d’une quelconque forme d’intelligence en ne ressentant rien ? Les rochers, les fleuves peut-être. Quoiqu’il n’est pas dit que le Père n’a mis aucun ressenti dans ces matières-là.

Qui, en ayant détruit la terre, parce qu’il aura eu le QI nécessaire pour construire des circuits imprimés et des bombes, pourra avoir une vision globale et objective de sa propre intelligence ? Pas les humains, puisqu’ils se seront alors détruits avec la terre. Il restera donc quelques rochers, oui, seulement quelques rochers dans les astres, pour contempler l’étendue du désastre.

Il est temps d’être intelligents, vous avez tous cela en vous, et le premier signe de l’intelligence est la lumière qui est là, dans votre âme, et que nul ne peut vous retirer, mais qu’on peut vous cacher, lorsque, incarné, vous vous laissez dicter ce qui est bon pour vous, sans chercher à le découvrir d’abord.

Jésus

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