Ceux qui parlent tout seuls-16 novembre 2010

Étant dans le métro parisien, j’entendais derrière moi une femme qui s’énervait, discutant âprement avec quelqu’un, et, en me retournant, je me suis aperçu que ce n’était qu’un monologue. Aujourd’hui, avec le téléphone portable et l’oreillette, ce n’est plus si frappant de voir ces gens qui parlent tout seuls, mais quand il n’y a pas de téléphone portable, et qu'on assiste à cela, on est toujours frappé par ce comportement. Je me suis demandé si moi, parlant avec les anges, je ne donnais pas cette impression de folie, et Marie m’a dit que bien sûr, c’était le cas auprès des gens qui ne savaient et ne croyaient pas, mais qu’il y avait une différence considérable entre une personne qui « parle toute seule » et moi, et qui était que je savais à qui je parlais, et ce qui se passait exactement dans ces dialogues, intérieurs ou extérieurs, comme ceux que j’ai avec elle par exemple. Je lui ai demandé de m’expliquer ce qui se passait dans la tête de ceux qui parlent tout seuls.

Luc

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Ceux qui parlent tous seuls sont en réalité en train de parler à des esprits de basse ascension (EBA), qui, profitant de leur fragilité et de leur déséquilibre qui se manifestent par un cœur à vif, ont trouvé un moyen qui les amuse beaucoup, de rendre leurs victimes chèvres. Et cela sans se fatiguer. Ils placent un miroir devant et derrière l’âme de la personne (un miroir immatériel, est-il besoin de le dire), miroir noir qui ne reflète que les lumières sombres, c'est-à-dire la part de tristesse, de souci, de l’individu. Parfois, c’est même tout un réseau de miroirs qui empêche tout à fait de sortir de la détresse, et fait qu’on se cogne contre les parois de soi-même, comme une mouche dans une lampe tempête allumée. C’est dans ce cas-là que les gens tournent en rond autour de leurs soucis, et ne s’en débarrassent pas, et ne peuvent pas s’en éloigner, et cela donne ces phénomènes regrettables. Et c’est d’autant plus facile pour l’EBA qu’une fois les miroirs posés, il n’a même plus à intervenir.

Vous êtes souvent placés entre deux miroirs. C’est très fréquent, chez beaucoup de gens. Mais un événement dans la vie arrive alors, qui fait que vous pouvez en sortir. Votre foi en vous est aussi déterminante dans ce cas, et l’amour de vos proches aussi. Mais il faut beaucoup vous aimer pour ne pas vous y laisser prendre, et ne pas vous y complaire. Ceux qui se laissent prendre au total réseau de miroirs sont plus rares, et c’est pourquoi vous regardez de travers ceux qui sont tombés dans le piège, parce que vous vous dites, inconsciemment, « Comment, il n’a pas trouvé le moyen de trouver une issue, celui-là ? »

Pourtant, vous êtes, je le répète, bien souvent plus ou moins dedans vous aussi. Une suite d’événements difficiles fait tomber dans le réseau de miroirs noirs. Et le fait de beaucoup écouter les EBA.

Vous pouvez créer un choc, et une porte de sortie. Il faut briser le ou les miroirs. Cela passe par écouter la personne qui parle, et par un ou des mots très forts, violents même, frapper les miroirs là où il faut, les uns après les autres. Ce ne sont pas sept ans de malheur qui vous arriveront si vous cassez ces miroirs-là. Mais plutôt, des années de bonheur, à condition de ne pas retourner dans ce cercle néfaste.

Les EBA arrivent à poser des miroirs noirs tout autour de vous si vous vous laissez aller à ne pas penser par vous-même, si vous laissez autrui vous dominer, si vous n’apprenez pas à vous aimer assez pour faire de la vraie lumière. La vraie lumière casse aussi les miroirs noirs, et éblouit les EBA.

Si, dans votre enfance, et plus tard, vous avez tendance à parler à un ami imaginaire, à rentrer dans votre bulle, mais sans savoir communiquer avec votre ange gardien, alors, il y a risque qu’un EBA se fasse passer pour cet ami, et pose ces miroirs noirs. A vous de ne pas vous regarder dedans trop longtemps. On reconnaît aisément ces miroirs-là : ce sont ceux qui vous font tourner en rond dans vos idées noires, et vous confinent dans un cercle fermé, et vous laissent de moins en moins d’issues. Jusqu'à pouvoir ne plus vous en laisser aucune, parfois.

Marie

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