Bien ou mal ?

Vous est-il déjà arrivé de rougir d’un acte passé ? Au point d’en avoir honte, et d’avoir du mal à le chasser de vos souvenirs. Comme une redondance, un rappel, encore et encore, à des années de distance de l’événement, cela vous replaçant toujours en face du même sentiment de culpabilité ? Oui, n’est-ce pas ? Ce peut être cette petite phrase assassine que vous avez dite et qui a fait mal. Ce peut être cet objet, ou cet argent que vous avez volé.

Alors, ce peut être effectivement l’évocation d’un acte mauvais, qu’il vous faut réparer. Le souvenir désagréable cessant enfin à partir du moment où vous réparez, justement. Mais quand, ayant réparé, ce souvenir désagréable continue de revenir vous harceler, il y a lieu de vous poser cette question : serait-ce un esprit de basse ascension (eba), qui chercherait à me faire culpabiliser pour rien, me faire porter le poids de sa peine, de sa haine, de sa colère ? C’est l’évidence, mes amours. Car si votre âme peut vous envoyer ce genre de rappel, comme une sonnerie qui tourne et retourne, pour que vous vous éleviez en réparant ce qui doit l’être, elle n’a aucune raison de laisser la sonnerie continuer à sonner. Ce n’est donc pas votre âme qui cherche à vous faire bien agir, mais un eba, qui va profiter d’un vos actes marquants (bon ou mauvais) pour vous tourner autour, vous déstabiliser, fracturer votre pensée, et vous faire croire à des torts que vous n’avez pas. Pour que vous vous remettiez en question sur un point dont il y a fort à parier qu’il ne soit en rien mauvais.

Prenons un exemple que j’ai pu observer Vous êtes un(e) jeune adolescent(e). Un jour, votre père vous annonce la mort d’un de ses meilleurs amis. Du tac au tac, en apprenant la nouvelle, vous lui dites : « ça fera un con de moins ! »

Quelle aberration vous a poussé à dire une chose pareille ? Etes-vous un être méchant, amputé du cœur ? Voilà une phrase, qui, des années plus tard, peut vous revenir en pleine figure, régulièrement, répétitivement, si vous n’avez pas gardé en mémoire les circonstances qui vous ont poussé(e) à vous conduire si mal. En effet, si vous vous rappelez que quelque temps avant cette scène apparemment regrettable, votre père, qui ne jure que par la musique classique, a commenté la mort toute récente de votre chanteur préféré en disant « ça fera un con de moins ! », vous comprenez que votre phrase n’était qu’un boomerang. Que votre père méritait de recevoir, non seulement pour le mauvais exemple qu’il a donné, non seulement pour le manque de considération pour la vie, mais surtout parce qu’il a donné là un signe de mépris total pour ce que vous aimez, pour ce à quoi vous aspirez, donc, pour ce que vous êtes. Et cela va plus loin qu’un simple mépris, c’est une phrase destructrice et déstructurante de ce qui est.

Votre âme a ouvert devant vous tout un fleuve d’audace, et de simplicité, en vous faisant ressortir ce qui vous avait fait mal, et en le rendant, sous forme de mots, à celui à qui ils appartiennent, car très clairement, ces mots, ces pensées, ne vous ont jamais appartenu.

Vous risquez bien sûr une claque en retour pour avoir dit une telle horreur, et vous croirez alors que vous êtes coupable, une vie durant, si vous ne savez pas faire la différence entre ce qui est vraiment mauvais et ce qui est vraiment bon. Ce qui est vraiment bon est ce qui aime. Ce qui est vraiment mal est ce qui s’y oppose sans raison.

Encore faut-il avoir tous les tenants et les aboutissants. On les oublie très vite, surtout au sortir de l’enfance ; c’est une des raisons qui font qu’il est illusoire de vouloir juger aussi bien un enfant qu’un adulte, puisqu’on n’a pas tous les éléments pour le faire, et que même si on pouvait les avoir, on ne s’y intéresse que peu, voire pas du tout.

