C'est ça l'amour-2 avril 2011

L’amour, ça marche comme ça :

C’est une bulle énorme d’amour. A partir d’elle, naissent des petites bulles, des milliards de petites bulles qui puisent en elle un peu d’amour pour être ce qu’elles sont. Leur joie et leur travail est de grandir, grandir. Pour cela, elles ont besoin d’être rattachée à la bulle première, ou dans ses environs immédiats. Autant, pour naître, elles prennent dans la bulle originale, autant, pour grandir, elles ne puisent plus, elles créent elles-mêmes leur amour grandissant, bien à elles. Leur idéal est de devenir aussi grandes que la première bulle, et parfois, elles y arrivent presque.

Quand une bulle est arrivée à la taille qu’elle visait, alors, elle a terminé son cycle, et elle réintègre la bulle primitive, elle s’y confond, s’y mélange. Et la bulle primitive devient encore plus grande, parce que la nouvelle bulle a ajouté son amour.

Ensuite, la petite bulle qui s’est confondue avec la première, et qui y est retournée, renaît encore. Toute petite. Et cherche à devenir encore plus grande que la dernière fois.

La bulle énorme est en constante croissance, infinie, et exponentielle, et pendant que des milliers de petites bulles lui prennent d’elle pour être, oui, elles la rapetissent un tout petit peu. Mais sa croissance est autant de milliers de fois plus importante que la décroissance occasionnée par le don d’amour de toutes ces créations, lesquelles représentent, du fait que la croissance est exponentielle, de moins en moins de « perte » d’amour pour la bulle originelle.

Mais cette perte, ce manque, existe, et quand vous êtes petite bulle, et que vous grandissez, vous êtes un manque pour la bulle première, qui n’aura de cesse de vous retrouver, une irrésistible envie que vous soyez en elle, enrichie de vos propres preuves d’amour. Celles qui en sont aussi pour vous. Et vous aussi, vous êtes en manque de la bulle première, et c’est aussi pour cela que votre âme fait tout pour que vous soyez tout près d’elle. Mais la petite bulle est dans une gangue, qui n’est pas facile à dépasser, à transpercer, à faire gonfler, et qui durcit avec le temps. Parce que tout ce qui est petite bulle, à cause de ce manque, entre autres, crée instinctivement une coque autour d’elle, une coque qui s’appelle peur, apparence, incarnation... Alors que la bulle originale n’en aura jamais. Et pour cause : c’est elle qui donne et prend, en totale liberté, encore et toujours, à l’infini, c’est elle qui est la source de l’échange sans limite.

Chaque petite bulle en cours d’expansion peut se rapprocher d’une autre bulle avec qui elle a des atomes crochus, et soit se tenir tout près d’elle, soit s’unir à elle, jusqu’à fusionner si tel est le désir commun. Ce sont les rapports humains. A deux, unis, on a la possibilité de grandir plus vite si l’on reste dans la lumière. Et parfois, à trois, à dix, à cent, on crée des unions de bulles qui, tout en gardant toutes leurs « particules », finissent par former une bulle d’amour commune.

Vous êtes le levain-lumière de cet amour-là, et bien plus encore ! Et plus la bulle est grande, plus toutes les autres bulles veulent égaler vos exploits, veulent faire comme vous. C’est pourquoi la bulle originale ne peut devenir plus petite. Elle grandira toujours, de ce qui la compose, c'est-à-dire vous et vous, et vous, et vous… ! Elle ne peut le faire sans vous, et vous ne pouvez le faire sans elle. C’est ça l’amour.

Marie

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