« C’était plus fort que moi »-22 novembre 2010

Lorsque je vous parle d’EBA (esprits de basse ascension), de leur influence sur vous, vous n’y croyez pas ? C’est bien normal. C’est parce que vous détestez l’idée d’être manipulé. Et, aussi, que vous aimez tellement (ou êtes tellement habitué à) culpabiliser, que vous ne supportez pas de penser que vous pouvez ne pas être totalement responsable de vos actes sombres, tristes ou manqués.

Du fait de cet adage erroné, posé comme une institution, qui dit : « mes souffrances sont plus belles que les vôtres », et qui, donc, vous laisse désemparé si vous ne souffrez pas, puisque c’était grâce à vos souffrances que vous aviez, à vos yeux, de l’intérêt auprès d’autrui, vous ne concevez pas que vos souffrances si « valorisantes » ne soient pas votre totale propriété, votre signature. Si les EBA existent, alors, vous voilà dépossédé de ce qui garantissait votre importance.

Et lorsqu’on vous parle d’une vie après la vie, d’esprits, d’âmes enfin, qui sont de l’autre côté et vous parlent, vous transmettent leur émotions, leurs souhaits, leurs poids parfois, vous vous dites « C’est ça, j’en parlerai à mon cheval ! »

Alors, je vais jouer le rôle du cheval, et nous allons parler un peu, vous et moi. Plus justement, je vais hennir et vous allez comprendre. Je vais vous parler de ces petites choses que vous vivez si souvent, et dont vous ne regardez que les apparences, pour ne pas avoir à aller chercher en profondeur, et enfin saisir ce qui se passe vraiment.

Quand vous agissez en dehors de vos habitudes, quand vous faites quelque chose que les autres trouvent décalé par rapport à ce qu’ils connaissent de vous, vous vous sentez obligé de vous justifier en disant « C’était plus fort que moi ! » Tout simplement parce que ça l’était effectivement. C’est comme un lapsus. Et c’est révélateur.

Si vous dites « C'était plus fort que moi », cela veut dire que « quelque chose » a été plus fort que vous. Que donc, ce quelque chose est en dehors de vous. Il y a dualité, deux personnages en vous, Non, il n’y en a qu’un, et il y a l’influence d’un esprit. Si ce que vous avez fait vous amène à des conséquences funestes, ce qui était plus fort que vous était un EBA. Et vous le dites alors en manière d’excuse. « C’était plus fort que moi, il a fallu que je me laisse avoir. »

Par qui ? Seulement par la personne réelle en face de vous, ou par « autre chose » qui vous a influencé, pour que vous ajoutiez un nouveau trophée empaillé sur le tableau de chasse de vos souffrances ?

Si c’est dans le bon sens que vous avez agi, alors, vous le dites triomphalement, comme une conclusion qui vous fait, au final, vous apprécier vous-même pour ce que vous avez accompli. « C’était plus fort que moi, je suis allé dire son fait à ce type qui hurlait à tort et à travers. » C'est-à-dire que vous avez osé faire ce qui était juste.

Alors, me direz-vous, si un EBA m’influence, et si je n’aime pas être influencé, je peux lui dire d’aller voir ailleurs.

Certainement, et c’est conseillé !

Mais, me direz-vous aussi, si les EBA m’influencent, et si je n’aime pas ça, pourquoi aimerais-je que les anges m’influencent ?

Parce que les anges ne vous influencent pas pour vous faire faire quelque chose contre votre volonté profonde. Ils vous aident, au contraire, à voir en vous ce qui y est déjà, et qui est juste et bon, pour que vous puissiez aussi avoir envie d’agir selon ce qui est juste et bon. Mais ils ne vous y poussent pas. Ils ouvrent seulement la fenêtre sur ce qui est là, plein d’amour, en vous, et qui ne cherche pas une médaille de souffrance, juste à être de l’amour. A vous de regarder ou non par la fenêtre. En toute liberté.

Et quand vous avez bien agi, quand ça a été « plus fort que vous », ce qui a été plus fort, c’est votre part d’Amour.

Marie

Table des messanges