Vous pouvez comprendre, une fois que vous avez tout en main, pourquoi vous avez agi de telle ou telle façon, et pourquoi, finalement, ce que vous pensiez mauvais était peut-être bon, car votre acte, ici, aura eu valeur éducative vis-à-vis de votre père. Qu’il en tienne compte ou non.

Autre exemple : Vous volez quelqu’un. Oui, il est bon de vous en repentir et de réparer, sauf si votre victime a volé la première, et/ou si elle a donné l’exemple du vol. Il est bon que la personne qui érige le vol en exemple voie que ceux sur qui elle a un ascendant suivent cet exemple. Que celui qui vole le voleur sache ou non, au moment où il le fait, qu’il accomplit une œuvre éducative, il suit son âme. Qui se moque bien du profit. Mais qui veut que chaque acte et ses conséquences soient bien visibles. Pour que celui qui commet l’erreur ait une chance de s’en apercevoir. Bien souvent, des personnes volent parce que leurs aînés leur ont donné l’exemple, même d’une manière différente de la leur. Le fait de copier cet acte erroné est un appel, un signal d’alarme, pour que celui qui est à l’origine du vol réalise le mal fondé de son acte et ce qu’il engendre. Un parent qui apaiserait son enfant voleur en lui disant : « tu vois, ce que j’ai fait est mal, et je m’en rends compte parce que tu fais la même chose. Et je ne l’ai jamais souhaité pour toi. » aurait toute chance de guérir son descendant de cette fluxion qu’est le vol. Parce qu’il parlerait d’amour à son enfant, constaterait son erreur, et prouverait son amour, en voulant éviter à son enfant d’avoir un jour de telles erreurs à se reprocher et les réparations qui, immanquablement, vont avec. Car ce n’est pas tant l’acte de voler qui est mauvais, c’est celui d’omettre de chercher la cause, celui de ne pas guérir l’origine du mal. Sans cela, le mal se transmet de génération en génération. Tous les moyens sont alors bons, y compris voler à son tour, pour créer le clash, et, c’est à espérer, la prise de conscience de celui qui est à l’origine du problème. Laisser la situation en suspens est un mal, parce que cela induit qu’à la manière d’un virus, on transmet les gènes du problème à ses descendants, même si on est parvenu à ne pas succomber à l’envie de vol qu’on a héritée de son ascendant. A l’inverse, vous pouvez croire faire le bien alors que vous faites le mal. Par exemple, lorsque vous gâtez votre enfant avec de l’argent, des cadeaux à tout bout de champ, des habits de luxe, des jeux électroniques… Car vous lui apprenez à ne manquer de rien. Mais s’il vient à manquer, comment le ressentira-t-il ? La chute sera terrible, bien plus que pour une personne, qui, enfant, aura été aguerrie au désir non comblé de suite. Offrez-lui de beaux habits, de marque, et vous lui donnez peur de se salir, et par extension, peur de trop de choses, de se baigner, de sortir, de courir dans la campagne avec d’autres petits… Et de tout ce qui risque de l’exposer. Vous lui donnerez envie de se rebeller, plus tard, et, ado, de sortir de ce sentier trop facile en goûtant des drogues, de l’alcool, tout ce qui pourra lui donner l’occasion de vous faire un pied-de-nez, à vous, dont il voudra forcément se démarquer pour être lui-même, et il jugera donc mal vos cadeaux. Il vous les jettera parfois même à la face, au sens propre ou au figuré. Avec les consoles de jeux, ce cocon où vous le laissez s’enfermer « pour lui faire plaisir », à jouer avec des jeux virtuels dans son coin, à ne plus échanger avec vous, à se demander à quoi peut bien servir de vivre, finalement, à part se lever le matin et se coucher le soir. Otez-lui ses capacités d’exploration extérieure en le parquant dans celles, intérieures, que donnent la télévision, les ordinateurs, les jeux électroniques. Inventions des EBA (esprits de basse ascension), qui vous séduisent avec ces objets afin de faire en sorte que chacun soit séparé de l’autre, engoncé dans un monde qui n’existe même pas, où, le plus souvent, il s’agit de faire une guerre sanguinolente. Ces jeux, dont les victoires n’apportent rien de réel, une fois l’appareil éteint. Et ne laissent plus que l’envie, par lassitude, de recommencer une énième inutile partie, alors qu’à côté, tout près, il y a des êtres à aimer, des êtres qui aiment, et on s’en moque. C’est cela, aller contre l’amour, vous savez ? C’est cela, que les EBA font à merveille : diviser pour mieux régner. Et vous croyez encore être libre ?

Donnez-lui, à votre petit(e), une panoplie d’enfant trop bien élevé, et vous lui donnez en réalité envie de regarder les autres enfants de haut, et d’en bas ceux qui seraient plus riches que lui.

Vous croyez bien faire en le comblant de cadeaux à Noël, mais vous agissez mal, parce que le seul vrai cadeau qui reste toujours, c’est l’amour, et l’amour n’a pas besoin de chocolats, de lampes clignotantes, de jouets en plastique, pour exister et grandir. Il se moque qu’on lui dicte ce qu’il doit acheter et dans quelle période le faire, tout cela pour faire fonctionner un système qui vous rend tous esclaves de la consommation, du marketing, et qui fait que vous êtes pressurisés à tous les niveaux, angoissés de manquer. Alors que vous débordez d’objets inutiles, qui sont la réponse des marchands du temple pour compenser votre manque d’amour. Une bien piètre réponse en vérité, puisqu’il vous faut acheter de nouvelles armoires quand vous avez rempli les vôtres sans bien souvent les ouvrir, et puisqu’il vous faut des vide-greniers pour vous débarrasser de ce après quoi vous avez tellement couru, mais qui n’a pas de sens parce que vous ne l’utilisez pas. Voyez cet étalage. Cet amoncellement. Cet énorme tas n’est pas assez grand ? Que vous faut-il pour que vous compreniez que tout cela n’est pas grave, mais que ce qui ne va pas, c’est que vous prenez toutes ces futilités pour des choses primordiales. Que cela, et le fait de ratiociner trois sous avec ces affaires, avec les magasins, les habits, la moutonnade des soldes… occupe plus votre esprit que l’amour que vous devez prendre et donner. Œuvre pour laquelle chacun d’entre vous est venu sur terre, et pour laquelle vous êtes tous en grand déficit. Et vous en souffrez. Et vous vous précipitez vers ce qui brille, croyant que c’est ce qui fera de vous une personne enfin comblée. Mais c’est évidemment un leurre, je ne vous apprends rien ! Si ?

Pour en revenir à vos enfants, savez-vous que selon une récente étude, tout à fait officielle, la majorité des adolescents masculins préfèrent jouer à un jeu électronique, plutôt que faire l’amour ?

Alors, ces jeux, est-ce vraiment le bien ? Préférer le faux, avec des bagarres, du sang, à une vraie union sensuelle et aimante, est-ce avoir reçu la bonne éducation ? Est-ce faire ce qui va dans le sens de l’amour, ou dans son contraire ? Est-ce bien, ou est-ce mal ?

Non, je ne veux pas vous faire culpabiliser, je veux vous donner une chance d’ouvrir les yeux, pour voir ce qui est juste sous votre nez. Et de changer tout cela, pour donner enfin tout son sens à votre venue sur terre. Et pour que chacun, à votre contact, en profite et prenne exemple. Pour que tous, vous sachiez enfin, avec certitude, et avec les bons outils de réflexion, si vous êtes en train de faire le bien ou le mal.

Marie

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